fbpx

vivre sous la dictature des Kim


Un portrait géant de Kim Jong-un, en Corée du Nord, symbole du culte de la personnalité du dirigeant nord-coréen.

NATIONAL GEOGRAPHIC – JEUDI 21 JUILLET À 21 H 00 – DOCUMENTAIRE

C’est le pays le plus fermé au monde, le plus isolé, le plus méconnu, l’une des rares dictatures communistes encore en place et la quatrième armée au monde par la taille. De quoi attiser la curiosité. Aussi, lorsque National Geographic propose de pénétrer Inside. La Corée du Nord (le titre du documentaire), cela se tente. Sans regret, même s’il s’agit d’une rediffusion, qui ne tient pas compte de la pandémie due au Covid-19.

Conçu en deux parties qui peuvent se regarder séparément, le film fournit de multiples clés de compréhension, géopolitiques, dynastiques, stratégiques, commerciales… Parfois hétéroclites au premier abord, avant de converger pour donner – ce qui est appréciable – une vision plus humaine de la vie des 25 millions d’habitants de la République populaire démocratique de Corée.

La première partie, La Dictature de Kim, est ainsi essentiellement consacrée à la dynastie fondatrice des Kim : Kim Il-sung (1912-1994), premier dictateur nord-coréen en 1948, a mis en place un culte de la personnalité en assurant que les Kim puisaient leur origine sur le mont sacré Paektu ; Kim Jong-il (1942-2011) lui succède en 1994, qui aimait le beaujolais et les pizzas ; et l’actuel Kim Jong-un, monté sur le trône à 27 ans, en 2011.

Propagande, répression et fermeture

Cette « famille mafieuse qui a un siège à l’ONU », selon l’expression d’un diplomate, s’appuie sur trois piliers : la propagande, la répression et la fermeture au monde. Elle serait néanmoins menacée par la succession incertaine de Kim Jong-un – d’où une longue séquence sur l’étude de l’arbre généalogique des Kim – et par l’ouverture, certes très lente, de la population au monde extérieur.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés La Corée du Sud envisage d’interdire l’envoi de ballons de tracts au Nord

Le second volet, L’Etat criminel, apparaît moins conventionnel de par le choix des intervenants, en tête desquels le photographe David Guttenfelder, qui revient, entre autres, sur les émouvantes retrouvailles, en 2000, entre les habitants des deux Corées. Ou la cinéaste Dai Sit Kim-Gibson, âgée de 7 ans lorsque sa famille a fui la Corée, en 1945. Carole Giacomo, journaliste au New York Times, explique, quant à elle, la « logique » de la politique des missiles et l’efficacité des cyberattaques actuelles, très rémunératrices.

Tous évoquent la cruauté de Kim Jong-un, qui n’a pas hésité à faire exécuter deux membres de sa famille et organise des exécutions de prétendus opposants en public à l’arme lourde.

Autre outil de terreur, les camps dits « familiaux », où sont détenus hommes, femmes et enfants, dont la seule faute est d’appartenir à la même famille qu’un Nord-Coréen soupçonné par la dictature. Le témoignage d’un guide de camp, qui a réussi à s’échapper, illustré de ses dessins, fait froid dans le dos.

Il vous reste 10.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Lire la suite
www.lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.