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sur quelles lignes d’Île-de-France les conditions de transport sont-elles les plus dégradées ?


FOCUS – Depuis la rentrée de septembre, la galère des usagers des transports franciliens est patente. Certaines lignes sont particulièrement concernées.

Depuis la rentrée de septembre, nombreux sont les usagers des transports en commun franciliens à déplorer une dégradation de leurs conditions de voyage. Temps d’attente plus élevés, métros ou bus bondés… Le développement du télétravail est loin d’avoir mis fin aux galères des voyageurs en Ile-de-France. Mais en fonction des lignes empruntées, les usagers ne sont pas tous logés à la même enseigne. Le Figaro fait le point.

Dans le métro

Sur le métro, «la fréquentation remonte : suivant les jours nous sommes entre 88 et 90% de taux de fréquentation», indique-t-on à la RATP. Fin septembre 2022, deux lignes avaient d’ores et déjà retrouvé leur niveau de fréquentation de 2019, selon les données d’Ile-de-France Mobilités (IDFM) : la ligne 11 (97%) et la ligne 14 (99%). L’autorité organisatrice des transports franciliens précise que ces niveaux sont surestimés : sur la ligne 11, «l’interruption des circulations entre Châtelet et Hôtel de Ville» en 2019 joue, et sur la ligne 14, le «prolongement à Mairie de Saint-Ouen» en 2022 perturbe les relevés.

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Derrière, dans le classement des lignes les plus fréquentées, on retrouve la ligne 8 (87%), les lignes 7 et 12 (86%), la ligne 10 (85%), les lignes 1, 6 et 9 (83%) et les ligne 3 et 5 (82%). Les autres lignes comptent quant à elles toujours 20% de voyageurs en moins par rapport à 2019.

Des niveaux de fréquentation à mettre en regard avec l’offre de transport. D’une part, l’offre commandée par IDFM à la RATP reste à 98% de son niveau pré-Covid. S’il y a quelques jours encore, IDFM assumait cette offre allégée – «Le nombre de voyageurs n’est pas revenu à 100% sur toutes les lignes, et nous faisons attention à notre budget», nous indiquait-on -, la patronne de la région, Valérie Pécresse, a finalement appelé lundi dans Le Parisien à un retour à 100% de l’offre d’avant-Covid sur le métro. Aujourd’hui, seules quatre lignes ont retrouvé une offre commandée de 100%, selon la RATP : la 7, la 9, la 13 et la 14. Les lignes qui ont le plus perdu en fréquence de métros commandée, au contraire, sont la 11, la 12 et la 3bis.

Dans la réalité, l’offre de métros, commandée et financée par Île-de-France Mobilités, est loin d’être respectée. «La RATP a été dans l’incapacité de produire le service demandé, c’est ça la réalité», a tancé Valérie Pécresse dans Le Parisien lundi. Les chiffres lui donnent raison. Aux heures de pointe, le taux de régularité des métros ne s’affichait qu’à 93,3% en moyenne en septembre – contre 96,5% commandés -, selon les derniers chiffres d’IDFM. Les plus mauvais élèves sont la ligne 6 (84,3%), la ligne 4 (86,5%) et la ligne 13 (87,3%). À l’inverse, la ligne 14 et la 1, automatisées, fonctionnent sans accroc.

Sur le RER et dans les trains de banlieue

La fréquentation est moindre sur le RER et les trains de banlieue, les Transilien. Sur ces lignes, «on a retrouvé entre 80 et 85% de la fréquentation de 2019», indique-t-on du côté de SNCF Voyageurs. Avec là aussi des écarts conséquents selon les lignes. Fin septembre, le RER C enregistrait ainsi plus de voyageurs qu’aux prémices du Covid, mais ce taux serait surestimé, selon IDFM : «En 2019, plusieurs gares étaient en travaux, par ailleurs le nombre de valideurs a augmenté entre 2019 et 2022, ce qui conduit à augmenter artificiellement le taux de fréquentation de 2022 de 15 à 20 points», explique-t-on.

Fin septembre, les autres lignes de RER plafonnaient, quant à elles, à 90% de leur niveau pré-Covid. Sur les lignes Transilien, la J et la P sont celles sur lesquelles la fréquentation est la plus proche d’un retour à la normale (respectivement 95% et 93% de fréquentation).

En septembre, ce sont les usagers des lignes B et D qui ont le plus attendu sur les quais du RER. La ponctualité a plafonné à 82,5% sur la première, et à 83,8% sur la deuxième, toujours selon les données d’IDFM. Sur le réseau Transilien, les lignes P, L et R étaient les moins ponctuelles, derrière la H et la K.

Encore faut-il que les trains arrivent. Car le manque de conducteurs entraîne des suppressions de trains sur certaines lignes. La plus touchée étant la ligne C du RER, sur laquelle, début septembre, 19 trains par jour ont été supprimés. Si, début octobre, 6 trains ont été ajoutés, il manque toujours 13 trains par jour par rapport à la normale. Des suppressions ont aussi touché ces dernières semaines les lignes J et L.

Dans le bus et les tramways

Sur le bus et le tramway, les données ligne par ligne de fréquentation ou encore de ponctualité sont parcellaires. Sur les lignes de bus opérées par la RATP, «25%» du service contractuel commandé par IDFM n’est pas réalisé, a répété Valérie Pécresse au Parisien lundi.

Sur le tramway, 98% de l’offre commandée était réalisée à fin septembre 2022, selon les données d’IDFM. Quant à la ponctualité, les chiffres des lignes exploitées par la SNCF montrent une ligne T4 plus souvent en retard (88,3% de ponctualité à fin septembre) que la ligne T11 (97%).



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