fbpx

désireuses de s’exiler, ces élites urbaines chinoises piégées par Pékin


Une rue de Shanghaï, le 11 juillet. STRINGER/Anadolu Agency via AFP

TÉMOIGNAGES – Le verrouillage des frontières et la politique du «zéro Covid», décrétée par le président Xi Jinping à rebours du reste de la planète, ont renforcé le sentiment d’enfermement de la classe moyenne urbaine.

Correspondant en Asie

Natalie (1) a songé pour la première fois à l’exil en voyant la mise au pas implacable des manifestations à Hongkong, en 2019, qui a plombé l’horizon démocratique de la Chine sous la main de fer de Xi Jinping. Le confinement sans merci de Shanghaï, au printemps, a fini de convaincre cette Pékinoise de 35 ans de franchir le pas. «Cela m’a confirmé que je prenais la bonne décision de partir. La vie est devenue étouffante en Chine, sous le “zéro Covid”», explique cette employée d’une entreprise étrangère.

La jeune femme prépare méthodiquement son plan d’évasion pour 2023, en candidatant à des universités à l’étranger, mais elle va devoir montrer patte blanche. La poursuite d’études est l’un des rares motifs acceptés pour quitter le territoire chinois, mais sous condition. Natalie doit également surmonter un ultime obstacle: renouveler son passeport qui expire l’an prochain. Une gageure, alors que le ministère des Affaires étrangères ne délivre plus de passeport à ses citoyens…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 80% à découvrir.

La liberté n’a pas de frontière, comme votre curiosité.

Continuez à lire votre article pour 0,99€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Lire la suite
www.lefigaro.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.