Une éventuelle réforme des retraites devra être « arbitrée » par l’élection de 2022 estime Laurent Berger



Une éventuelle réforme des retraites devra être "arbitrée" par l'élection de 2022 estime Laurent Berger

Il faut reconstruire la réforme, repartir de zéro, explique le secrétaire général de la CFDT.

Une éventuelle réforme des retraites, visant à remplacer le système actuel « injuste », devra nécessairement « repartir de zéro » et être « arbitrée » par l’élection présidentielle de 2022, a estimé lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

La précédente tentative de réforme, vivement contestée par les syndicats en 2019 et mise en sommeil au début de la crise du Covid, ne peut pas être relancée en l’état, a souligné M. Berger dans l’émission Audition publique LCP/Public Sénat/Le Figaro.

« La question n’est pas de garder quelque chose » de l’ancien projet, qui avait été « mal construit », mais de « reconstruire une réforme » car « le système actuel est injuste et fonctionne mal », a expliqué le leader syndical, rappelant son attachement à un dispositif par points, à même selon lui de corriger des inégalités.

« Vent debout »

« Sur les retraites il faudra repartir de zéro et il n’y a pas de voie de passage avant l’élection présidentielle de 2022 », a analysé M. Berger. « Tout ça doit être arbitré à la présidentielle », a-t-il ajouté.

L’équilibre financier des caisses de retraite « n’est pas le vrai sujet », et il n’y a pas d’urgence à le rétablir, selon lui.

Si le gouvernement venait à relancer dès l’automne 2021 une réforme des retraites « qui ne pourrait être qu’une mesure d’âge », car « tout le reste est trop compliqué à construire », alors « toute une partie de la population » dont la CFDT serait « vent debout » contre ce projet et cela viendrait « pourrir l’automne des uns et des autres », selon lui.

Début juin, le président Emmanuel Macron avait alimenté les spéculations en réaffirmant qu’il devrait prendre des décisions « difficiles » pour que la dernière année du quinquennat soit « utile ».

Sur le dossier des retraites, il avait souligné que « rien n’était exclu », mais que la réforme « très ambitieuse » – même si « porteuse d’inquiétudes » – qui était sur les rails avant d’être fauchée net par la crise du Covid, ne pourrait pas être « reprise en l’état ».

Olivier Chicheportiche avec AFP Journaliste BFM Business



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