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les millions de dollars d’indemnités de la comédie musicale Hamilton font polémique


En six ans, la pièce a été vue par plus de 2,6 millions de personnes et empoché 650 millions de dollars de recette. Le spectacle pourrait recevoir au total 50 millions de dollars d’aides, rapporte le New York Times.

Les théâtres de Broadway n’ont pas encore tous rouvert, préférant attendre la rentrée, que déjà, la polémique enfle autour du plus gros succès de ces dernières années, Hamilton. En cause, une enveloppe de 30 millions de dollars d’aides fédérales reçue par le spectacle pour faire face à la pandémie, à laquelle pourraient s’ajouter encore 20 millions de dollars. Soit un total de 50 millions de dollars pour un seul spectacle, rapporte le New York Times.

Acclamé par la critique et le public et toujours à guichets fermés, Hamilton est l’une des plus grandes réussites de Broadway avant que la pandémie n’y mette un terme. Jouée pour la première fois en 2015, cette comédie musicale retrace la vie d’un des Pères fondateurs des États-Unis, Alexander Hamilton. En six ans, la pièce a été vue par plus de 2,6 millions de personnes et a permis d’empocher 650 millions de dollars de recette. En plus des représentations à Broadway, quatre tournées sont organisées aux États-Unis. En tout, ce sont cinq productions distinctes. Cela permet au spectacle d’accumuler les subventions, chacune étant admissible au programme fédéral d’aide au secteur culturel du gouvernement américain. Un programme qui permet de recevoir 10 millions de dollars afin de compenser la perte de revenus.

La production de Broadway et deux des productions des tournées ont chacune été approuvées, faisant grimper les aides à 30 millions. Les productions des deux autres tournées n’ont pas encore eu de réponse, mais dans le cas où elles seraient acceptées, le chèque pourrait s’élever alors à 50 millions de dollars. Un montant justifié pour Jeffrey Seller, producteur principal de Hamilton: «Cela nous permet de nous maintenir à flot et de protéger le bien-être de nos employés», a-t-il déclaré dans le New York Times. Selon lui, l’argent ne sera pas reversé aux producteurs, investisseurs ou artistes, mais sera utilisé pour amortir les pertes et rembourser les dépenses liées à la pandémie. Par exemple, les coûts de réparation et de remplacement des équipements, le personnel de sécurité Covid, ou encore le loyer de 784.000 dollars du théâtre de Broadway, exigé par les propriétaires même pendant la fermeture du lieu. «Hamilton a dépensé plusieurs millions de dollars à une époque où il ne gagnait aucun revenu», a déclaré Seller.

Mais en dépit des arguments de Seller, ce chèque de 30 millions de dollars fait réagir. « Cet argent devrait être distribué plus équitablement dans le monde du spectacle. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une pièce à succès de Broadway que c’est juste de leur donner la grosse part du gâteau», a réagi un internaute sur Twitter. «Je travaille dans le monde du théâtre et ça m’agace vraiment. Il y a un vrai besoin d’aider les artistes mais ce n’est pas le cas ici. Lin-Manuel Miranda [le metteur en scène, ndlr] est plein aux as», s’énerve une autre. «Le gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple. C’est devenu un gouvernement pour les riches et l’élite. Hamilton n’a vraiment, vraiment pas besoin d’aide. Les pauvres, les chômeurs et les sans-abri en ont besoin. C’est triste», regrette un dernier. En attendant de percevoir ou non les 20 millions de dollars supplémentaires, Hamilton devrait encore avoir de beaux jours devant lui : des tournées devraient être programmées en Australie, en Asie et en Europe quand les conditions sanitaires le permettront.



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