Le port du masque redevient obligatoire dans les salles de spectacle


Six mois après la réouverture des lieux culturels, le masque se portait au bon vouloir de chacun, obligatoire ou seulement recommandé, selon les lieux. À partir de vendredi, il redevient obligatoire à l’intérieur.

Depuis septembre, il disparaissait progressivement de nos visages, s’attardait sous nos mentons ou était carrément jeté en boule au fond de nos poches. C’est fini. Le port du masque est à nouveau obligatoire dans les lieux de spectacles, cinémas et salles de concert en tête, comme l’a annoncé Olivier Véran en conférence de presse jeudi 25 novembre. «Le masque a été progressivement ôté, par usure ou fausse vraie assurance. Il faut le remettre. À compter de demain, un décret rendra obligatoire le port du masque en intérieur», a déclaré le ministre de la Santé.

Certains n’avaient sans doute pas remarqué son absence dans les endroits concernés. Le masque a toujours été obligatoire dans les cinémas Pathé et CGR, et ce malgré les bons indicateurs à la fin de l’été. UGC avait, lui, fait le choix de recommander seulement l’accessoire. Du côté des salles de concert, le Palais des sports recommande son utilisation quand l’Olympia la recommande très vivement.

Pour exemple, le concert Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko, dimanche 21 novembre à l’Olympia, a vu une fosse complète se déhancher au rythme de Marcia Beïla. Seules les personnes du fond, les plus vieilles, ont gardé leurs masques sans discontinuer, soit un tiers des spectateurs. Christophe Maé, qui se produisait au Palais des sports à Paris le 29 septembre, rassemblait un public à 80% masqué, de ce qu’a pu observer Le Figaro. Contrairement au Bataclan, où les spectateurs Le Cabaret de Poussière, qui se joue en ce moment, se pressent autour du bar, sans masques et avec moult embrassades sur le chemin.

«Un texte clair et protecteur»

Le 11 novembre, les producteurs se félicitaient – sans doute trop vite – du retour de la jauge à 100% en fosse – jusque-là à 75 % dans certains départements -, s’empressant de rappeler l’expérience du concert test d’Indochine en mai 2021, mais oubliant l’extrême rigueur du protocole. L’étude scientifique se basait sur l’observation de mesures strictes: des tests avant le concert – remplacé depuis par le passe sanitaire -, le port du masque sur le nez et la bouche, la mise en place d’un système d’aération haut de gamme et la limitation des jauges.

Depuis le 21 juillet et la généralisation du passe sanitaire, l’obligation du port du masque était laissé à la discrétion du directeur de la salle. Au groupe Lagardère pour le Zénith de Paris, à Vincent Bolloré pour l’Olympia et à la municipalité parisienne pour Le Bataclan, par exemple. Pour le secteur culturel, les annonces d’Olivier Véran actent donc l’échec des précédentes mesures, obligeant les salles à revenir au masque et au passe sanitaire. Les membres de la fédération nationale des cinémas français, par l’intermédiaire de son secrétaire général Marc-Olivier Sebbag, sont pourtant soulagés. «Ces mesures ne posent pas de problème dans la mesure où la majorité des cinémas avait gardé le masque obligatoire (Pathé, Gaumont, CGR, Kinepolis…), estime Marc-Olivier Sebbag auprès du Figaro. Les autres le recommandaient. Le décret où chaque propriétaire de salle décidait a semé la confusion. Là, on revient à un texte clair et protecteur.»



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