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Le pari économique gagnant des bébés pandas au ZooParc de Beauval



Le pari économique gagnant des bébés pandas au ZooParc de Beauval

Tout a été organisé ce mardi 2 août pour accueillir quelque 15.000 visiteurs au zoo de Beauval, venus célébrer un évènement bien particulier: l’anniversaire des jumelles pandas, Yuandudu et Huanlili. Pour l’occasion, le parc a convié les visiteurs à observer les deux bébés pandas déguster leur gâteau glacé d’anniversaire, composé de bambou et de pomme. Une mise en scène qui a réjoui les plus fanatiques, présents devant les portes du parc dès 7 heures du matin, soit une heure avant l’ouverture du zoo. « J’ai rencontré une femme qui s’était fait tatouer les bébés pandas sur les mollets », sourit Rodolphe Delord, directeur du parc zoologique. « On est venu spécialement. On a quand même réussi à voir les jumelles à travers les appareils photo des gens. C’est magnifique. Ça vaut le déplacement », a raconté à l’AFP une visiteuse.

Un atelier maquillage et un stand photo ont par ailleurs été installés pour fêter les un an des pandas. Et pour les plus chanceux, cinq tickets d’or ont été disséminés dans les plans papiers distribués à l’entrée du parc, offrant la possibilité aux gagnants de découvrir les coulisses du zoo.

Boom de visiteurs depuis l’arrivée des pandas à Beauval

L’année dernière, à la même date, tous les yeux étaient rivés sur ces deux naissances dont les parents originaires de Chine avaient été accueillis en 2012 sur le territoire français. Un investissement à l’époque de 5 millions d’euros qui paie. « Lorsque nous avons récupéré deux pandas en 2012, le nombre de visiteurs annuel a explosé, passant de 600.000 à un million l’année suivante », commente Rodolphe Delord. Un succès qui s’explique principalement par l’engouement des Français et étrangers autour de ces bêtes sauvages, symbole des animaux en voie de disparition. « En plus de sensibiliser la population sur cette problématique, les gains que nous rapportent cette fascination nous permettent de financer l’élevage d’autres espèces protégées », ajoute Rodolphe Delord. Depuis 2012, le zoo assure ainsi avoir investi 15 millions d’euros dans divers projets et agrandi ses équipes de 200 salariés à 1.300 aujourd’hui.

Une stratégie payante

C’était l’un des rêves de Françoise Delord, la fondatrice du parc de Beauval: accueillir des pandas dans son zoo; 10 ans après l’arrivée des animaux au velours noir et blanc, le pari semble non seulement relevé mais aussi particulièrement lucratif. Car ces animaux fascinent et attirent toujours plus de clientèles, au point d’atteindre les deux millions de visiteurs en 2022. Un engouement qui a ainsi poussé le parc à ouvrir une boutique spécialement dédiée aux pandas. « Une grande partie de notre chiffre d’affaires est réalisée grâce à la vente de produits dérivés de pandas », nous souffle Rodolphe Delord, sans préciser le montant exact. À noter que le parc a réalisé un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2021, avec moins de huit mois d’ouverture en raison de la crise sanitaire.

Un succès qui permet ainsi au parc de réaliser des bénéfices alors que le zoo doit régler tous les ans 750.000 euros à la Chine, propriétaire des pandas. Sans compter l’entretien des animaux effectués par 10 salariés ou encore l’alimentation qui peut grimper aux alentours des 80.000 euros de bambous par an.

Mais ces belles années devraient prochainement prendre fin. En effet, le ZooParc de Beauval est contraint de se séparer des jumelles dans trois ans pour les rendre au gouvernement chinois. Mais le directeur de l’établissement entend bien négocier avec les propriétaires pour allonger son partenariat « de 10 ans ». Rodolphe Delord assure être actuellement en discussion avec la Chine. 





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