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L’Assemblée nationale rejette les comptes 2021, nouveau revers pour la majorité


Il s’agit d’une étape habituellement banale de la validation des comptes publics, mais elle a pris une autre tournure en l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Les députés ont rejeté, mercredi 3 août, le projet de loi de règlement du budget 2021 par 173 voix contre 167, grâce à une coalition des oppositions.

Le gouvernement comptait sur un dernier aval des députés lors de cette lecture définitive, après le rejet du texte au Sénat, où la droite a épinglé la situation « très dégradée des comptes publics », avec un déficit à 6,4 % du PIB en 2021. Le rejet par l’Assemblée nationale oblige le gouvernement à redéposer un projet de loi de règlement en conseil des ministres.

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Ce projet de loi est un texte « technique qui revient sur l’année budgétaire écoulée et ne vise qu’à prendre acte de son exécution ». Son rejet « n’entraîne pas de conséquences sur la programmation budgétaire de l’année 2023 ni sur la capacité de l’Etat à honorer ses engagements budgétaires au titre de l’année 2022 », a relativisé le ministère des comptes publics.

Différentes critiques des oppositions

Dans l’hémicycle, le ministre de l’industrie, Roland Lescure, a défendu une année 2021 de « reprise » grâce à une « croissance de 6,8 % » du PIB, avec un « effort de relance exceptionnelle » et de « protection ». Le gouvernement a loué la situation favorable de l’emploi et un « taux de chômage des jeunes historiquement bas ».

Le rapporteur général du budget, Jean-René Cazeneuve, a encore décrit une année 2021 « hors norme » pour les comptes publics en raison du Covid-19, avec le financement de l’activité partielle.

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Cela n’aura toutefois pas convaincu les oppositions, qui ont critiqué de concert un projet de loi présenté avec « retard », en s’y opposant pour des raisons différentes. Les Républicains ont répété, par la voix de Patrick Hetzel, que « la cote d’alerte sur les finances publiques est dépassée depuis bien longtemps ».

A l’extrême droite, le député Bryan Masson (Rassemblement national) a accusé la majorité macroniste « d’errances économiques », entre « impôts sur les classes moyennes et populaires » et « inflation qui flambe ».

A gauche, le socialiste Philippe Brun a dénoncé la « méthode Coué » du gouvernement, jugeant insuffisants les « 42 milliards d’euros décaissés » en 2021 pour le plan de relance du gouvernement, d’un montant total de 100 milliards d’euros.

L’« insoumis » David Guiraud a, lui, « reconnu que l’épisode de Covid force à une certaine indulgence ». « Les plus riches contribuent de moins en moins au budget de l’Etat », a-t-il ajouté, tandis que l’écologiste Christine Arrighi pointait « l’inaction » climatique de l’exécutif.

Le Monde avec AFP



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