Roland Petit, l’amour à mort


Le ballet de l’Opéra de Paris retrouve son public sur des pièces du chorégraphe français.

C’est un programme mythique conçu par Roland Petit lui-même : rassembler dans la même soirée Le Rendez-vous, Le Jeune Homme et la Mort et Carmen. Trois ballets datés respectivement de 1945, 1946 et 1949. Le meilleur de l’art du chorégraphe français se concentre dans ces pièces fulgurantes : des héros gravés à l’eau-forte et le reste du monde traité comme une esquisse. Depuis les décors, signés Brassaï, Wakhévitch ou Clavé, jusqu’aux personnages secondaires, traités comme une cour de fantoches : ce qui change, du toréador de Carmen avec son sourcil circonflexe au bossu du Rendez-vous, c’est juste le dosage entre poésie et cruauté.

Restent les personnages principaux. Ils sont l’alpha et l’omega de ces pièces. Leurs interprètes doivent dérouler le fil qui conduira leur personnage à la mort. S’ils réussissent, ils laisseront leur nom à la postérité : Zizi Jeanmaire, Jean Babilée, Pietragalla, Kader Belarbi, Nicolas Le Riche… Mais attention au faux pas : chez Roland Petit,

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