le parcours du combattant des 2500 non-sélectionnés pour le concert-test d’Indochine


Tandis que 5000 heureux élus ont été tirés au sort pour participer au concert d’Indochine, samedi 29 mai à Bercy, 2500 autres déçus ont été cantonnés à leur domicile. Le Figaro était de ceux-ci.

Triste sort pour les malchanceux du groupe contrôle. Sur les 7500 participants à l’étude du concert-test d’Indochine, qui s’est produit hier soir à l’Accor Arena, 2500 n’ont pas pu assister à l’événement. Ils doivent cependant se plier aux règles qui entourent cette expérimentation, passant tous les stades de contrôle d’identité et se soumettant aux dépistages nécessaires.

Une première fois sélectionnés pour participer au processus, la semaine précédant l’expérience, les cobayes ont dû se soumettre à un premier test, réalisé à l’Accor Arena par les équipes de l’AP-HP. Plusieurs créneaux leur ont été proposés, en ligne, afin de montrer patte blanche aux bénévoles et personnels soignants sur place. Munis de leur convocation, d’une pièce d’identité, de leur carte de sécurité sociale et d’un justificatif de domicile afin de vérifier qu’ils résident bien en Île-de-France, les participants ont dans un premier temps rempli un formulaire afin de signifier leur consentement à être filmé en cas de participation au concert.

Deux soignants chargés des vérifications administratives leur ont ensuite expliqué la procédure à suivre, qu’ils fassent partie du groupe témoin – les 5000 personnes assistant au concert – ou du groupe contrôle – composé des 2500 malchanceux invités à rester chez eux. Après avoir finalement passé ledit test antigénique, puis été invités à attendre les résultats dans un espace dédié, un SMS leur a été envoyé dans les vingt minutes suivant le dépistage, indiquant leur négativité ou leur positivité au Covid-19.

Après avoir un test antigénique, les prétendants aux places été invités à attendre les résultats dans un espace dédié. Jean-Louis Carli / Aléa

Dans le premier cas, ils ont pu quitter les lieux sans encombres, sûrs de faire partie de l’expérience mais pas certains de profiter de l’acoustique de Bercy. Dans la seconde configuration, un test PCR aurait été opéré, et, en cas de contamination, ceux-ci auraient été placés à l’isolement et n’auraient évidemment pas pu participer à l’étude.

Vidéo explicative et désillusion

Le couperet tombe: négatif. Soulagement pour la plupart, formalité pour les déjà vaccinés. Les participants ont ensuite attendu impatiemment le vendredi matin, où un nouveau tirage au sort a été effectué pour composer les différents groupes. Quoi qu’il advienne, deux tests, salivaires cette fois, doivent être réalisés : un premier le 29 mai, jour du concert. Un second le samedi suivant, soit sept jours plus tard. Pour ce faire, deux enveloppes déjà affranchies ont été remises aux volontaires à l’Accor Arena, dans lesquelles se trouve un kit composé d’un tube, d’un entonnoir, d’une pochette plastique et d’une notice explicative. Le mail tant attendu est finalement arrivé, accompagné d’une vidéo-démonstration pour le dépistage.

Joie pour les deux tiers des sujets. Crève-cœur pour le reste. Tous doivent cependant visser le petit entonnoir au tube, baver au maximum avant de déposer, sans cracher, leur sécrétion salivaire – moment de grâce garanti. Après avoir soigneusement glissé l’échantillon dans la pochette plastique dédiée, puis refermé l’enveloppe à destination des laboratoires testeurs, il ne reste plus qu’à envoyer le tout par la Poste ou bien, pour les spectateurs du concert, à le déposer directement à l’Accor Arena.

Des contraintes et peu de satisfaction pour les déçus du groupe contrôle, si ce n’est d’avoir été utile à la science. Mais que ceux-ci se consolent : s’ils n’ont pas pu voir Indochine samedi soir, ils recevront une place pour leur prochain concert – sans masques ? -, prévu en mai 2022, en remerciement de leur participation.



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