28% des travailleurs touchés par le Covid jugent « très probable » une contamination au travail



28% des travailleurs touchés par le Covid jugent "très probable" une contamination au travail

Selon une enquête de la Dares, 18% des actifs occupés ont déjà été contaminés par le Covid-19. Les salariés régulièrement en contact avec des collègues ou des clients sont plus nombreux à attribuer leur infection à la sphère professionnelle.

Quel rôle joue le travail dans la propagation de l’épidémie de Covid-19? Si des inconnues demeurent, les études scientifiques s’accordent aujourd’hui pour dire que la sphère professionnelle fait partie des endroits à risque. Ce vendredi, une enquête inédite de la Dares auprès d’un échantillon représentatif de plus de 17.000 actifs occupés (dont 90% de salariés) âgés de 20 à 62 ans tend à confirmer les résultats des travaux déjà menés sur cette question.

Il en ressort notamment que près d’un travailleur sur cinq (18%) déclare avoir été contaminé par le Covid-19 entre mars 2020 et début 2021. Parmi eux, 28% estiment qu’ils ont été « très probablement » infectés dans le cadre du travail (transports compris), soit 5% de l’ensemble des salariés. En outre, 21% des actifs touchés par le Covid jugent « possible » une contamination sur le lieu d’activité professionnelle. 31% pensent à l’inverse qu’elle n’est pas liée à leur travail et 19% ne le savent pas.

A noter que parmi les sondés qui ont été contaminés, seuls 9% des salariés qui ne voient quasiment personne dans le cadre de leur activité (collègues, clients, usagers, passagers des transports en commun) pensent que l’infection a eu lieu dans le milieu professionnel, contre 39% des autres travailleurs.

Les métiers de la santé et de la sécurité premiers touchés

Parmi les professions les plus exposées au Covid-19 figurent les agents d’exploitation des transports (29% de salariés contaminés), les infirmiers et sages-femmes (29%), les aides-soignants (28%) ainsi que l’armée, la police et les pompiers (28%) et les médecins (22%). C’est aussi dans ces métiers que davantage de personnes attribuent leur contamination au lieu de travail (65% des infirmiers contaminés, 58% des aides-soignants, 47% des médecins, 45% dans l’armée, police et pompiers).

Dans une moindre mesure, cette conviction est particulièrement répandue dans d’autres professions comme chez les professions libérales (43%), les professionnels de l’action culturelle, sportive et surveillants (41%), les employés de l’hôtellerie-restauration (40%), les agents de gardiennage et de sécurité ainsi que chez les techniciens de la banque et des assurances (39%), les professionnels de l’action sociale et de l’orientation (38%) ou encore les caissières et employés de libre-service (36%).

Sans surprise, les travailleurs qui ont la possibilité d’exercer leur activité au moins partiellement à domicile sont moins nombreux à considérer que leur contamination est directement liée à la sphère professionnelle. C’est en effet le cas de 20% de ceux qui télétravaillent régulièrement contre 32% chez ceux qui n’ont d’autres choix que d’être en présentiel.

Respect des gestes barrières

Pour limiter les risques de contaminations, les salariés sont censés appliquer les fameux gestes barrières. Mais maintenir cette vigilance permanente n’est pas toujours facile. Parmi les actifs qui travaillent au moins en partie en présentiel, seul quatre sur dix (39%) déclarent « toujours » veiller à respecter la distanciation physique d’un mètre. En revanche, ils sont 77% à « toujours » porter le masque au travail et 94% à se laver très souvent les mains. Par ailleurs, 10% disent être protégés de leurs collègues par un écran plexiglas.

Enfin, les salariés qui sont le plus en contact avec leurs collègues, des usagers ou des passagers des transports ont plus de mal que les autres à respecter les gestes barrières. Trois quarts d’entre eux (74%), reconnaissent ne pas « toujours » veiller à la distanciation physique, contre 24% pour ceux qui ont peu de contact dans le cadre de leur travail.



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