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le retour des Molières entaché par une polémique


32e cérémonie des Molières au Théâtre du Châtelet, à Paris, le 21 juin 2020.

Pour sa 33édition, la cérémonie des Molières, qui récompense les spectacles de théâtre de la saison passée, ne ressemblera en rien aux cérémonies des années précédentes. Organisés sans public en 2020, puis totalement annulés en 2021 en raison de la pandémie due au Covid-19, les Molières seront retransmis sur France 3, lundi 30 mai, à partir de 21 h 10, présentés par le comédien et humoriste Alex Vizorek. « On veut que ce soit de la joie et une fête. On a été abattus pendant deux ans, car on n’a pas pu faire notre métier. Maintenant, le public revient, on est en train de renaître, on est heureux », a déclaré à l’AFP Jean-Marc Dumontet, producteur à la tête de plusieurs théâtres parisiens et président des Molières.

Ainsi, des stars comme Isabelle Hubert, Vanessa Paradis, Laetitia Casta ou Jacques Weber figurent parmi les nommés de la prestigieuse cérémonie. Parmi les spectacles favoris des professionnels se trouvent Les gros patinent bien, de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, avec cinq nominations, de même que Comme il vous plaira, la comédie de Shakespeare mise en scène par Léna Bréban, ou encore Le Voyage de Gulliver, mis en scène par Christian Hecq et Valérie Lesort, qui a reçu quatre nominations.

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Rassemblement de protestation

Le retour tant attendu de ces Molières est, néanmoins, marqué par une polémique, portée par le collectif #metootheatre, mouvement créé en 2021 pour dénoncer les violences sexuelles dans le milieu. A l’origine du collectif, la blogueuse Marie Coquille-Chambel a accusé, sur Twitter, les organisateurs de la cérémonie d’avoir « censuré » le texte qu’elle et une autre militante auraient dû lire sur scène. En réaction, le collectif a appelé ainsi à un rassemblement de protestation dès 19 h 30 devant les Folies-Bergère, où se tiendra la cérémonie.

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De son côté, Jean-Marc Dumontet a rejeté l’accusation de censure, soulignant que ce sont les Molières qui avaient initialement invité le collectif à venir s’exprimer. Selon lui, le texte ne correspondait pas à l’accord conclu entre les deux parties. Cette prise de parole devait « éviter l’évocation de cas particuliers » et être « centrée autour d’une proposition », à savoir « la mise en place d’un référent sur les agressions sexuelles dans chaque théâtre ou compagnie », explique-t-il à l’AFP. Le président des Molières affirme que le texte du collectif, transmis « très en retard », « n’apportait pas de propositions », abordait « un exemple personnel » et « dénonçait la présence de violeurs dans la salle, ce qui est une assertion totalement gratuite », conclut-il.

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