Docteur Caumes et le choc des egos



Docteur Caumes et le choc des egos

Le 12 mai paraîtra le bouquin du médiatique professeur Caumes, intitulé « Maladie de Lyme, réalité ou imposture ». Lors de la promotion de son livre, Caumes s’en prend au Pr Raoult, Perrone et Jérôme Salomon ; succès de librairie assuré. Chaque auteur sait également qu’une bonne accroche dès l’introduction d’un article incite les lecteurs à continuer sa lecture. Voilà qui est fait !

Le sujet traité ici ne sera pas le Covid19, même s’il paraît bien illusoire d’espérer échapper au débat sur le coronavirus. Pour autant, et sans oublier que la bactérie « Borrelia burgdorferi » transmise par piqûre de tique, provoque « la borréliose de Lyme », ce n’est ni le virus ni la bactérie les vedettes du jour. Les vraies « stars » sont les grands pontes de la médecine invités régulièrement sur les plateaux télé. Un duel médiatique entre « Mandarins » des plus grands hôpitaux, sans qu’une goutte de sang ne soit versée sur les chaînes d’info en continu. Ni d’ailleurs sur les réseaux sociaux ou la moindre polémique permet de jeter des seaux de fiel sur les célébrités comme sur les anonymes.

L’intelligence recommande de ne surtout pas chercher à savoir quel spécialiste des maladies contagieuses a tiré le premier et déclenché les hostilités. De toute façon, à la fin personne ne sortira glorieux du combat des égos, car dans ce genre de dispute micro contre micro, c’est toujours la médecine qui perd et le patient qui ne sait plus à quel bistouri se fier.

Rentrons maintenant dans le nombril du sujet, là où ça fait mal, avec comme premier exemple, une déclaration du docteur Caumes qui ferait facilement passer Christian Perrone, son ex camarade interne comme lui à l’hôpital Claude-Bernard de Paris, pour un imposteur voire un conspirateur.

Selon, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpêtrière, la maladie de Lyme a fait « zéro mort et moins de 1000 patients hospitalisés par an en France ». « Un simple traitement à base d’antibiotiques suffit pour soigner les personnes infectées » dit-il. Christian Perronne, avait « pourtant soutenu qu’il s’agissait là d’un scandale sanitaire et que Lyme aurait une forme chronique nécessitant une antiobiothérapie prolongée. Une thèse anxiogène démentie par une majorité de scientifiques comme par les sociétés ». Eric Caumes dénonce également la complaisance des pouvoirs publics et la complicité de l’adjoint de Perrone, Jérôme Salomon, « qui fut chargé du groupe de travail autour de Lyme pour la Haute Autorité de Santé (HAS).

Pour rappel, dans son ouvrage « La vérité sur la maladie de Lyme (2017) », Perrone prétendait « qu’un vétérinaire nazi, Erich Traub, soit à l’origine d’une expérimentation secrète de l’armée américaine sur des tiques utilisées comme armes biologiques. Un conspirationnisme ne reposant sur aucun fait, ce qui ne l’a pourtant pas empêché d’être longtemps présenté dans les médias comme le spécialiste français de cette maladie ». Nous remarquerons au passage, que « Raoult écrivait en 2016 sur Perronne qu’il avait « embrassé les théories alternatives ». 

Le Pr Perronne, n’y va pas non plus de main morte avec ses collègues :

« J’ose le dire, il y a une véritable corruption qui a plongé des dizaines de milliers de Français dans la mort », dénonce-t-il sur Sud Radio. Sur BFMTV, il va encore plus loin et affirme que 25 000 morts auraient pu être évités avec l’utilisation massive de la choloroquine ». 

Autre exemple de la relation exécrable entre spécialistes, avec cette fois le Pr Raoult comme cible de Karine Lacombe et Eric Caumes :

« Sur France 2, Lacombe s’était dite « écœurée » de voir que le Dr Raoult « expose les gens à un faux espoir de guérison (…) Ce qui se passe à Marseille est à mon avis absolument scandaleux (…) C’est en dehors de toute démarche éthique. » 

« J’ai été menacée de mort et j’ai porté plainte », a-t-elle même expliqué devant la commission d’enquête parlementaire du Covid-19. « Je ne me suis pas opposée au Dr Raoult, mais à ses méthodes d’évaluation ».

Caumes contre Raoult : 

« Il nous a donné une bonne leçon d’utilisation malfaisante des réseaux sociaux et des médias »« Il a dit qu’il n’y aurait pas de deuxième vague, il a dit que ça ferait autant de morts que des accidents de trottinette… »

« On (les infectiologues) s’est planté, mais certains d’entre nous se sont corrigés plus vite que d’autres »

« Les médias ont accordé autant d’importance à quelqu’un qui pense globalement comme 1% des scientifiques qu’à quelqu’un qui pense comme 99% des scientifiques. Effectivement, ça nourrit la controverse, la polémique, mais c’est pas très sain, parce que 95% des infectiologues étaient tous d’accord »

« Le pire, c’est qu’il dit beaucoup de choses vraies. Quand il est dans son domaine de compétence, comme sur les tests, c’est très intéressant. En revanche, quand il bascule dans son domaine d’incompétence, comme sur les essais thérapeutiques…  »« C’est une illustration de la loi de Brandolini, qui explique que la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter du baratin est beaucoup plus importante que celle qui a permis de le créer. On ne peut pas démonter le discours de Raoult, qui frise la mégalomanie, en une minute.  »

Le professeur Raoult a souvent dénoncé les pontes parisiens, le système et les conflits d’intérêts, alors que lui serait un « Monsieur propre ». Il admettra quand même que : 

« Il est probable qu’avec tout ce que je parle, je dis des bêtises comme tout le monde »

En conclusion – Il serait trop long de passer en revue toutes les déclarations polémiques des experts français de la médecine, mais aucun d’entre eux ne possèdent la vérité absolue. Certains propos prouvent que nos docteurs sont parfois eux aussi dépassés et qu’ils devraient faire preuve d’un peu plus de modestie. La démonstration ci-dessous avec un article du Canard enchainé.

Et un lien très intéressant qui révèle au moins en partie les intérêts de certains docteurs télégéniques avec les labos. 


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