COVID-19 : interrogations sur les tensions hospitalires


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Selon un rapport de la très officielle Agence technique d’information hospitalière, en 2020, 2 % des hospitalisations et 5 % des réanimations seraient à imputer au Covid-19. Rappelez-vous les discours sur les hôpitaux saturés, débordés, incapables de faire face à un afflux de population qui ont justifié d’un confinement à la chinoise. Certes, ces données brutes sont insuffisantes : l’épidémie a eu deux pics, au printemps et à l’automne, et n’a pas été homogène sur tout le territoire national. L’indicateur du nombre d’hospitalisations n’est pas pertinent : hôpital de jour = 1 ; Covid long avec coma pendant 10, 20, 30 jours = 1 aussi. Il faut chercher des données plus signifiantes, comme les jours d’hospitalisation : là, le Covid représente 4 % du total et 19 % des jours en réanimation. Nul doute qu’il y a eu des saturations, d’ailleurs fortement médiatisées avec transfert en Allemagne ou dans d’autres provinces par train spéciaux, montage d’hôpitaux militaires de campagne hors d’âge, etc.

Mais tout le monde a été confiné en 2020 et aucune discrimination géographique n’a été opérée en fonction de situations disparates, tendues ici et moins inconfortables ailleurs. La leçon est peut-être que l’hôpital est à ce point en tension qu’il s’avère incapable d’absorber le moindre choc. En outre, ces données évacuent ceux qui ont été éconduits de l’hôpital avec une simple prescription d’aspirine, en croisant les doigts.

D’ailleurs, le très subventionné Libération tente de sauver le soldat Véran via son service de vérification de l’information sans se risquer à de grandes analyses sur les chiffres.

Malgré tout, en regardant cet écart, il n’est pas possible de se départir de l’impression que cette saturation nous aurait été survendue par une stratégie de communication délibérément anxiogène, destinée plus à obtenir une certaine soumission qu’à préserver des hôpitaux. Cela mériterait qu’un statisticien chevronné se penche sur ce sujet et dispose des données avec la granularité la plus fine.

Il y a un an, les expériences de Stanley Milgram réalisées entre 1960 et 1963 étaient évoquées ici. Il est toujours d’actualité de se poser la question : Milgram a-t-il fourni un mode d’emploi pour soumettre le peuple français à un techno-pouvoir qui, de confinement en vaccin quasi-obligatoire, nous maintiendrait collectivement dans un état « agentique » et donnerait au pouvoir en place toutes latitudes d’agir sans le moindre contrôle ? Espérons que cet état de soumission soit réversible et que, quand la vérité aura fini de grimper son escalier, les mensonges du gouvernement seront sanctionnés.

(Publié auparavant par Boulevard Voltaire – Cliché Piqsels.com) 





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