La tasse de Brganon – AgoraVox le mdia citoyen


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Très chers QR codes,

Après plus de deux années de torpeur, me voilà revivifié par l’abrutissement complet d’une communication présidentielle qui confine à l’infâme. Depuis le fort de Brégançon, avec un plan initial sur ses plages et ses mouettes, c’est la mine grave qu’Emmanuel s’adresse à ses QR concernant la situation en Afghanistan : « Protéger des flux migratoires irréguliers importants qui nourrissent les trafics de toute nature ». Voilà les nouveaux droits l’Homme français, érigés en forme de doigt d’honneur face à une classe moyenne afghane que nous avons aidé, soutenu depuis 20 ans et qu’on est en train de laisser aux chiens talibans. 

C’est cela, la voix de la France qui boit la tasse à chaque prise de parole, et qui en fait même tousser la communauté internationale

C’est surtout une énième prise de parole présidentielle ratée, qui achève un règne infâme et difforme d’une communication toute puissante qui a purement et simplement remplacé l’action politique fondamentale. Depuis le début de la crise du COVID, il faut bien dire que même les plus fins caricaturistes ont été sciés tellement la réalité de la médiocrité et de l’absurde des politiques a dépassé la fiction. On n’énumèrera pas les interminables fautes de communication tout au long de cette pandémie, où n’est ressorti qu’un nauséabond sentiment d’être pris pour des guignols par une élite totalement déconnectée des réalités de son pays. 

Car c’est bien là tout le problème. Emmanuel vole tellement haut (et sans afghans à bord, on vient de vous le dire !) qu’il ne sait même plus s’adresser à ses concitoyens sans systématiquement faire des bourdes qui mènent toutes à un même sentiment profond d’un marquis qui s’adresse aux cons, en espérant qu’ils le croient. 

Le résultat est olympique : lassitude, morosité et méfiance sont les maîtres mots d’un pays au seul d’une agonie politique et démocratique, parachevée par une élite qui accumule les inépties de communication et qui accentuent le sentiment que les actions politiques sont veines et surtout contraires aux actes d’une classe politique privilégiée qui au mieux n’a pas de pouvoir de pensée (cf les dépûtés de la majorité) et au pire agit dans le secret défense (contrats vaccinaux avec les grandes industries pharma) ou par des articles 49-3 court-circuitant la démocratie. 

En retraçant la chaîne de conséquences comme on dit en aéronautique, on peut aisément retrouver la montée en toute puissance de la communication depuis les années 1980 en politique, suivie par l’accélération du traitement médiatique télévisé, rendant encore plus superficiels les débats. Un évènement émotionnel doit immédiatement trouver une réponse, et avec une pression décuplée par la présence des caméras. Puis sont venus les clivages politiques superficels à leurs tours : une forme de « Zemmourisation » des émissions de télé à l’image de ce que fait CNEWS et son ridicule présentateur Pascal Praud. On débat sur des sujets minables par des aboiements successifs, jeux de posture, effets de manche, sur des sujets pseudo-clivants qui n’ont aucune réalité dans la vie des gens. On monte donc ces clivages artificiels (les fameux islamo-gauchistes par exemple, qui n’ont aucune réalité politique) et on débat sur du vent, mais avec force et conviction. 

Mention spéciale pour les équipes du Petit Journal ou de France Inter, véritables preuves d’une gauche devenue inexistante et inutile : une poignée de privilégiés tout autant addicts aux caméras où aux micros, qui viennent prêcher la « bonne parole » parigo-parisienne en se drapant dans un moralisme tout à fait conformiste, et qui contribue d’ailleurs à une énième forme de radicalisation. Sous couvert de bien pensance, on donne des leçons de vie à tout va, pensant que la morale est derrière soi, donc se pensant légitimes à bavarder sur les ondes. Voilà la preuve absolue d’un véritable échec démocratique : tomber dans le fascisme pour les uns, et dans la bien-pensance pour les autres avec tout autant de conviction d’avoir raison. En somme, une réaction d’élite tout à fait similaire à Emmanuel Macron.

Tout ceci amène en réalité à la défiance, la lassitude, la désinformation massive et en réalité à l’agonie d’une démocratie dont les élites ont contribué à sa fin. 

Les clivages artificiels amènent progressivement à une violence bien réelle, dans un monde où le vivre-ensemble disparaît au profit de conflits systématiques. Bref un parfum de guerre civile, alimenté par d’authentiques abrutis qui ne peuvent s’empêcher de faire les guignols devant les caméras, addictes au point de parler pour ne rien dire, pour peu qu’on voit leur tête à la télévision. 

Ca y est. J’ai fini. Je vais remettre mon masque, m’essuyer le nez, nettoyer mon pied, faire un bisou de loin à la Dame.

Je vous souhaite bon vent. La réalité me rattrape, je dois aller chez mon coiffeur qui vient de changer sa devanture : « le pass sanit’hair »…Il fallait le f’hair ! 

Portez-vous mieux. Sortez masqués. 

T.R.

PS : Pour les images, il s’agit d’Afghans ayant embarqué le 16 août 2021 sur un avion militaire américain. C’est une vraie information. L’image fausse est reprise barrée, il s’agissait d’une image de 2013. 

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