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Au Kosovo, l’art pour effacer la guerre


Dans la capitale kosovare, 25 lieux sont habités par l’art, à commencer par la National Library of Kosovo (ci-dessus). Whereisamine / Alamy via Reuters Connect

REPORTAGE – La 14e édition de Manifesta, biennale européenne itinérante, cherche à faire revenir un public international.

Envoyée spéciale à Pristina (Kosovo)

Une biennale de l’art itinérante qui se pose sur la poudrière des Balkans? C’est le pari de Manifesta 14 Prishtina 2022 , qui se tient pendant cent jours au Kosovo, jusqu’au 30 octobre prochain. Cette biennale européenne et engagée mise sur l’art pour montrer autrement des villes et y faire renaître l’espace public des débats, l’agora de la Grèce antique, synonyme de démocratie.

Elle succède aux éditions de Palerme en 2018, superbe surtout pour ses palais abandonnés, et de Marseille, malmenée par les dissensions locales et écourtée d’un mois par le Covid en 2020. À peine une semaine après son inauguration enthousiaste à Pristina, la capitale et la plus grande ville du Kosovo au statut international toujours contesté, Manifesta 14 se confronte à l’actualité dans ce qu’elle a de plus rude et de plus aléatoire.

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