« Faire de l’enfance et de la petite enfance une cause nationale »



"Faire de l’enfance et de la petite enfance une cause nationale"

Jean-Emmanuel Rodocanachi a été sacré meilleur entrepreneur de l’année hier, à l’occasion des BFM Awards. Il est venu célébrer sa victoire et expliquer les recettes de son succès sur BFM Business.

Il a des préconisations pour les candidats à l’élection présidentielle. Jean-Emmanuel Rodocanachi est à la tête du groupe Grandir depuis sa création, en 2000. Et malgré le succès de ses crèches, tous ne peuvent obtenir une place dans ses établissements : « 300.000 familles sont en liste d’attente pour accéder à une crèche en France », a-t-il rappelé sur le plateau du Grand Journal de l’Eco.

Le vainqueur du BFM Awards du meilleur entrepreneur de l’année à quelques idées programmatiques en tête : ‘il faut revaloriser ces métiers : éducateur, auxiliaire de puériculture et avoir un véritable objectif de 0 liste d’attente à l’horizon du prochain quinquennat”. Le patron de 700 crèches en France et dans le monde souhaite aussi que « l’enfance et la petite enfance [soient] une cause nationale ».

Jean-Emmanuel Rodocanachi a été interrogé sur la recette de son succès. Elle tient pour lui en plusieurs points : « On se concentre sur peu de pays, pour avoir un véritable impact social et sociétal. Quand on ouvre une crèche, [nous faisons attention] au choix des matériaux, l’emplacement, à penser la circulation et la fluidité dans l’établissement, à avoir un espace extérieur – un jardin -, picorer les bonnes idées un peu partout…”. Une stratégie qui a permis au groupe d’ouvrir une vingtaine de structures supplémentaires en pleine crise du Covid.

Le succès est tel que les crèches du groupe Grandir sont déployées dans cinq pays désormais. L’occasion de procéder à des comparaisons et des ajustements : « Au Canada, en matière d’alimentation, ils font des trucs extraordinaires, donc on est en train de le redéployer en Angleterre”, a pris pour exemple Jean-Emmanuel Rodocanachi.

Le chiffre d’affaires du groupe Grandir est aujourd’hui estimé à 400 millions d’euros. Son groupe est rentable, une nécessité d’après l’entrepreneur : « il faut une performance économique si vous voulez que l’établissement soit pérenne. Ensuite, à chacun de trouver l’équilibre entre l’économie et le social », a déclaré le lauréat du BFM Award du meilleur entrepreneur de l’année.



Lire la suite
www.bfmtv.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *