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Transports franciliens: la Défenseure des droits saisie



Transports franciliens: la Défenseure des droits saisie

L’opposition de gauche à Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, saisit la Défenseure des droits sur la situation des transports publics, qui s’est dégradée depuis plusieurs mois en raison d’une pénurie de personnels. « Cette situation est le résultat de plusieurs décisions prises par Ile-de-France Mobilités (IDFM, l’autorité régulatrice des transports) et à sa tête Valérie Pécresse », affirment les groupes insoumis, écologiste, socialiste et communiste dans une lettre commune envoyée fin octobre à Claire Hédon, et communiquée à l’AFP.

Un dossier prioritaire pour le futur patron de la RATP

Outre le fait de priver « les usagers d’un droit à la mobilité dans des conditions dignes », la situation actuelle « instaure une inégalité de traitement selon le lieu d’habitation, le type d’activité et la situation sociale », estiment les conseillers régionaux de gauche pour qui la dégradation de l’offre porte par extension « atteinte à d’autres droits des Franciliens ». Ces élus joignent ainsi une lettre d’un collectif de parents d’élèves handicapés du Val-de-Marne qui expliquaient, fin septembre, qu’un grand nombre d’entre eux n’avaient pas pu effectuer leur rentrée scolaire en raison des problèmes de transport.

Valérie Pécresse rejette la faute sur la RATP, contrôlée par l’Etat, l’accusant d’avoir « sous-estimé les problèmes qu’elle rencontre sur le métro ». Elle lui a demandé le 6 novembre de « revenir à 100% de l’offre d’avant-Covid » dans les transports parisiens et appelé le probable futur patron de l’opérateur, l’ex Premier ministre Jean Castex, à « rétablir la qualité de service qui s’est nettement dégradée depuis la rentrée ». Pour Philippe Laurent, président (UDI) de la commission transports du conseil régional, ce sont bien les « difficultés de recrutement » liés au « problème d’attractivité du métier », aggravées par la crise sanitaire, qui ont engendré la situation actuelle. « La vague de départs volontaires n’était pas possible à anticiper », a-t-il dit à l’AFP après une audition des opérateurs mercredi. C’est dans ce contexte que la RATP s’attend à une journée noire jeudi, avec un appel à la grève relayé par tous les syndicats.

 

(Avec AFP)



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