Pour leurs achats alimentaires, les Français toujours plus nombreux à commander en ligne



Pour leurs achats alimentaires, les Français toujours plus nombreux à commander en ligne

Le e-commerce alimentaire poursuit sa progression en France, un an après le début de la crise. Pour les distributeurs, l’enjeu est de convaincre ces nouveaux acheteurs de continuer à adopter ce mode d’achat une fois la crise terminée.

Les habitudes prises lors de la crise perdurent. Un an après, les Français continuent de faire leurs courses en ligne, en témoignent les chiffres du e-commerce alimentaire dévoilé par NielsenIQ et la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad) ce jeudi.

Sur l’année 2020, les ventes de produits de grande consommation en ligne ont progressé de 42% dès les jours précédant le confinement, où des achats de « panique » ont été observés. La progression est plus forte que pour les ventes en magasin, selon NielsenIQ.

Surtout, l’engouement pour ce mode d’achat perdure en 2021. Au premier trimestre, le e-commerce alimentaire progresse encore de 13%, renforçant sa part de marché à 9% depuis le début de l’année. Le drive continue de concentrer l’essentiel (90%) des ventes en ligne de produits alimentaires, mais la livraison à domicile séduit de plus en plus, tout comme les drives piétons qui se multiplient.

Le télétravail favorise le e-commerce

Pour minimiser ses contacts avec autrui et les risques de contamination, les Français se sont convertis aux courses alimentaires en ligne. Les retraités sont surreprésentés parmi les nouveaux adeptes du « web alimentaire », tous comme les foyers concernés par le télétravail, qui ont accordé 2,6 points de plus aux courses en ligne, avec un recours plus fréquent au drive et à la livraison à domicile.

Pour Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, « la crise sanitaire a également renforcé l’appétence des consommateurs pour les sites web des circuits courts leur permettant d’acheter des produits frais et locaux. Le recours à l’achat online de ces produits devrait s’installer dans les habitudes. »

Fidéliser les nouveaux acheteurs

L’enjeu majeur pour le secteur est de fidéliser ces nouveaux clients. « L’afflux d’une nouvelle clientèle a permis au e-commerce de prendre de l’avance sur ses temps de passage en termes de développement. Mais la bataille n’est pas gagnée pour autant, les distributeurs vont devoir convaincre ces nouveaux clients pour que le clic devienne une nouvelle habitude d’achat », analyse Daniel Ducrocq, vice-président Europe du service distribution NielsenIQ.

Car selon NielsenIQ, parmi les acheteurs séduits par le e-commerce alimentaire lors du premier confinement, 2 sur 3 n’ont pas réitéré l’expérience. Certains consommateurs ont été déçus par l’expérience, avec des listes de courses non respectées ou incomplètes. En drive, une offre en apparence limitée sur les sites, ainsi que la saturation des créneaux, ont également pesé sur la satisfaction des clients.



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