Covid 19 : paradoxes et sujets de recherche


 

Covid 19 : paradoxes et sujets de recherche

 

On pense bien faire (ou on finit par le faire pour obtenir le passe vaccinal qui permettra de jouir de ses libertés) en se faisant vacciner. Dans le cadre des choix, des déclarations, des exhortations, et des décisions prises par les autorités gouvernementales.

Mais au delà de la stricte question de la santé, les décisions en question ont été prises dans des contextes qui doivent être rappelés. Parce que, pour le juriste ou le chercheur, les faits font penser à des questions (d’un ordre autre que médical) auxquelles seules des investigations, qui n’ont pas été menées jusque là, peuvent apporter une réponse.  

Pour aider à la compréhension de la nature des questions posées plus bas ( « SUJETS DE RECHERCHE » ), rappelons brièvement l’état du droit.

Et rappelons ensuite les initiatives et les principales décisions prises individuellement ou collectivement par les personnes ayant le pouvoir de décision.

 

I. Les médicaments susceptibles d’être prescrits.

En matière de médicaments, deux questions doivent être distinguées.

A. La mise en vente :

La mise en vente d’un médicament est soumise à une autorisation ( AMM : autorisation de mise sur le marché). Cette autorisation précise la ou les maladies pour la prévention ou le traitement desquelles le médicament peut être vendu. Quand les médecins prescrivent le médicament aux malades concernés, ils le font sans formalité particulière et le médicament est remboursé.

Cette autorisation est donnée après que le médicament a subi la totalité des tests prévus.

Mais, avant que l’expérimentation ait été menée à son terme, le médicament peut faire l’objet d’une AMM conditionnelle, lorsqu’au moment où cette dernière est délivrée, il semble que le bénéfice est supérieur au risque. (Sur la base de statistiques, d’observations et de raisonnements qui sont présentées comme permettant de le dire).

B. La prescription :

En cas d’AMM ou d’AMM conditionnelle, les médecins peuvent prescrire le médicament .

Mais les médecins peuvent également prescrire un médicament, qui a reçu une AMM pour une maladie, pour soigner une autre maladie ( pour laquelle il n’y a pas de médicament spécifique doté d’une AMM).

Dans ce cas le patient (qui peut / pouvait normalement demander ce médicament hors AMM), est informé par le médecin, notamment que le médicament en question est hors AMM. Et le médicament ne sera pas remboursé.

 

II. Les choix du gouvernement

A. (En résumé : ) La vaccination oui, le traitement non.

a) Dans l’affaire du virus covid (en l’absence d’un médicament existant doté d’une AMM pour le virus covid), des produits appelés « vaccins » rapidement fabriqués par l’industrie pharmaceutique, obtinrent une AMM « conditionnelle ». Le médicament nouveau put ainsi être vendu. Et indirectement, put continuer à être testé, spécialement avec les « remontées » – lorsqu’elles interviennent – des effets indésirables subis par les « vaccinés ».

Et le gouvernement mit en branle une communication propre à provoquer le réflexe vaccinal chez les citoyens (peur, mauvaise conscience, passe sanitaire). Les membres dudit gouvernement adaptant leur discours lorsqu’il apparut que l’efficacité du produit était en réalité moins grande à tous égards que celle qu’ils certifiaient lors du lancement de la campagne de vaccination.

b) Mais, d’un autre côté, le gouvernement a d’emblée interdit aux médecins qu’ils prescrivent certains médicaments hors AMM pour soigner du même virus.

Avec le soutien juridique du Conseil d’Etat qui laissa faire en jugeant que dès lors que les vieux médicaments en question n’avaient pas été jugés efficaces par certains diplômés (utilisant des critères ou des données qui les conduirent à ces conclusions, contestées par d’autres), il n’avait pas été porté atteinte à la liberté de prescrire des médecins de ville.

 

Ce « en même temps » pose sous un certain rapport, un problème de logique.

Problème accru par le fait qu’au moment où les laboratoires n’étaient pas encore prêts à solliciter l’AMM conditionnelle, le gouvernement a (parallèlement à la décision d’interdiction ci-dessus) « prescrit » aux malades de rester chez eux en prenant du Doliprane, jusqu’au moment où lesdits malades iraient suffisamment mal pour que les hôpitaux acceptent de les accueillir. (*)

 

SUJET DE RECHERCHE N° 1 :

Dans un tel contexte, il serait intéressant de rechercher, si, et le cas échéant, qui, a « touché » quelque chose. Sous une forme quelconque ( remise de sommes d’argent, financement d’un laboratoire, contribution aux frais d’une campagne électorale passée ou future, cadeau ou avantage en nature, etc …).

Cette recherche s’impose – et en dehors de toute forme de procès d’intention – dès lors que tout le monde sait à cet égard, que les industriels du médicament consacrent traditionnellement des budgets énormes au lobbying ; comme tout le monde connaît les amendes énormes auxquelles certains laboratoires ont été condamnés aux USA et les raisons pour lesquelles ces condamnations ont été prononcées (v. sur internet) . 

Si personne n’a touché, tant mieux. Si, par malheur, ce n’était pas le cas … il faudra aviser.

 

B. Le recours à un « conseil de défense sanitaire »

Une autre question doit être posée, qui est tirée du fait que le gouvernement communique beaucoup d’un côté, mais, autre paradoxe, que d’un autre côté, il gère la crise dans le cadre d’un « conseil de défense sanitaire ». C’est à dire que, « mécaniquement », l’équipe gouvernementale « peut », quand ça l’arrange, ou quand ça peut protéger l’un de ses membres, classifier « secret » tout document « embêtant ».

Ce qui, sous un certain autre rapport, est d’autant plus paradoxal que la santé entretient avec la « défense », moins de liens potentiels, qu’avec la production des médicaments.

Si tout est « transparent », tant mieux. Si, par malheur, ce n’était pas le cas … il faudra aviser.

 

SUJET DE RECHERCHE N° 2 :

Il est donc intéressant de savoir quels documents sont placés par l’équipe du « conseil de défense sanitaire » hors de la connaissance des citoyens. Qui seraient, en raison de l’objet potentiel de certains, de nature à étendre le champ d’investigation précédent.

Les solutions ( si elles consistent – en la mise en jeu de diverses responsabilités ; – en la suspension du secret défense) supposent quelques initiatives gouvernementales. Ou, à défaut, des changements – à l’occasion d’élections- , dans la composition des équipes dirigeantes.

 

Mais les chercheurs et les journalistes (puisque ce sont souvent des journalistes d’investigation qui sont à l’origine de diverses découvertes) peuvent commencer leurs investigations.

 

Marcel-M. MONIN

m. de conf. hon. des universités

(*) Surtout que la « logique » ou le « bon sens » permettent d’imaginer sans peine une autre « stratégie politico-médicale » : Un virus inconnu survient. Le ( = un autre) gouvernement conseille, lui, aux citoyens, en l’absence de vaccin, d’aller vivement consulter leurs médecins. Lesquels leur prescriront, comme c’est leur rôle, ce qu’ils estimeront judicieux de prescrire. Notre gouvernement annonce que lorsqu’un vaccin ( ou autre chose) sera disponible , on verra à l’usage ce qu’il « vaut ». Si, faute de recul, il semble protéger correctement et définitivement … ou pas. Et que des conseils appropriés seront prodigués et / ou des programmes de vaccination seront mis en place, et / ou des décisions seront prises en fonction de l’évolution des connaissances. Ce gouvernement déclare au passage qu’il s’assurera que les scientifiques qui lui fourniront de l’information sur la base de laquelle il décidera, ne sont pas dans une situation de conflit d’intérêt. Et il annonce dans la foulée que les études, avis, et que les contrats signés avec les fournisseurs des produits nouveaux, seront rendus publics. Et le même gouvernement annonce qu’il a d’ores et déjà mis en place le dépistage immédiat ( en commençant par celui des personnes venues de zones infectées) , qu’il a commencé à augmenter à tout hasard le nombre de lits dans les hôpitaux, et qu’il prévoit et organise un éventuel isolement des personnes non gravement affectées ( et en voie de traitement puisque tout contaminé aura pu voir un médecin) pour éviter qu’elles ne contaminent leur famille ou leurs collègues.





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