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Le Danemark ressort « Borgen » du frigo après neuf ans d’absence


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Publié aujourd’hui à 00h59

L’actrice Sidse Babett Knudsen, alias Birgitte Nyborg, dans la quatrième saison de « Borgen ».

Menue, le visage illuminé par un grand sourire, elle s’avance dans le couloir de l’hôtel vêtue d’un large pantalon orange et d’un chemisier mauve, ses boucles châtains dansant sur ses épaules. C’est idiot, mais on a bien failli ne pas reconnaître Sidse Babett Knudsen. On s’attendait à voir apparaître Birgitte Nyborg, son personnage dans la série Borgen, une cheffe de gouvernement tirée à quatre épingles dans un tailleur sévère, les cheveux coiffés en catogan, le regard ­calculateur. Notre méprise l’amuse. L’actrice danoise a l’habitude. Venue donner une interview au siège du Monde, en 2012, sur son rôle dans la série, elle s’était retrouvée à faire la visite de la rédaction, « traitée comme si j’étais la première ministre du Danemark ».

Il y a des rôles qui définissent une carrière. Pour Sidse Babett Knudsen, 53 ans, celui de Birgitte Nyborg est de ceux-là. En l’espace de trente épisodes, entre 2010 et 2013, son personnage de mère de famille, leader d’un petit parti danois, devenue la femme la plus puissante du royaume scandinave, s’est imposé, contre toute attente, parmi les personnages cultes du petit écran. D’ailleurs, quand la chaîne danoise DR1 a annoncé, en pleine première vague de la pandémie de coronavirus, que la série Borgen allait revenir pour une quatrième saison, la nouvelle a provoqué un buzz planétaire.

Diffusés au Danemark depuis janvier, les huit épisodes de la nouvelle saison, intitulée Le Royaume, le pouvoir et la gloire, sont ­disponibles sur Netflix dans les pays nordiques depuis le 14 avril. Ils seront accessibles dans le reste du monde à partir du 2 juin. En attendant, M Le magazine du Monde a pu assister à la présentation presse pour les médias étrangers, début avril, au luxueux Hôtel d’Angleterre, en plein centre de Copenhague. Le planning est millimétré : quinze minutes avec chaque acteur et des sandwichs au saumon fumé dressés sur une grande table dans le hall, pour ­patienter en attendant son tour.

« C’était comme enfiler ma robe préférée »

Flanquée d’une attachée de presse de Netflix, Sidse Babett Knudsen reçoit les journalistes à la chaîne dans une salle de réunion. Sa photo a été collée sur la porte. Elle propose de faire l’interview en français : une langue qu’elle a apprise quand elle vivait à Paris entre 18 et 24 ans, à la fin des années 1980. Après Borgen, elle a partagé l’affiche avec Fabrice Luchini dans L’Hermine (2015), réalisé par Christian Vincent, et incarné le médecin Irène Frachon dans La Fille de Brest (2016), d’­Emmanuelle Bercot. On l’a aussi aperçue dans plusieurs grosses productions internationales, dont la série américaine Westworld.

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