«Après, je me suis fait virer de Greenpeace»


Quelques jours après la cérémonie, en 2020, l’acteur avait fustigé l’attitude d’Adèle Haenel et Florence Foresti durant la cérémonie. Ses propos défendant la carrière de Roman Polanki avaient fait polémique. Une prise de position qui ne fut pas sans conséquence.

Lambert Wilson est revenu pour la première fois sur sa sortie polémique au sujet des César 2020 et de Roman Polanski. Interrogé sur Canal +, il raconte que sa prise de position lui a coûté sa place au sein de Greenpeace.

En mars 2020, quelques jours après cette cérémonie très commentée, Lambert Wilson se disait «très en colère», au micro de France Info. «C’est n’importe quoi. Si on estime qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le fait que Polanski ait des nominations, alors on ne vient pas et on ne part pas au milieu de la cérémonie», en référence au geste d’Adèle Haenel lors de la remise du prix de meilleur réalisateur à Roman Polanski.

Il attaquait aussi la maîtresse de cérémonie Florence Foresti, qui s’était plusieurs fois moquée du cinéaste (le désignant notamment sous le qualificatif de «Atchoum»), et avait refusé de remonter sur scène après la remise du prix polémique. «Qu’est-ce qu’on va retenir de la vie de ces gens par rapport à l’énormité du mythe de Polanski ? Qui sont ces gens ? Ils sont minuscules !», fustigeait alors l’acteur. Cette prise de position, en soutien d’un homme accusé depuis 1977 de viol sur mineur avait valu à l’acteur de 63 ans une volée de bois vert sur les réseaux sociaux.

«Je vis dans le monde de la surface»

Invité ce mardi d’«En Aparté», l’émission de Canal + présentée désormais par Nathalie Levy, l’acteur est revenu sur cet épisode. Il affirme que sa sortie médiatique lui a coûté sa place au sein de Greenpeace. «Ça faisait 20 ans que je travaillais comme militant […] J’étais vraiment un porte-parole de Greenpeace et parce que j’ai exprimé quelque chose qui semblait cautionner le cas Polanski, ce qui n’était pas le cas, j’ai été viré deux jours après sans autre forme de procès», explique l’acteur. L’association qui lutte pour la protection de l’environnement aurait simplement lâché l’acteur face à l’ampleur médiatique de l’affaire. «On m’a dit : “Les souscripteurs de Greenpeace ne peuvent pas supporter quelqu’un qui soutient ces propos.”»

Suite à ces propos, un concert donné par Lambert Wilson avec l’orchestre National de Lille avait été perturbé par des militantes féministes. S’estimant «inconscient» du dossier Polanski, l’acteur plaide pour une forme de conflit de générations. «Je suis à peine sur les réseaux sociaux donc je ne vois pas tout ce qu’il y a en dessous. Moi, je vis dans le monde de la surface. C’est-à-dire que je ne suis pas comme l’humanité moderne à vivre avec Internet, dans la matrice d’une certaine façon», détaille-t-il. S’il n’est que rarement en ligne et dans la «matrice», comme il le dit, il est depuis ce mercredi 22 décembre à l’affiche de Matrix Resurrections.



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