vers une revalorisation de 0,5 à 0,6% au 1er janvier mais sans « coup de pouce »


Le panel d’économistes consultés par le gouvernement propose une revalorisation « automatique » du Smic de 0,5 à 0,6% mais sans coup de pouce supplémentaire.

La revalorisation automatique du Smic devrait être de 0,5 à 0,6% au 1er janvier, selon le panel d’économistes consulté avant chaque hausse et qui recommande de s’abstenir de tout « coup de pouce » dans son rapport envoyé lundi aux partenaires sociaux.

En octobre, le Smic avait été augmenté exceptionnellement de 2,2% – et porté à un niveau brut horaire de 10,48 euros et mensuel de 1.589,47 euros- du fait d’une hausse des prix supérieure à 2% entre novembre 2020 et août 2021. C’était la première fois depuis 2011 qu’une hausse automatique intervenait hors 1er janvier.

« L’inflation a continué à augmenter légèrement d’août à octobre (+0,4% selon les chiffres provisoires) et pourrait donc conduire à une revalorisation légère du Smic au 1er janvier si la tendance se poursuit » en novembre, mois de référence pour le calcul, constatent les experts.

En conséquence, « selon l’estimation provisoire, la revalorisation automatique serait de 0,5% à 0,6% au 1er janvier », calculent-ils.

Le Smic bénéficie chaque année d’une hausse mécanique, qui tient compte de deux critères: l’inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). C’est le premier critère qui domine cette année du fait de la reprise de l’inflation.

Le coup de pouce déconseillé

Consulté chaque année depuis 2008 avant chaque revalorisation, le groupe d’experts déconseille, comme à chaque fois, au gouvernement d’accorder un « coup de pouce ».

« Le contexte actuel d’une sortie très progressive et instable de la crise de la Covid-19 suggère de prioriser la consolidation des fortes créations d’emplois récentes par rapport aux gains de pouvoir d’achat salarial », jugent-ils.

« La situation structurelle de l’économie s’améliorait mais demeurait encore fragile avant la crise, et elle reste caractérisée notamment par un chômage encore très élevé et une compétitivité faible dont témoigne un solde commercial continûment négatif depuis 2006 », ajoutent-ils.

Ces économistes considèrent qu’un « coup de pouce » serait « préjudiciable à l’emploi des personnes les plus vulnérables », d’autant plus qu’il ne pourrait « plus être compensé par une baisse des cotisations sociales employeur qui ont atteint le seuil maximal au niveau du Smic ».

Enfin, ils estiment que la hausse du Smic est inadaptée « pour réduire la pauvreté laborieuse dont le principal facteur est le nombre d’heures travaillées, bien loin avant le niveau du salaire minimum horaire ».

Frédéric Bianchi



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