la CPME demande des mesures au gouvernement



la CPME demande des mesures au gouvernement

Le bâtiment et des filières industrielles comme l’automobile sont touchées sont particulièrement touchés par des pénuries de matières premières, entraînant une hausse mécanique des prix.

La Confédération des PME préconise une série de mesures pour aider les entreprises déjà éprouvées par la crise du Covid-19 à faire face à la forte hausse des cours de certaines matières premières, selon un document diffusé lundi et obtenu par l’AFP.

Le prix du bois a bondi de 25% en un an, celui de la mousse de 48%, tandis que l’acier a pris 30% au cours des six derniers mois, s’inquiète l’organisation patronale.

Le bâtiment et des filières industrielles comme l’automobile sont touchées, mais aussi l’agro-alimentaire à travers les emballages, dont les prix ont augmenté entre 10% et 20%, d’après la CPME.

Indexer les prix payés à ceux des matières premières

Selon une enquête réalisée par l’organisation en mai auprès de 2.000 dirigeants, « 59% des entreprises sont impactées par la hausse du prix des matières premières » mais « seule la moitié envisage de répercuter la hausse sur les prix de vente ».

A cela s’ajoute des pénuries de produits indispensables à certaines activités, comme les micro-processeurs ou les composants pour vélos.

Pour répondre aux difficultés que cette situation engendre, la CPME demande, à la veille d’une réunion mardi au ministère de l’Economie sur le sujet, que les prix payés par les acheteurs publics, ministères et collectivités territoriales, puissent être indexés sur les prix des matières premières « pour tenir compte de la réalité de la situation économique des secteurs ».

Au-delà des acheteurs publics, la CPME souhaite qu’un contrat puisse être réexaminé par un juge suite à « un changement de circonstances qui ne pouvait être prévu au moment de sa formation ». L’idée est « d’adapter le contrat plutôt que le voir dénoncé », selon l’organisation.

La CPME demande aussi que pour les contrats avec le secteur public, le gel des pénalités de retard instauré pendant la crise sanitaire soit réactivé « a minima jusqu’à la fin 2021 ».

L’organisation propose encore la prolongation aux conditions qui prévalaient jusqu’à fin mai de la prise en charge du chômage partiel pour les entreprises à l’arrêt faute de matériaux.

De son côté, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux avait déclaré mardi être « assez inquiet sur le bâtiment qui a vu l’acier qui a augmenté de 30-40% ». Et « on a du mal à trouver du bois, on l’importe, ce qui est quand même assez frustrant », avait-il ajouté.



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