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Les Nuits des étoiles : où et comment les observer ?


Les Nuits des étoiles : où et comment les observer ?
La 32ᵉ édition des Nuits des étoiles, organisée du vendredi 5 au dimanche 7 août, a pour thème, cette année, l’exploration spatiale, en partenariat avec l’Agence spatiale européenne. SPACE RITUAL (FLICKR)

C’est l’un des rendez-vous astronomiques de l’année. Après des restrictions durant deux ans en raison de l’épidémie de Covid-19, la 32e édition des Nuits des étoiles fête son grand retour, avec près de cinq cents manifestations organisées dans toute la France. L’occasion pour le grand public d’observer, notamment, durant trois nuits – du vendredi 5 au dimanche 7 août – quatre planètes et une pluie d’étoiles filantes.

Créées en 1991 sur un modèle inspiré de la Fête de la musique, les Nuits des étoiles ont pour thème en 2022 l’exploration spatiale, en partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA). Un spectacle céleste bien visible cette année grâce à « une baisse de la pollution lumineuse », a annoncé jeudi l’Association française d’astronomie (AFA), organisatrice de l’événement.

Planètes et Perséides : que pourra-t-on observer dans le ciel ?

Là où il fera beau, le public pourra admirer la Voie lactée et le début de la pluie d’étoiles filantes des Perséides. Il s’agit là d’un essaim de météores, visible dans l’atmosphère terrestre et constitué de débris de la comète Swift-Tuttle. Ce nom curieux trouve son origine dans le fait que son radiant se situe au sein de la constellation de Persée, rappelle le média Futura Sciences.

Observable le week-end, cette pluie d’étoiles filantes a un pic qui se situe chaque année autour du 12 août. « A cette période, on devrait pouvoir observer jusqu’à cent étoiles filantes par heure, mais en voir dix c’est déjà bien », relativise auprès du Monde Clément Plantureux, coorganisateur de l’événement et journaliste scientifique.

Quatre planètes feront également leur apparition. Une fois couchée, la Lune laissera apparaître « Saturne en début de soirée, puis Jupiter à partir de 23 heures ou minuit, Mars se lèvera vers 1 heure et Vénus vers 5 h 3 », détaille-t-il.

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Les lumières des villes seront-elles gênantes ?

« Les quatre planètes pourront être observées en ville, même en plein cœur de Paris ! », affirme M. Plantureux. Ce ne sera toutefois pas le cas avec les étoiles filantes, invisibles à l’œil nu en raison de la pollution lumineuse. Il faudra, pour ce faire, sortir des zones urbaines.

Le spectacle s’annonce riche, notamment parce que le ciel nocturne « a gagné en visibilité depuis une dizaine d’années », s’est félicité, lors d’une conférence de presse, Olivier Las Vergnas, le président de l’AFA. « On a enfin des choses encourageantes à dire sur la protection du ciel », qui dispose pour la première fois d’une mesure de la pollution lumineuse sur le territoire français.

Ces mesures, réalisées par la société d’expertise du parc d’éclairage public DarkSkyLab et publiées par la revue Ciel & Espace, montrent une amélioration de la situation de 2014 à 2021. Et cela « grâce à une politique d’extinction de l’éclairage public conduite dans 27 % des communes de plus de cent habitants », dans le but de préserver les écosystèmes, a souligné Alain Cirou, directeur de la rédaction du magazine. A l’image de parcs naturels comme les Cévennes ou le Pic du Midi, qui ont obtenu le label de Réserve internationale de ciel étoilé, là où près de deux mille étoiles sont visibles à l’œil nu.

A-t-on besoin de matériel en particulier ?

« Quasiment tout pourra être observé à l’œil nu ! Un instrument d’astronomie n’est pas nécessaire pour la Lune et les planètes du système solaire, et ne sert strictement à rien pour regarder les étoiles filantes. Pour autant, les cratères et mers lunaires [des plaines grandes et sombres de la Lune] sont des spectacles magnifiques que l’on peut regarder avec des jumelles, un télescope ou de petites lunettes astronomiques, résume Clément Plantureux. Elles peuvent aussi être utilisées pour détailler les anneaux de Saturne ou les satellites galiléens de Jupiter. Quant à Vénus, qui est recouverte d’une épaisse couche de gaz, ces lunettes serviront juste à regarder ses différentes phases, soit un croissant ou une Vénus pleine, ce qui est rare. »

Quelles applications utiliser ?

Certaines applications mobiles s’avèrent très pratiques pour identifier les étoiles, en proposant une carte des constellations. C’est notamment le cas de Stellarium, qui permet une expérience immersive en trois dimensions. Une offre que propose également StarWalk, au fonctionnement quasiment identique. Dans les deux cas, il suffit de bouger son téléphone autour de soi pour découvrir le ciel, ses étoiles, les constellations et les planètes.

Des événements dans toute la France

Avec quelque cinq cents manifestations animées par des équipes d’astronomes bénévoles à travers toute la France, M. Plantureux souligne « une très forte mobilisation cette année ». Ces événements se tiendront essentiellement durant les nuits de vendredi à dimanche, puis s’étaleront jusqu’à la fin du mois d’août. Avec ou sans instrument d’observation astronomique, ils seront tous gratuits et accessibles à tout public.

Durant le week-end, de nombreuses mairies, associations, offices de tourisme, clubs d’astronomie et planétariums participent à cette initiative pour réunir tous les curieux et passionnés lors d’une veillée étoilée. Les lieux de rendez-vous des événements organisés dans les départements peuvent être identifiés en se référant à cette carte établie par l’AFA.

Le Monde (avec AFP)



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