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Lady Gaga revient au Stade de France en héroïne de « dark fantasy »


Lady Gaga, lors de la 64ᵉ cérémonie des Grammy, à Las Vegas, le 20 juillet 2022.

Ses fans, surnommés « Little Monsters », ne l’auront pas attendue en vain. Après deux reports d’été en été pour cause de Covid-19, Sa Majesté Lady Gaga, la chanteuse américaine qui a ravi à Madonna le sceptre de reine de la dance-pop à la fin des années 2000, a pu finalement reprendre possession du Stade de France. La tentative en troisième saison devait être la bonne, l’enceinte dyonisienne affichant complet dimanche 24 juillet.

Femme de tous les excès, Lady Gaga n’avait pas été impressionnée par le gigantisme du lieu lorsqu’elle le découvrit en 2012. Ses deux concerts à l’Accor Arena (anciennement Paris-Bercy) en 2018 durent être malheureusement annulés en raison d’une hospitalisation liée à une fibromyalgie. Les « petits monstres » n’avaient donc pas revu le phénomène en France – ce qui, pour elle, signifie la capitale – depuis son passage dans ce même Bercy en 2014.

Huit ans, c’était bien long et l’excitation est à son comble quand la silhouette de la star, puis son visage apparaissent en noir et blanc dans un film qui la campe déjà dans le rôle qu’elle s’est assigné pour sa tournée « The Chromatica Ball » : celui d’une héroïne de dark fantasy. Avec une esthétique guerrière proche de celle du Trône de fer, la série romanesque de George R. R. Martin qui a été adaptée en Game of Thrones, mais revisitée par une performeuse d’art contemporain.

Découpage opératique

Paru en mai 2020, l’album Chromatica voyait Lady Gaga revenir dans la « dance », avec ce mélange de pop synthétique et d’électro-rock qui avait signé le succès de ses premiers albums, The Fame et Born This Way. Sans rien apporter de neuf en dépit de l’armée de collaborateurs convoquée, sinon ce concept d’une planète imaginaire, échappatoire à un monde de moins en moins habitable. Ce n’est sans doute pas l’avis de l’intéressée puisqu’elle a choisi de défendre la quasi-intégralité de ce disque, en reprenant son découpage opératique. Les préludes orchestraux permettent ainsi de passer d’un tableau à l’autre, avec quatre actes précédés d’un prélude et conclus par un finale.

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A 36 ans, Stefani Germanotta ne s’abandonne pas encore à la nostalgie de son répertoire, et c’est tout à son honneur. Et ce qui pouvait sembler répétitif à l’écoute du disque ne l’est plus sur scène grâce à un spectacle que l’on qualifiera de total : il n’associe pas moins de seize danseurs – pour entourer, porter ou dévêtir la reine de la soirée –, cinq musiciens – dont des guitaristes qui semblent droit sortis du Hellfest –, de la vidéo, et évidemment d’incessants changements de tenues. Quant au décor, Lady Gaga l’a voulu comme un hommage à l’architecture brutaliste. En conséquence, cette structure très lourde est réservée à une tournée estivale de stades et ne se déploie que dans cinq villes européennes.

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