Face aux pidmies : l’cologie intgrale


Les épidémies et d’autres symptômes sont le signe qu’un changement de mode de vie va s’opérer, et c’est une bonne nouvelle.

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Avec la « grippe aviaire H5N1 », l’année 2004 marque le retour, d’abord discret, du sujet des grandes épidémies dans l’Histoire. Cela fait maintenant 17 ans. Avec le Covid 19, le sujet s’est durablement installé dans nos vies.

Ce sujet, nous, les occidentaux éduqués, nous sommes mal outillés pour l’analyser. Dans notre univers mental, la maladie à, pour l’essentiel, été vaincue par la science. Autre repère malmené : la limitation des déplacements des personnes. Nous tenions pour acquis un monde sans frontière à parcourir comme un grand parc touristique.

Revenons sur ces deux repères, et interrogeons-nous sur l’attitude à adopter face à la situation.

Cette croyance était solidement ancrée en moi, malgré des signaux persistants. Sans même parler d’ébola ou du sida, j’avais oublié que la rage et le tétanos sont des maladies mortelles difficile, voir impossible à soigner. Et que dire des cancers, du diabètes et tant d’autres.

Continuer à croire que la science parviendra à nous protéger des toutes les maladie est une vieille myopie mentale qui ne date pas d’hier. Au XIXe siècle l’essor de la médecine a ouvert la voie à cette croyance (positivisme).

Une leçon à tirer de ces épidémies est de nous rappeler que nos comportements et nos habitudes de vie sont étroitement liés à la propagation des maladies. Nous n’avons pas la possibilité de nous passer de rigueur et de prudence, de prendre des risques en nous disant « de toute manière, la médecine pourra me sauver, ou sauver mes enfants ».

La digitalisation a permis le télé-travail et a augmenté nos capacités logistiques de transport de marchandises. Une bonne partie de l’économie peut fonctionner frontières fermées pour ce qui est des déplacement de personnes.

J’ai pu constater la mise en place de ces réalités en vingt ans de vie professionnelle en France et à l’étranger.

Ce qui fait la grande masse des déplacement de personnes n’est pas composé de déplacements essentiels, il s’agit principalement de voyage de loisir, de prestige, de tourisme.

La leçon que j’en tire c’est que la fermeture des frontières est possible. A l’inverse le confinement me semble être bien plus nuisible.

On ne pourra pas sauver le tourisme international. Mais est-ce si grave ?

Quelle est la direction que nous indiquent la remise en cause de ces deux croyances ?

La première est que face aux maladies, plutôt que d’attendre un secours rapide et décisif de la médecine, il est plus efficace d’ajuster nos comportements. Dans ce domaine, je me demande comment faisaient nos ancêtres qui avaient peu de médicaments « en boîte » et faisaient face à des maladies mortelles ?

En premier lieux ils passaient leur vie dans un espace limité dont ils prenaient soin, et avec un cercle restreint de personnes.

Nous pouvons par exemple redécouvrir une convivialité et une relation riche au sein même de nos foyers. Moins nous éparpiller dans des relations superficielles, dans des « soirées » et des événements festifs, dans des activités sportives et des loisirs sans engagement personnel.

Pour ceux qui ont accès à un jardin, passer plus de temps, en famille ou entre voisins, à des activités en extérieur est un bon moyen d’améliorer sa résistance physique, de diminuer les risques liés à la sédentarité.

En France, le secteur tertiaire représente plus de trois emplois sur quatre. Et une bonne partie de ce travail peut se faire à distance. Le digital est un facteur qui favorise l’exode urbain.

Le retour des épidémies est un appel à abandonner les regroupements urbains. Moins de transmission de maladie dans les transports en commun, dans les lieux de travail, dans les centres commerciaux. Les biens et les services peuvent être délivrés dans les villages.

Et si le confinement est nécessaire, il est bien plus facile à vivre (j’ai pu le constater).

Ce double mouvement de relocalisation de nos relation et d’exode urbain est porteur d’améliorations significatives en termes de santé, de bien-être, mais aussi en termes d’environnement.

Les ruraux ont des possibilités que les urbains n’ont pas. Ils peuvent en particulier basculer une part plus ou moins importante de leur consommation dans l’économie locale.

Ils peuvent aussi envisager une part d’auto-production qui n’est pas réalisable en ville sans moyens collectifs.

Ces deux possibilités : l’économie locale et l’auto-production sont favorables à l’environnement, engendrent moins de pollution en terme d’emballage et de transport, et favorisent la ré-utilisation par rapport au jetable.

Ces options offrent aussi une marge de sécurité face aux irrégularités des cycles économiques. Je le constate autour de moi, à pension égale, les retraités qui ont certains savoir-faire de survie (quelques poules, des lapins, un potager) sont moins à plaindre qu’un retraité dans un appartement, et ils restent valide plus longtemps.

Tout n’est pas rose dans le local et le rural, c’est évident. Par exemple j’ai constaté que l’accès au soins est plus difficile, que les moyens des écoles sont parfois plus limités qu’en ville. De plus il s’agit d’une remise en question profonde de notre mode de vie.

Cependant pour ce qui est de la propagation des épidémies, la relocalisation des relations et l’habitat rural sont des pistes qu’il faut mettre en avant sur le moyen terme, et qui s’imposent alors que les autres stratégies s’essoufflent et mettent en danger notre santé, notre environnement, notre économie.

En terme de faisabilité, c’est la digitalisation des activités économiques qui porte ces nouvelles possibilité. Je vous invite en particulier à observer la modernisation de la logistique et des transports, ainsi que le travail à distance.

J’ajoute qu’en terme humain, ce mode de vie préserve la liberté et repose sur l’initiative individuelle, sans flicage étatique. C’est un point auquel beaucoup sont également sensibles.

A la fin du XIXe siècle, la doctrine sociale de l’Église a fait le point sur les bénéfices et les désavantages de l’économie de marché et à proposé une voie de développement équilibrée entre les contraintes du marché et celles des travailleurs, en se fondant sur une profonde connaissance du le moteur spirituelle qui nous anime.

Cette analyse s’est révélée exacte et cette voie a globalement été suivie par les démocraties occidentales et a participé à un essor économique et démographique sans précédent.

Par ailleurs durant le XXe siècle les papes ont mis en garde contre les fondements spirituels et anthropologiques erronés des économies collectivistes et des excès de centralisation qui devaient mener à l’échec et à la misère.

Déjà en 1937, le texte « Divini Redemptoris » étayait la prédiction de la chute du communisme par des arguments solides que peu on pris au sérieux. Mais qui se sont révélés pertinents.

A chaque fois, les observations et les analyses de ces hommes qui sont par formation des philosophes aguerris ont prévu à l’avance les bonnes orientations et ont condamné les mauvaises, en se fondant sur un héritage de sagesse et, je le crois, une inspiration spéciale.

En 2015, le Pape François nous a livré une réflexion profonde sur une forme de décroissance raisonnable qui nous appelle à convertir nos modes de vie. Il s’agir du document Laudato Si‘.

Je pense qu’à nouveau la sagesse s’exprime dans le message de l’Église et nous montre la voie qui sera bientôt suivie par les sociétés du monde entier.

 


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