Avec le concert test d’Indochine, l’espoir du retour à une vie culturelle normale


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Publié aujourd’hui à 21h11, mis à jour à 21h16

L’intérieur de la salle de concert AccorHotels Arena, où des équipes médicales testent des volontaires, trois jours avant le concert d’Indochine à Paris, le 26 mai 2021. Sept mille cinq cent personnes résidant dans la région parisienne, de 18 à 45 ans, participent à l’aventure, dont 5 000 dans le groupe « expérimental », qui assistera au concert, et 2 500 dans le groupe « contrôle » ne s’y rendant pas.

Retourner dans un concert à grande échelle, participer à une expérimentation qui devrait contribuer au retour à une vie culturelle normale… Les motivations ne manquaient pas, mercredi 26 mai, à la sortie de la salle parisienne de l’AccorHotels Arena, à Bercy, où les futurs spectateurs venaient se faire tester pour obtenir leur sésame afin d’assister, samedi, au concert test du groupe Indochine.

« Ça va être le premier grand concert et, en tant que jeune, cela fait plaisir de retrouver cette liberté. Indochine ? Je connais leurs principales chansons, mais j’y vais surtout pour l’ambiance », confie Manon Fontaine, 22 ans, étudiante en comptabilité. Solène Choureau, en service civique dans une association de Seine-Saint-Denis, dit aussi son impatience. « J’écoute tous les genres de musique, je suis élève dans un conservatoire en piano et chant. Je me suis renseignée pour connaître les risques de contamination, mais, d’après ce que je sais, cela va aller », affirme la jeune fille de 21 ans.

Manon Fontaine, 22 ans, devant l’AccorHotels Arena, à Paris, le 26 mai 2021. « Ça va être le premier grand concert et, en tant que jeune, cela fait plaisir de retrouver cette liberté. Indochine ? Je connais leurs principales chansons, mais j’y vais surtout pour l’ambiance », confie l’étudiante en comptabilité.

Le concert du samedi 29 mai, sur lequel travaillent depuis huit mois le Prodiss (le syndicat national du spectacle musical et de variété), l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Mairie de Paris, n’est pas un show ordinaire. Outre le fait qu’il sera le premier, depuis février 2020, à réunir 5 000 spectateurs debout, dans la fosse de Bercy, donc dans une salle fermée, il doit permettre de définir un protocole sanitaire évitant tout risque de flambée épidémique à l’issue de ce type de rassemblement.

Lire aussi : Covid-19 : le concert test parisien officiellement programmé à l’AccorHotels Arena le 29 mai

Un enjeu essentiel pour Constance Delaugerre, virologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris, et copilote de l’initiative. « On veut démontrer que les personnes assistant au concert ne courront pas de risque plus important que ceux n’étant pas présents. C’est une expérimentation scientifique qui doit nous permettre d’adapter les protocoles pour reprendre une vie culturelle normale », explique-t-elle.

Des équipes médicales testent des volontaires dans la hall de l’AccorHotels, à Paris, le 26 mai 2021,  avant le concert d’Indochine le 29 mai.
Une organisatrice transporte des cartons de tests dans la hall de l’AccorHotels Arena, à Paris, le 26 mai 2021.

Test RT-PCR salivaire

Les équipes de Prodiss et de l’AP-HP ont alors travaillé pour définir un protocole, sans cesse amendé pour déboucher sur le scénario suivant : 7 500 personnes résidant dans la région parisienne (sélectionnés parmi 20 000 demandes), de 18 à 45 ans – ce qui, pour un groupe de musique comme Indochine, né en 1981, et comptant de nombreux fans chez les quinquas et les sexagénaires, n’était pas évident –, participent à l’aventure, dont 5 000 dans le groupe « expérimental », qui assistera au concert, et 2 500 dans le groupe « contrôle » ne s’y rendant pas.

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