Un travail colossal en pleine pandémie à l’Institut du monde arabe pour l’exposition sur les juifs d’Orient


Le président français Emmanuel Macron (de dos) et l’historien français Benjamin Stora (à gauche) visitent, le 22 novembre 2021, l’exposition « Juifs d’Orient, une histoire plurimillénaire » à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris.

Décidée en pleine pandémie de Covid-19, l’exposition « Juifs d’Orient, une histoire plurimillénaire » a été réalisée en un temps record, grâce à un duo de choc. L’historien Benjamin Stora, commissaire général, en a composé le récit et Elodie Bouffard, responsable des expositions, à l’Institut du monde arabe (IMA), a fait en sorte que les 280 pièces, identifiées dans les musées et chez les collectionneurs privés à travers le monde, puissent être prêtées et arrivent à temps à Paris. Un travail colossal d’une année, alors que les communications aériennes étaient globalement à l’arrêt.

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Dès son accession à la tête de l’IMA, en 2013, Jack Lang exprimait sa volonté de transformer l’institution en un lieu de dialogue, de confluence et de respect. En consacrant, notamment, une exposition à chacune des grandes cultures spirituelles qui ont marqué les terres arabes. Après l’exposition consacrée au Hadj, le pèlerinage à la Mecque des musulmans (en 2014), puis aux chrétiens d’Orient (en 2017), c’était au tour de l’histoire plurimillénaire des juifs d’être contée. Pour donner à l’exposition une solidité scientifique incontestable, il sollicite Benjamin Stora comme commissaire général. L’historien spécialiste de l’Algérie avait été chargé par Emmanuel Macron d’un rapport sur la réconciliation mémorielle entre la France et l’Algérie. Il l’avait remis en janvier.

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A l’IMA, certains ont pu être surpris de cette initiative. « J’ai expliqué que notre devoir était de regarder l’histoire en face dans toute sa pluralité, souligne Jack Lang. La culture juive est présente sur ces terres arabes depuis la Haute Antiquité. En cette période de confusion et de négationnisme, nous devons plus que jamais accorder la prééminence à l’histoire, la science, la culture, le savoir. » Tracer la route de la vérité historique. Telle est la détermination à l’IMA.



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