Comment Jean-Luc Mélenchon veut rembourser et annuler la dette



Comment Jean-Luc Mélenchon veut rembourser et annuler la dette

Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise et candidat à l’élection présidentielle de 2022, était l’invité ce mercredi soir du Grand Journal de l’Eco sur BFM Business.

Faut-il rembourser la dette? Face à la crise sanitaire, et l’explosion des déficits publics, certains appellent à annuler une partie de la dette liée au Covid-19. « Cette dette est irremboursable », a assuré Jean-Luc Mélenchon, invité ce mercredi soir sur le plateau du Grand Journal de l’Eco. Pour le leader de la France insoumise et candidat à l’élection présidentielle de 2022, la dette actuelle « est comparable dans l’histoire à des niveaux qui n’ont jamais été remboursés ».

« Nous allons au-devant d’un choc possible, je ne dis pas certain mais très probable, qui est le choc de la dette privée de gens qui ne peuvent pas payer leurs dettes (…). Il y a en a pour 2000 milliards d’euros dans ce pays de dette privée d’entreprises, (et) pour les particuliers qui ne peuvent plus payer leurs dettes il y en a pour 1400 milliards », soit au total « 3400 milliards au-dessus de notre tête comme une épée de Damoclès », a-t-il poursuivi. « Il faut que la France soit en état d’amortir le choc s’il se produit ».

« Comment vous allez faire pour rembourser la dette? Vous allez dire ‘il faut relancer l’activité’. Parfait, relançons l’activité (…). Avec 1,5 point de croissance par an (…), vous en avez juste pour 240 ans. Si jamais vous devez la financer par un excédent budgétaire de 10 milliards, vous n’en avez que pour 270 ans. Soyons sérieux, personne ne va passer son futur à payer une dette (…). Quels sont les autres moyens? La banqueroute, (mais) c’est de la folie », a estimé Jean-Luc Mélenchon.

« Ça ne coûtera pas un rond » à la BCE

« L’autre solution c’est l’inflation (…) (mais) pour ça il faut injecter de la liquidité ». La crise sanitaire « a déclenché une augmentation de la dette d’à peu près 20%. Je commence par dire: annulons ces 20%. Je ne parle pas d’annuler la dette que nous avons auprès des particuliers, etc., il se trouve que ces 20% c’est la part de la dette de la France que la Banque centrale européenne a dans son coffre parce qu’elle en a racheté les titres aux banques privées ».

Pour le candidat à l’élection présidentielle, « ça ne coûtera pas un rond à la BCE de dire que dorénavant ces titres de dettes sont à taux zéro, je les garde dans mon bilan, elle n’est pas annulée, et je compte sur l’inflation pour la ronger petit à petit ».

Jérémy Bruno Journaliste BFMTV



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