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Le retour du masque jugé «nécessaire» par l’Académie de médecine face la triple épidémie de Covid, bronchiolite et grippe


Les médecins appellent également à «un rappel énergique des recommandations vaccinales». Kzenon / stock.adobe.com

L’institution de la rue Bonaparte craint les co-infections qui pourraient peser sur les services hospitaliers.

Va-t-on assister au grand retour des masques chirurgicaux et FFP-2 ? C’est ce que souhaiterait l’Académie nationale de médecine, qui estime que «le masque redevient nécessaire» à l’approche de l’hiver. La conjonction de trois phénomènes justifie cette recommandation appuyée de la société savante : «la huitième vaguede Covid-19 (qui) semble se stabiliser à un niveau élevé», «la perspective d’une épidémie de grippe saisonnière précoce» ainsi que «la bronchiolitechez les enfants de moins de 2 ans (qui) est passée en phase épidémique sur l’ensemble du territoire».

L’Académie de médecine surveille de très près cette triple épidémie de virus respiratoires qui s’abat sur le territoire français. Les contaminations au Covid-19 se poursuivent, malgré un ralentissement significatif. Ce samedi, le site Covid Tracker recense 19.802 cas positifs au Covid-19 et 66 admissions en soins critiques. Les infections de jeunes enfants à la bronchiolite mettent en difficulté les services pédiatriques, forçant le gouvernement à dégainer de nouvelles mesures en soutien à l’hôpital public évaluées à 400 millions d’euros.

Le retour des virus respiratoires de la grippe et de la bronchiolite intervient après plusieurs hivers où ils ne circulaient plus ou très peu. «Au cours de la saison 2020-2021, aucune circulation active des virus grippaux n’a été observée, la stricte application des gestes barrière, notamment le port du masque et le lavage des mains, ayant entraîné une diminution spectaculaire de l’incidence des infections grippales, des gastro-entérites et des bronchiolites», rappelle l’Académie.

L’Académie de médecine redoute particulièrement les «co-infections» qui ont des effets dévastateurs sur la santé et augmentent les hospitalisations. «Cette possibilité de double infection, exposant les personnes vulnérables aux formes les plus sévères et les services hospitaliers au risque de saturation, doit être prise en considération pour la saison 2022-2023», écrit l’institution dans un communiqué. Comment ? En portant le masque, mais aussi en renouant avec autres gestes barrières qui ont été «délaissés depuis la fin de l’état d’urgence sanitaire le 31 juillet 2022», juge l’Académie. Les médecins appellent également à «un rappel énergique des recommandations vaccinales». Ils proposent de coupler les doses de rappel contre le Covid-19 et la vaccination contre la grippe.



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