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Quatre personnes en garde à vue pour avoir piraté au smartphone 120 films dans les cinémas


Trois Russes et un Turkmène écumaient les avant-premières pour diffuser sur Internet les films avant leur sortie en salle.

Une opération de police visant à démanteler un groupe de pirates qui sévissait de juin 2020 à fin 2021 dans les cinémas a porté ses fruits. Trois Russes et un Turkmène, dont un père et son fils habitant le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) et le fils d’un ancien diplomate, ont été placés en garde à vue pour avoir enregistré avec des smartphones des films diffusés au cinéma, explique Le Parisien . Âgés de 17 à 46 ans, ils multipliaient les avant-premières en Île-de-France et à Paris afin de diffuser leurs copies avant même la sortie des films dans les salles obscures. Une jeune femme de 22 ans, étudiante d’une école de cinéma parisienne, leur aurait facilité la tâche.

Selon les premières estimations, le préjudice se monte à 8 millions d’euros, alors que le cinéma est en crise, à cause de ses longues semaines dû à la pandémie. Les films, pour certains des blockbusters, étaient téléchargeables sur Internet. Les quatre escrocs en auraient copié 120 au total. Dune , Batman , Spider-Man : No way home ou encore Bac Nord comptent parmi les productions piratées.

Rémunérés en bitcoins

Selon Le Parisien, les films étaient stockés sur un cloud sécurisé et les acheteurs y pouvaient accéder grâce à un code. Les faussaires auraient empoché 200 dollars par film et étaient rémunérés en bitcoins. Les escrocs auraient pu continuer longtemps leur trafic si la Fédération nationale des cinémas français et l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle n’avaient pas découvert la fraude grâce à un système de traçabilité présent sur les pellicules qui a permis de filer les bandits. Une enquête préliminaire ouverte en octobre a déjà permis de placer les suspects en garde à vue fin mars. Ils avaient été remis en liberté dans l’attente d’expertises du matériel informatique perquisitionné chez eux ou sur leur lieu de travail.

Le Covid-19 et ses restrictions ont propagé le visionnage illicite de films. En mars 2020, un pic à 14,5 millions de visiteurs était recensé sur les sites illicites, soit près d’un tiers des internautes, selon Médiamétrie. Pour décourager les fraudeurs toujours plus nombreux l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle s’épuise à fermer une vingtaine de sites par mois.



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