Bercy débloque 15,5 milliards d’euros supplémentaires pour sortir de la crise



Bercy débloque 15,5 milliards d'euros supplémentaires pour sortir de la crise

Bercy a consenti un dernier effort financier significatif pour renforcer une nouvelle fois, et sans doute la dernière, les mesures d’urgence du « quoi qu’il en coûte ».

Un dernier coup de collier avant le retour à la normale tant espéré. Dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui sera présenté mercredi prochain en conseil des ministres, Bercy va accorder ce qui pourrait être l’ultime rallonge au « quoi qu’il en coûte » afin de permettre aux entreprises de tenir jusqu’à la fin de la crise dans un contexte d’amélioration des indicateurs économiques et sanitaires.

Au total, 15,5 milliards d’euros sont prévus pour renflouer les dispositifs d’aides, dont 4 milliards pour les exonérations de charges, 3,5 milliards pour le fonds de solidarité, 6,5 milliards pour l’activité partielle et 1,5 milliard pour parer à d’éventuelles « dépenses accidentelles et imprévisibles ». A noter que ces montants s’ajoutent aux 7,2 milliards d’euros de crédits supplémentaires déjà débloqués début mai via l’adoption d’un décret d’avance.

Ainsi, comme le notent Les Echos, la facture du « quoi qu’il en coûte » s’établira à 43,1 milliards d’euros en 2021, dont 22,7 milliards seront directement issus du PLFR et du décret d’avance. En 2020, les mesures d’urgence avaient coûté 49,1 milliards d’euros.

Le PLFR intègre aussi de nouvelles dépenses liées à des mesures récentes annoncées par le gouvernement comme le prolongement des places d’hébergement d’urgence (700 millions d’euros) l’indemnisation des agriculteurs victimes de l’épisode de gel d’avril (300 millions) ou encore le Pass sport pour les jeunes (100 millions d’euros). 200 millions d’euros sont également destinés aux régies des collectivités.

Pas de second plan de relance?

Avec ce dernier effort financier et compte tenu de l’amélioration des indicateurs économiques, l’exécutif espère qu’un second plan de relance ne sera pas nécessaire. Par ailleurs, le PLFR semble abandonner toute mesure d’allègement fiscal visant à favoriser les donations entre générations. Bruno Le Maire s’était pourtant dit favorable à un tel dispositif, mais sans doute a-t-il fini par le juger inutile au regard de la reprise de la consommation en France.

Malgré tout, le ministre de l’Economie prévoit toujours la création d’un fonds de transition à hauteur de 3 milliards d’euros qui permettra d’accompagner les entreprises endettées. Il devrait présenter le dispositif mardi aux côtés du Garde des Sceaux, Eric Éric Dupond-Moretti.

Thomas Sasportas avec Paul Louis



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