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à Londres, la salsa est de retour sur la piste


Avec la levée des restrictions sanitaires en intérieur en Angleterre depuis le 19 juillet, les cours de danse ont repris. Avec joie et appréhension.

1, 2, 3, 5, 6, 7. C’est le rythme que marquent les congas, ces percussions latines fondamentales au tempo de la salsa. Privés depuis de longs mois à cause de la pandémie de coronavirus, les adeptes britanniques de la salsa renouent avec leur passion sur la piste de danse. «Sortez et dansez tant que c’est encore autorisé!», lance le professeur Dani K, à ses élèves dans un studio de danse du nord la capitale britannique, où le Français de 40 ans enseigne avec sa compagne Sarah Rowe, 32 ans.

Les élèves font tourner leurs partenaires sur la piste, comptent soigneusement les pas et se tapent dans les mains après chaque danse. Ici pas de masque, mais de l’air conditionné. «Etre de nouveau au milieu de gens, ça fait vraiment du bien, souligne Vitaliy Zasadnyy, un ingénieur de 29 ans. La salsa, c’est une danse sociale.»

Les restrictions sanitaires sur les rassemblements en intérieur ont été levées en Angleterre le 19 juillet. Pourtant, avant cela, Dani a dû s’adapter, en apprenant aux élèves à s’initier aux pas de base, sans contact avec leurs partenaires, ou même en ligne. «La danse à deux est plus difficile, parce qu’on a besoin de se toucher», explique-t-il à l’AFP, se remémorant une époque difficile en raison de la «frustration des élèves».

Joana Castro, une infirmière originaire du Portugal, termine sa première véritable salsa. «C’est ma toute première leçon avec un contact avec un partenaire, sourit-elle. C’est difficile de laisser quelqu’un mener la danse, mais c’est beaucoup plus amusant, ça m’a beaucoup plu.» Malgré les limites de l’exercice, les cours à distance ont représenté «une ligne de vie pour nous, mentalement et bien sûr financièrement», explique Sarah Rowe. Pour le couple, qui attend un enfant, le confinement de mars 2020 a été un vrai coup dur. «Vous passez de 100% à 5% de votre revenu, dans le même temps ni votre loyer ni vos frais ne diminuent», raconte Dani.

Sa compagne a admis une pointe d’appréhension à la reprise des cours en présentiel. Mais à la fin de la session, elle s’est sentie suffisamment à l’aise pour montrer quelques pas avec Dani, mais aussi avec les élèves, ravie: «c’est vraiment génial de faire de nouveau ce qu’on aime».

Deux professionnels de la salsa pendant une performance, mars 2021. DPA/ABACA



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