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Pour ses 40 ans, la Foire du livre de Brive tourne la page du Covid en beauté


La Foire du livre de Brive a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 850.000 euros, entre le 4 et le 6 novembre, ont annoncé lundi les organisateurs de la manifestation. Ville de Brive

La manifestation briviste a fêté ce week-end, dans une atmosphère bondée et joyeuse, cet anniversaire. Avec un chiffre d’affaires record à la clé.

La 40e édition de la Foire du livre de Brive restera comme un marque-page dans les chroniques de la manifestation corrézienne. Après deux foires en demi-teinte, plombées par les épidémies rampantes et les restrictions sanitaires, l’événement couru du Tout-Paris, mais aussi de toute l’Aquitaine et de l’Occitanie, a battu son plein ce week-end, du 4 au 6 novembre. Trois jours marqués par une fréquentation «exceptionnelle», selon ses organisateurs.

Jauge plus prompte à mesurer le succès d’une édition, la foire a réalisé plus de 850.000 euros de chiffre d’affaires, a annoncé lundi la Ville de Brive, organisatrice de cette manifestation où les livres s’écoulent par colonnes entières. Un sommet qui toise désormais les 819.000 euros historiques engrangés en 2019. «La foire s’enracine !», résume François David, jubilatoire. Le commissaire et délégué général de la Foire du livre de Brive dresse lundi un bilan plus que positif de l’édition anniversaire de ce rendez-vous des auteurs.

«Nous avons beaucoup travaillé en amont avec les élèves de la région qui ont choisi d’inviter Timothée de Fombelle, poursuit François David. Nous avons également associé les commerçants de Brive. Quant à la foire elle-même, nous avons plus que jamais souhaité que ce grand moment culturel soit aussi l’occasion de réfléchir. C’était l’objet de l’échange avec Éric Fottorinoconsacré aux “Nouveaux visages de la guerre”, par exemple.»

Le gratin du papier

Brigitte Giraud, dernière lauréate du prix Goncourt, et Simon Liberati, prix Renaudot 2022, se sont prêtés – selon la tradition – au jeu des rencontres et des dédicaces avec le public de Brive-la-Gaillarde, aux côtés des quelque 300 autres auteurs invités. La liste donne le tournis : Lola Lafon, Sylvain Tesson, Amélie Nothomb, Marc Levy, Joann Sfar, mais aussi Olivia Ruiz, Thierry Frémaux et François Busnel, président de cette édition de la foire, ont hanté la Halle Brassens, où s’aventuraient aussi quelques premiers auteurs, tels que Maria Larrea (Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, éd. Grasset) et Guillaume Perilhou (Ils vont tuer vos fils, éd. L’Observatoire).

Phénomène de librairie dopé au pass culture, la bande dessinée s’est fait une place élargie à la manifestation. «Cette année nous avons considérablement développé notre pôle BD, avec 50 auteurs», abonde François David. Avec un angle mort, hélas : seule une poignée d’auteurs de mangas français se sont retrouvés cette année à Brive, à l’image de Reno Lemaire (Dreamland, éd. Pika). La tendance pourrait toutefois être revue à la hausse pour l’édition suivante de la foire, en novembre 2023.

« Brive, c’est une convivialité qui dépasse la foire. C’est sérieux, mais aussi joyeux. On mange, on boit, on danse aussi ! »

François David, commissaire de la Foire du livre de Brive

La Foire du livre ne reçoit pas seulement les lauréats de prix littéraires, elle en distribue aussi. Le Grand prix de l’Académie Mallarmé, qui couronne chaque année la poésie d’expression française, a distingué Christophe Mahy (À jour passant, éd. Gallimard). Délivré par la Ville de Brive, le Prix de la langue française est allé à Nathacha Appanah, récompensée pour l’ensemble de son œuvre. Les lecteurs de la Ville de Prix ont quant à eux primé Grégor Péan (La seconde vie d’Eva Braun, éd. Robert Laffont).

«Cette 40e Foire du livre, magnifiquement incarnée par la présidence de François Busnel, marquera l’histoire de ce grand et bel événement culturel, s’est réjoui le maire de Brive Frédéric Soulier, dans un communiqué. Si les chiffres parlent d’eux-mêmes, je voudrais retenir de cette édition la formidable mobilisation et l’enthousiasme manifeste du public qui a littéralement fait la fête aux écrivains, à tous les écrivains présents à Brive.»

Enfin, Brive ne serait pas Brive sans ses à-côtés, ses surprises coquettes, ses incomparables soirées. «Susie Morgenstern est arrivée avec ses 78 ans et a mis une ambiance extraordinaire, glisse François David. Lambert Wilsona également animé une soirée sur Proustqui a fait salle comble. Brive, c’est une convivialité qui dépasse la foire. C’est sérieux, mais aussi joyeux. On mange, on boit, on danse aussi». Et le soir, ça chante dans les restaurants. Olivia Ruiz et André Manoukian ont assuré le spectacle à l’auditorium Francis Poulenc. En coulisses, il se raconte que les politiques invités – notamment François Hollande et Jean Lassalle – auraient fait fureur sur la piste de danse du Cardinal, la boîte de nuit locale.



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