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Les laboratoires menacent de se mettre en grève dès le 14 novembre



Les laboratoires menacent de se mettre en grève dès le 14 novembre

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale multiplie ses détracteurs. Alors que le gouvernement entend imposer une économie de 250 millions d’euros aux laboratoires dont les bénéfices ont fortement progressé en raison des tests réalisés pendant la crise sanitaire, le directeur de l’Assurance maladie recevra lundi les représentants des laboratoires d’analyse médicale qui s’y opposent vivement. 

Les biologistes attendent de leur entretien avec le directeur de l’Assurance maladie, Thomas Fatôme, « une proposition écrite et chiffrée » qui ne franchisse pas la « ligne rouge », à savoir un « coup de rabot » de 250 millions d’euros pour la seule année 2023, a expliqué vendredi à l’AFP le président de l’Alliance pour la biologie médicale (ABM), Alain Le Meur. Ils refusent également une baisse pérenne de la tarification des actes et réclament une visibilité sur le budget 2024 et 2025, a-t-il ajouté. S’ils n’obtiennent pas gain de cause, ils prévoient un mouvement de grève à compter du 14 novembre.

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Des marges passées de 18 à 26%

Le 27 octobre, les laboratoires avaient déjà suspendu la transmission de résultats de leurs tests de dépistage RT-PCR (tests Covid) au fichier national SI-DEP, rendant plus difficile le suivi de l’évolution de l’épidémie. Cette fronde avait suscité l’ire du gouvernement, qui a dénoncé un boycott « inadmissible ». Les biologistes ont repris la transmission des résultats des tests le 2 novembre, afin de montrer un « signe d’ouverture », selon le président de l’ABM, qui regroupe les syndicats et les principaux groupes de laboratoires.

Le ministre du Budget Gabriel Attal soulignait la semaine dernière que les laboratoires avaient réalisé d’importants bénéfices grâce aux tests Covid payés par la Sécurité sociale, lors des deux dernières années, avec des marges qui sont passées de « 18% à 26% ». Pour Alain Le Meur, ces bénéfices affichés par le gouvernement ne prennent « pas en compte les investissements faits et les charges de notre dette ». « Si la baisse de tarif de nos actes était pérenne, on diviserait par six nos résultats », a-t-il assuré.

(Avec AFP)



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