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Les gros patinent bien, le spectacle qui fait un carton !


PROLONGATION – Récompensée du Molière du Théâtre Public, l’odyssée burlesque de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan n’en finit pas de faire rire aux éclats.

Après le Molière de la Comédie en 2017 pour Bigre, Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan ont reçu le Molière du Théâtre Public en mai dernier pour Les gros patinent bien, cabaret de carton. Preuve que les confinements font surgir les idées les plus farfelues et non les moins fructueuses.

Dans le coin d’une salle de répétition, Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, privés de scène et de public par la pandémie de coronavirus, sont tombés sur des cartons. N’étant pas déménageurs mais comédiens, ils ont commencé à improviser des situations à partir de ce matériau ingrat, marronnasse, à la fois fragile et résistant, aux ressources insoupçonnées. Du carton et du cartoon, il n’en faut pas plus à ce duo, quinze ans de complicité et de spectacles burlesques au compteur (Bigre, Le Gros, la Vache et le Mainate), pour mettre en scène un voyage déjanté. Il y a du Laurel et Hardy, du potache et du panache, chez ces deux corps comiques.

Dans Les gros patinent bien, on trouve un acteur en surpoids assis sur un tabouret, en costume trois-pièces (Olivier Martin-Salvan). Il parle un sabir incompréhensible, proche de l’anglais yaourt. À ses côtés, un acteur maigre et toujours en mouvement, en maillot de bain (Pierre Guillois), à la fois mouche du coche et accessoiriste agité du bocal. Panneaux et bouts de carton, avec ou sans inscription au marqueur, font naître paysages et personnages.

En patins, à trottinette, en avion ou à dos de mulet, mais sans jamais lever ses fesses, le gros cherche l’amour, à travers une sirène pêchée par accident et rejetée dans la mer. Au bout de vingt minutes de cette épopée povera, on se dit que les deux zigotos ne tiendront jamais la distance. On se trompe. Une heure plus tard, ils n’ont pas épuisé les gags et astuces de leur cabaret de carton. Créé en décembre au Théâtre du Rond-Point, Les gros patinent bien prolonge le plaisir au Théâtre Tristan Bernard avant de s’installer au Centre culturel irlandais pour quelques représentations dans le cadre du festival Paris l’été en juillet. Un déménagement sans peine.

Au Théâtre Tristan Bernard (Paris 8e), jusqu’au 13 juillet 2022. www.theatretristanbernard.fr ou 01 45 22 08 40.

Au Festival Paris l’été, du 19 au 22 juillet, Centre culturel irlandais. parislete.fr ou 01 44 94 98 00.



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