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Le photo-reporter allemand Thomas Dworzak présidera le 29e Prix Bayeux


Prévue du 3 au 9 octobre, la cérémonie dédiée aux correspondants de guerre rendra hommage à Frédéric Leclerc-Imhoff et Shireen Abu Akleh, décédés cette année en Ukraine et en Cisjordanie dans l’exercice de leur fonction.

Le photo-reporter allemand Thomas Dworzak, spécialiste du Caucase, présidera la 29e édition du Prix Bayeux des correspondants de guerre prévue du 3 au 9 octobre dans la commune normande. La vocation de cet ex-directeur de l’agence Magnum aujourd’hui âgé de 50 ans est née d’un «mélange entre un goût pour la provocation, une envie de voyager, un intérêt pour les histoires, les récits, et notamment ceux autour de mon grand-père maternel mort à la guerre ou de la déportation de la famille de mon père», explique-t-il dans un communiqué de presse du Prix organisé par la ville de Bayeux, le département du Calvados et la région Normandie. «J’ai grandi dans la quiétude bavaroise, un environnement provincial, très protégé. J’avais besoin d’un challenge extrême», ajoute-t-il.

Autodidacte, Thomas Dworzak a remporté en 2000 le 2e Prix Bayeux pour un reportage en Tchétchénie réalisé après le départ des forces russes. «Une journaliste anglaise m’a embauché comme traducteur russe. En la ramenant en Tchétchénie, j’ai pu faire des photos exclusives de l’exode tchétchène. J’ai fait les meilleurs photos de ma vie en tant que traducteur», explique le photo reporter. Son travail sera publié dans Newsweek, Paris Match, le New York Times.

Au-delà, Thomas Dworzak «a sillonné le monde de l’Afghanistan à l’Irak, en passant par l’ex-Yougoslavie, l’Iran», selon les organisateurs du Prix. En couvrant la crise des réfugiés de 2015, il a conçu Europe – un guide photographique pour les réfugiés, un livre autoproduit et distribué gratuitement aux migrants. Thomas Dworzak se dit «impatient et curieux de pouvoir débattre du traitement de l’invasion russe en Ukraine avec ses confrères. J’ai l’impression d’avoir fait ma carrière sous l’ombre du dirigeant (Poutine ndlr). Il a instauré une relation malsaine avec les pays voisins. Entre adoration d’un Caucase romantique et répression féroce de toute démarche de liberté», commente-t-il.

Le 29e Prix Bayeux rendra hommage le jeudi 6 octobre, comme chaque année, aux journalistes morts dans l’exercice de leur fonction, et notamment au français Frédéric Leclerc-Imhoff, 32 ans, mort lundi en Ukraine, et à la Palestinienne Shireen Abu Akleh, 51 ans, tuée le 11 mai en Cisjordanie, a précisé mardi Aurélie Viel, responsable de la programmation du Prix Bayeux, interrogée par l’AFP. Les candidatures au Prix Bayeux doivent être envoyées avant le 7 juin. Les reportages doivent avoir été réalisés entre le 1er juin 2021 et le 31 mai 2022. Un prix de 7.000 euros est remis dans chaque catégorie.


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