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Mises en capsules, festival de courtes découvertes théâtrales


Affiche du festival Mises en Capsules au théâtre Lepic, jusqu’au 11 juin, Paris 18e.

Trente minutes pour convaincre qu’une histoire mérite plus. Trente minutes, c’est la durée maximum des projets sélectionnés pour le festival Mises en capsules. Après deux ans d’interruption forcée à cause du Covid, ce rendez-vous de formes courtes théâtrales revient pour sa quatorzième édition au Théâtre Lepic, à Paris. C’est dans cette jolie salle au style Art déco, nichée sur la butte Montmartre, qu’il fut créé en 2006, à l’initiative du compositeur Pierre-Antoine Durand, du comédien et producteur Benjamin Bellecour et de Salomé Lelouch, directrice du lieu. Mises en capsules est un peu au théâtre ce que le court-métrage est au cinéma : un potentiel tremplin.

Ces dernières années, ce festival – où des producteurs et directeurs de salle en repérage se mêlent au public – a fait découvrir de nouveaux auteurs. Le Porteur d’histoire, d’Alexis Michalik, Née sous Giscard, de Camille Chamoux, Masques et nez, d’Igor Mendjisky, La Machine de Turing, de Benoit Solès ou, plus récemment, Dolto – Lorsque Françoise paraît, d’Eric Bu, et La Métamorphose des cigognes, de Marc Arnaud, tous ces spectacles ont débuté ici, en forme courte, avant de s’épanouir dans des théâtres parisiens et en tournée. Des comédiens alors inconnus, comme Camille Cottin, Pierre Niney, Jonathan Cohen, Sara Giraudeau, etc., ont aussi participé à l’aventure. « Créer, inventer, mélanger les genres, les personnalités, les âges, c’est l’ADN du festival », résument les organisateurs.

Effet de surprise

Cette année, sur plus de deux cents propositions, seize ont été retenues. Chaque soir, cinq d’entre elles sont jouées, espacées de petits entractes pour les changements de décor. Le spectateur pioche à sa guise et vient à l’heure de son choix. Le rythme de la soirée et l’effet de surprise suscité par les changements d’univers, qui donnent à chaque fois l’impression d’être à une avant-première, font qu’on ne s’ennuie jamais. Trente minutes, cela peut être agréablement frustrant quand le spectacle est bon, ou simplement suffisant quand pointe le sentiment que tout a été raconté.

Inventif et absurde à souhait, « Envole-moi, envole-moi, envole-moi », de Marie-Julie Baup, nous a régalés

Le soir où nous y étions, il a été question d’amitié perdue, de rêves abandonnés, d’amour impossible, d’émancipation familiale, de pétage de plombs… Du bureau d’une professeure principale à un appartement en haut d’une tour, d’une maison où une mère se meurt à un repas glacial de belles-familles, les créations, réunissant de deux à neuf personnages, jouent sur tous les registres, du comique au dramatique.

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