non, les prix des billets d’avion n’ont pas (encore) explosé



non, les prix des billets d'avion n'ont pas (encore) explosé

Les prix pour l’Europe restent encore en deçà des niveaux de 2019, selon plusieurs comparateurs. Mais pas pour très longtemps…

Les Français qui prévoient de prendre l’avion cet été auraient tout intérêt à réserver dès maintenant. Alors que la diminution des vols, engagée depuis le début de la crise sanitaire, pourrait laisser croire à une augmentation des prix par raréfaction de l’offre, c’est pour l’instant le contraire qui se passe, y compris pour le mois d’août prochain.

BFM Business a interrogé plusieurs comparateurs de prix pour vérifier si le déconfinement progressif en France avait déjà entrainé une ruée vers l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou le Portugal. Clairement, ce n’est pas encore le cas.

Chez MisterFly, le billet moyen pour l’Espagne au mois d’août s’établit à 260 euros contre 266 euros en 2019 (2020 étant une année de crise, la comparaison est peu pertinente). Même chose vers l’Italie où le billet moyen est à 212 euros actuellement contre 244 euros en 2019. Pour le Portugal, autre destination phare de l’été, la baisse est encore plus sensible: 246 euros selon Misterfly contre 312 euros il y a deux ans. Pour la Grèce, le prix s’établit en moyenne à 385 euros contre 423 euros en 2019. Il s’agit évidemment de moyenne et il est probable que certains vols en particulier voient leur tarif être bien plus haut.

Des prix bas… pour l’instant

Même constatation chez un autre comparateur de prix, AlgoFly, qui observe même des baisses impressionnantes pour certaines destinations. Un voyage vers Rome au mois d’août se vend en moyenne 68,56 euros contre 120 euros en 2019. Même chose pour vers Madrid: 99 euros en moyenne contre 119 euros en 2019. Pour Lisbonne, la différence est encore plus importante puisqu’un billet se vend en moyenne 176,51 euros contre près de 300 euros il y a deux ans.

Pour l’outre-mer, les prix n’ont pas encore explosé non plus : 888 euros pour aller à la Réunion (contre 923 euros en 2019) selon Misterfly, 792 euros contre 1013 euros selon les données d’Algofly. Pour Fort-de-France et Pointe-à-Pitre, la bascule semble néanmoins commencer. Misterfly observe des prix légèrement plus chers qu’en 2019 tandis qu’Algofly constate des tarifs proches de ceux d’il y a deux ans.

Enfin, les prix pour le Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) sont aussi moins chers actuellement, selon Misterfly.

Chez Kayak, on constate même de fortes baisses de prix pour certaines des destinations les plus recherchées ces dernières semaines: -33% pour Palma de Majorque, -26% pour Barcelone ou encore -19% pour Lisbonne, par rapport à la même période en 2019. Le comparateur constate une légère augmentation vers Athène (+5.5%).

Mais cela ne devrait pas durer car, en réalité, peu de billets ont été vendus pour cet été. Sans surprise, les Français attendent encore des éclaircissements sur la situation sanitaire dans les pays concernés et les conditions pour s’y rendre. Pour le moment, seuls 1/5ème des billets pour le mois d’août ont été vendus, constate Fréderic Pilloud, Digital Director chez MisterFly.

Augmentation du nombre de vols

Et les premiers billets en vente sont généralement des prix d’appels, plus bas, pour commencer à remplir les avions. « Je pense que les coûts des billets à quelques jours des départs vont exploser. Les gens attendent pour acheter d’être sûrs de la situation sanitaire » résume de son côté David Coutelle, cofondateur d’Algofly.

Les compagnies aériennes augmentent d’ailleurs progressivement le nombre de leurs vols. Cette semaine, Transavia a ainsi annoncé augmenter ses capacités de vols vers le Portugal de 15 % à partir de juillet. Ce vendredi, Air France a décidé de renforcer son offre cet été pour l’outre-mer. La compagnie prévoit d’assurer jusqu’à 98 vols par semaine vers les Antilles françaises, La Réunion, la Guyane, la Polynésie française et Saint-Martin.

La compagnie française rappelle que tous les billets sont 100% modifiables et remboursables sans justificatif et jusqu’au jour de départ, d’ici le décembre 2021. Mais ces conditions favorables ne se retrouvent pas pour toutes les compagnies, notamment pour les low-costs. EasyJet, Ryanair ou Transavia permettent ainsi des modifications de vols (gratuitement si cela est fait en amont) mais pas de remboursement en cas d’annulation par le client. Prudence donc.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business



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