Nous qui pensions avoir un grain de folie


 

Plus ça va, plus ça y ressemble.


Nous qui pensions avoir un grain de folie
Lorsqu’en 2017 à pareille époque Nadine Richardson et votre serviteur, nous couchions sur le papier le scénario d’un roman d’anticipation se déroulant en 2080 dans un monde en proie à un bouleversement total avec des répercutions économiques et sanitaires de très grande ampleur, nous ne pouvions imaginer que la réalité allait nous rattraper.

Bien sûr, nous n’avons pas fait œuvre prophétique, les différences font que la crise du Covid n’est pas la copie conforme du scénario mis en action dans le roman : « Pour quelques grains de Folie ! ». Si crise sanitaire il y a, elle est plus sournoise, plus insidieuse sans doute. C’est essentiellement dans ses conséquences sur le long terme que nous trouvons de plus en plus de terribles airs de ressemblance.

Avant d’aller plus avant dans l’évocation du roman, rappelons qu’il est sorti juste avant le deuxième confinement, ce qui nous a privé de séances de signatures, d’événements promotionnels et de salons du livre. La Culture étant soudainement devenue un vecteur à haut risque dans la propagation de la sagacité, handicap majeur pour suivre aveuglement les multiples consignes contradictoires du gouvernement. « Pour quelques Grains de Folie » fut ainsi du nombre des victimes collatérales d’une crise analogue en bien des points à celle de notre histoire.

Que dire à ceux, toujours prompts à avaler toutes les couleuvres, que toutes les mesures sécuritaires ne seront que transitoires dans un monde curieusement éternellement en transition vers plus de contrôle et de main mise de l’état sur les individus ? Qu’il convient de lire notre roman pour qu’ils se fassent une petite idée sur les possibles qui nous attendent.

Les dérives actuelles sont de nature à rendre parfaitement crédible une société à plusieurs vitesses, à plusieurs castes où les droits des uns et des autres ne sont pas identiques. Il est sans doute utile de lire cette histoire à l’aulne des événements en cours tout en prenant le temps de réfléchir à la très belle et éloquente préface d’Antoine Waechter, candidat écologiste en un temps où cette famille était d’abord soucieuse de l’environnement et pas d’ambitions politiciennes.

Bien sûr, la Loire joue un rôle dans ce roman alors que fort heureusement elle échappe pour l’instant totalement à la folie de l’heure. Mais ne vous y fiez pas, une sourde menace est présente à chaque instant le long de nos grandes rivières. L’oublier serait déraisonnable. Vous pourriez tout aussi bien un jour prochain troquer vos masques pour des pastilles d’iode.

Une fois encore, vous constaterez après avoir entendu différentes versions contradictoires, que les pastilles ne servent à rien justement parce que les stocks nationaux sont insuffisants. Rien de neuf sous le soleil de Satan surtout quand l’état perd les pédales comme aujourd’hui ou comme dans cette aventure rocambolesque.

Quant aux moyens de rebondir, aux gens capables de se dresser contre l’injustice et le mensonge, la tyrannie et les exactions, il ne faut jamais les chercher dans les corps constitués. Le rouleau compresseur a toujours besoin de valets dociles et zélés à son service. Les rebelles se trouvent toujours dans les milieux humbles parmi ces gens de la base qui ne fondent pas leur jugement sur des intérêts financiers.

La Culture dans notre roman comme aujourd’hui est une tête de proue de la réflexion et du refus d’adhérer aux thèses officielles. En cela aussi, le roman : « Pour quelques grains de folie ! » devrait vous mettre la puce à l’oreille et non dans un quelconque système d’identification et de traçage des individus.

Je ne peux vous en dire plus au risque de dévoiler le suspense et les circonstances précises de ce roman. Ce qu’il convient d’affirmer c’est que bien plus qu’à sa sortie, au tout début d’une crise dont nous ne percevions pas encore les conséquences et les développements, ce livre a pris une acuité qui mérite indéniablement d’aiguiser votre curiosité.

Quant aux tenants d’un ordre toujours plus autoritaire dans un monde privé de liberté pour les individus ordinaires, je vous décommande de ne pas venir perdre votre temps avec nos élucubrations forcément oiseuses selon votre mode de pensée. Restez confinés dans vos certitudes et suivez sans regimber la liturgie de masse servie par les thuriféraires de l’ordre sanitaire mondial.

Lecteurement nôtre





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