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Emmanuel Macron, le candidat de la puissance franaise et europenne


« Une nouvelle page de notre Histoire s’ouvre, avec des crises majeures, qu’elles soient militaires, sanitaires, écologiques, technologiques. (…) Pour faire face, il est indispensable d’envisager lucidement les risques, de nous doter de tous les moyens nécessaires, d’unir nos forces à celles de nos voisins européens, avec qui nous partageons un même destin et les mêmes valeurs fondamentales. » (Emmanuel Macron, projet présidentiel, le 17 mars 2022).


Emmanuel Macron, le candidat de la puissance franaise et europenne

L’un des points forts du quinquennat qui s’achève a été que le Président de la République Emmanuel Macron a été capable de leadership dans un monde en pleins bouleversements, que ce soit sur l’Europe, sur la gestion de la crise sanitaire, sur la lutte contre le réchauffement climatique, et plus récemment, sur la guerre en Ukraine.

Dès 2017, Emmanuel Macron a anticipé que la France aurait besoin de dépenser plus pour sa défense, avec un objectif fixé à 2% du PIB (objectif en principe imposé à tous les États membres de l’OTAN). Cette vision a ainsi anticipé la situation ukrainienne. Effectivement, le budget de la défense a été pendant des décennies la variable d’ajustement des budgets structurellement déficitaires. Or, nous avons besoin d’une capacité de défense dissuasive pour défendre nos valeurs. On le voit bien avec l’Ukraine que seuls, les rapports de forces sont utiles, et que la dissuasion nucléaire ne permet pas tout, à moins d’être irresponsable et de jouer au poker.

L’un des leitmotivs d’Emmanuel Macron depuis le début de son (premier) quinquennat, c’est de protéger les Français et d’assurer la souveraineté française et européenne. L’échelon européen est désormais indispensable pour de très nombreux sujets : économiques, industriels, scientifiques, géopolitiques. Il n’y a pas de perte de souveraineté française lorsque la France, librement, s’unit et mutualise ses forces et ses moyens avec ses partenaires européens. Au contraire, parce que l’échelon de la mondialisation est continental, face à des blocs comme les États-Unis, la Chine, l’Inde ou encore le Brésil, l’Europe, première puissance économique et technologique lorsqu’elle est unie, reste un nain politique et diplomatique et c’est cette réalité qu’Emmanuel Macron veut faire évoluer.

Le projet présidentiel d’Emmanuel Macron est d’ailleurs sans ambiguïté : « La démocratie n’est jamais acquise. Elle reste la cible de groupes terroristes et est attaquée par des États et des idéologies autoritaires. (…) Les agressions peuvent prendre une forme classique mais aussi survenir sur de nouveaux terrains (cyber, désinformation, espace…). (…) Dès 2017, les moyens des armées françaises ont été considérablement renforcés. L’Europe a placé la protection au cœur de son action : pour la première fois de son histoire, elle a mis en place un plan de relance commun face à la crise sanitaire et un budget militaire commun. Elle a eu une réaction immédiate face à l’agression russe. Il faut aller plus loin, en tirant toutes les leçons des crises récentes et en nous préparant à affronter les prochaines. ».

Cette dernière phrase est évidemment essentielle. Les problèmes rencontrés tant lors de la crise sanitaire que lors de la guerre en Ukraine ont été nombreux, mais le principal est la souveraineté industrielle et énergétique. Et on ne peut répondre à cet enjeu qu’à l’échelle européenne et pas à l’échelle simplement nationale, c’est une évidence.

Dans son meeting à Strasbourg le 12 avril 2022, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que la diplomatie, l’Europe et l’économie restent liées : « Sans l’Europe et sans le quoi qu’il en coûte qu’elle a permis de mettre en place, sans le plan de relance qu’avec l’Allemagne, la France a fait voter par nos partenaires, sans doute ne parlerions-nous pas aujourd’hui de pouvoir d’achat, mais de chômage de masse. ». C’était ce que j’avais exprimé précédemment, que la demande sur le pouvoir d’achat est déjà une demande de nation qui a moins de problème d’emploi. Mais ce plan de relance a pu se faire uniquement grâce à notre politique depuis 2017 : « Nous avons pu bâtir un accord historique avec l’Allemagne pour mutualiser notre dette. C’est parce que nous avions fait des réformes, parce que nous étions crédibles. ». Cette crédibilité, cette confiance acquise auprès de tous nos partenaires européens, elle est le fruit d’une lente construction et reste fragile. Tous les « oui » qu’Emmanuel Macron a pu obtenir auprès de nos partenaires européens se transformeraient rapidement en « non » en cas d’élection de la candidate de l’extrême droite. Car il n’y aura plus de confiance.

L’autre idée exprimée par la dernière phrase citée précédemment, qui évoque la gestion des crises prochaines, c’est que la capacité du chef de l’État, qui est plus un chef d’orchestre qui a tous les instruments devant lui (avec leurs musiciens), qu’un compositeur qui a le temps et l’inspiration de créer indépendamment de la conjoncture, cette capacité à gérer des crises soudaines, imprévisibles et parfois cruelles n’est pas donnée à tous les candidats.

À ce titre, Emmanuel Macron a fait largement ses preuves, de manière très pragmatique. Il a choisi les options économiques qui ont privilégié l’intérêt du peuple français sur d’éventuelles idées préconçues, en particulier sur un supposé néolibéralisme qu’on a souvent reproché à Emmanuel Macron, particulièrement à tort si on lui reproche « en même temps » l’augmentation de la dette publique, une augmentation exceptionnelle des dépenses de l’État qui a une explication, celle des crises économiques majeures depuis 2020 (il y en a eu plusieurs), sans équivalent depuis la Libération.

En quelque sorte, le fait que le pouvoir d’achat soit la première préoccupation des Français, et c’est normal qu’il le soit, est le signe qu’Emmanuel Macron a réussi son objectif de 2017 de ramener le chômage à 7%. En ce sens, il a réussi là où ses prédécesseurs avaient échoué depuis plus de quarante ans ! Mais c’est normal que les Français soient exigeants et ne se contentent pas seulement de cela. C’est aussi la raison pour laquelle Emmanuel Macron s’est montré plus ambitieux encore pour 2027 avec son objectif du plein emploi (5%).

Mais revenons sur le terrain de la géopolitique. Emmanuel Macron a su montrer son leadership en Europe et dans la « communauté internationale ». Il a su aussi défendre les intérêts de la France et des Européens, se montrer solidaire des Ukrainiens sur le plan humanitaire et politique tout en maintenant son chemin diplomatique. Ceux qui ne veulent pas le croire peuvent au moins observer, pour un exemple précis, que lorsque le Président américain Joe Biden parle de « génocide » (des Russes contre les Ukrainiens), que lorsque le Président ukrainien Volodomyr Zelensky reproche à Emmanuel Macron de ne pas employer le mot « génocide », ce dernier refuse de céder et exprime ainsi les valeurs de la France et de l’Europe sans être le vassal d’un autre. En effet, employer du vocabulaire peut se faire plaisir mais n’apporte rien à la paix, car il reste en fin de compte essentiel de continuer à garder un dialogue avec le Président russe Vladimir Poutine, qu’on ne pourrait pas garder si on considérait que Vladimir Poutine était un criminel génocidaire.

Quand Emmanuel Macron dit à Strasbourg le 12 avril 2022 : « L’Europe est un espace de paix, de culture et de valeurs. Un trésor menacé par l’extrême droite (…). Ne vous habituez pas ! Ne considérez pas que l’Europe est un acquis ! », il a d’autant plus raison que l’invasion de l’Ukraine par les armées russes en donne une démonstration inquiétante. Pas étonnant d’ailleurs que la Suède et la Finlande, jusqu’à présent neutres, demandent une adhésion rapide à l’OTAN, seule solution pour contenir les poussées délirantes et hégémoniques de Vladimir Poutine sur la Grande Russie.

Du reste, je ne vois pas comment lorsqu’on doit encore plusieurs millions d’euros à la Russie pour ses campagnes électorales, qu’on se dit patriote car qu’on s’est vendu aux banques étrangères, qu’on se vante d’être une amie de Vladimir Poutine, qu’on prône le démantèlement à terme de l’Europe, la sortie de l’OTAN, et qu’on souhaite promouvoir l’esprit de Munich, je ne vois pas comment on pourrait efficacement défendre les valeurs de la France et des Français, ainsi que les valeurs de l’Europe et des Européens.

Notre souveraineté nationale passe par notre souveraineté européenne, et réciproquement, notre souveraineté européenne passe aussi par notre souveraineté nationale. Depuis le départ du Royaume-Uni, la France reste la seule puissance militaire de l’Union Européenne et cela nous engage. C’est pourquoi Emmanuel Macron souhaite renforcer nos défenses en modernisant nos armées par la commande de nouveaux équipements : 60 chasseurs Rafale supplémentaires, 5 nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque, 1 250 nouveaux véhicules blindés polyvalents, mais également par des investissements massifs dans des innovations de rupture : armes électromagnétiques, camouflage optique pour les véhicules de combat, drones sous-marins, missiles hypersoniques, nanosatellites de surveillance spatiale, etc.

Mais notre souveraineté nationale dépend aussi de la souveraineté européenne qui, dans son cadre seulement, peut nous apporter l’indépendance de la production et de la consommation. C’est pour cela que le candidat Emmanuel Macron propose d’assurer trois autonomies européennes pour construire une Europe puissante :

1. L’autonomie énergétique en profitant de la transition écologique pour assurer notre souveraineté, cela repose tant sur des investissements massives sur les énergies renouvelables, l’hydrogène que sur la poursuite du programme nucléaire civil mis en place à la suite du premier choc pétrolier.

2. L’autonomie technologique par des investissements massifs encore, sur des éléments particulièrement stratégiques, comme la surveillance spatiale, le stockage de données, etc.

3. L’autonome militaire en construisant une véritable Europe de la Défense avec sa propre doctrine commune et (mais là, c’est mon point de vue, pas le programme du candidat) probablement une diplomatie plus intégrée.

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Dans une tribune publiée par le quotidien « Le Monde » le 19 avril 2022, l’ancien ministre souverainiste Jean-Pierre Chevènement a expliqué pourquoi la réélection d’Emmanuel Macron est indispensable pour assurer le renouveau de la France.

En particulier parce qu’Emmanuel Macron a réussi à redévelopper la puissance industrielle de la France : « Ce n’est donc pas un hasard si Emmanuel Macron a placé le « pacte productif » au cœur de son projet. La réindustrialisation est l’âme de notre Nation et une nécessité impérieuse pour quiconque entend protéger notre « État-providence » et nos grandes conquêtes sociales de l’après-Seconde Guerre mondiale. C’est le sens de l’action d’Emmanuel Macron au cours des dernières années. En fixant le cap de la reconquête de l’indépendance industrielle, Emmanuel Macron a mis fin à l’hémorragie dont la France souffrait. S’il reste du chemin à parcourir, les premiers résultats sont au rendez-vous. Depuis 2017, la création nette d’emplois industriels a repris, situation que la France n’avait pas connue au cours des deux dernières décennies. En 2021, on comptait deux fois plus d’ouvertures que de fermetures de sites industriels en France. À titre de comparaison, en 2009, le nombre de fermetures d’usines excédait très largement celui des ouvertures (– 225 sites). Grâce au volontarisme conjugué de notre gouvernement, de notre appareil administratif et de nos industriels, la France est devenue l’un des pays européens les plus attractifs pour les investissements industriels étrangers, condition essentielle à l’innovation. ».

Jean-Pierre Chevènement sait bien ce qu’est l’innovation et le développement industriel puisqu’il a été, entre 1981 et 1983, Ministre d’État, Ministre de l’Industrie et de la Recherche et c’est un sujet qui l’a toujours passionné depuis le début de son engagement politique dans les années 1960, en particulier parce qu’ils sont une condition de la souveraineté. Il a ajouté, en donnant un conseil au futur candidat élu : « C’est précisément dans cette ambition d’innovation que s’inscrit le plan de relance France 2030. Il s’agit de placer la France sur tous les « créneaux porteurs » : énergie décarbonée, électronucléaire, hydrogène, batteries électriques, composants électroniques, aérospatial, véhicules électriques. Mais ce serait une grave erreur que de délaisser les industries traditionnelles : textile, habillement, agroalimentaire… Dans tous les secteurs, il faut développer la recherche technologique. Enfin, et surtout, former des hommes à tous les niveaux de qualification, de l’apprentissage aux écoles d’ingénieurs. Pour permettre la réindustrialisation de la France, il ne suffit pas d’abaisser les impôts qui pèsent sur la production. Il faut flécher l’investissement, ressusciter la planification indicative. Il n’y aura pas de volontarisme industriel, si on ne recrée pas un ministère de l’industrie capable d’embrayer directement sur les structures productives et doté des instruments nécessaires. Ce ministère de l’industrie doit coexister avec le ministère de l’économie et des finances. ».

L’ancien Ministre de l’Intérieur a proposé aussi de refonder la République en poursuivant les réformes de l’école : « On doit lier la réindustrialisation et la nécessaire reconquête de l’électorat populaire. Et, pour cela, combattre les idées de décroissance et la technophobie. Dans cette première priorité, il y a une dimension idéologique forte : la réhabilitation du travail, de la science et des valeurs de la connaissance. Tout aussi fort est le contenu idéologique de la seconde priorité. Il ne s’agit rien de moins que de refonder la République. Dans ce monde déchiré de contradictions et dans une Europe dont l’unité est une tâche, le modèle républicain peut seul tenir la France debout. Or, une France debout, c’est-à-dire une France forte, est seule en mesure de maintenir l’équilibre de l’Europe. Si la France venait à céder sur ses valeurs de citoyenneté, de laïcité, d’égalité des chances données à tous, de liberté, et d’abord de liberté de jugement, de fraternité entre tous les citoyens quelles que soient leur religion, leur couleur de peau, leur tradition culturelle, ce serait, tout simplement, la fin de la France comme grande Nation. ».

Et l’ancien Ministre de l’Éducation nationale de proclamer : « Sachons magnifier le travail effectué sous le premier quinquennat d’Emmanuel Macron pour revaloriser l’école élémentaire, rehausser le niveau des apprentissages, réconcilier méritocratie et combat contre les inégalités, ainsi en maintenant l’école ouverte pendant la pandémie, en dédoublant les petites classes, en mettant en place des plans ambitieux pour l’enseignement du français et des mathématiques, en revalorisant l’enseignement du latin et du grec, en rouvrant les classes bilingues, etc. Cette restauration du socle de l’école publique était le chantier le plus nécessaire. Il a été ouvert et conduit d’une main ferme. (…) Mais, là aussi, c’est un combat de tous les jours, combat contre l’idéologie « woke » fondamentalement hostile à l’idée de l’égalité. ».

Enfin, l’ancien Ministre de la Défense a terminé sa tribune dans « Le Monde » sur l’éventualité de Marine Le Pen qui croyait abusivement être capable de rassembler les partisans du souverainisme chevènementistes : « Il ne sert à rien, à la veille du second tour, de diaboliser Marine Le Pen. Bien sûr, son élection serait un dramatique mauvais coup porté à l’image de la France dans le monde. L’inexpérience de l’État, l’isolement et l’incompétence trop souvent démontrée de Marine Le Pen et de ses équipes ne présagent rien de bon quant à leur capacité à défendre les intérêts de notre Nation. Surtout, l’élection de Marine Le Pen à la Présidence de la République inaugurerait une ère de tensions, d’instabilité politique et, potentiellement, de troubles graves pour le pays. La paix civile serait menacée. Le plus sûr moyen d’arrêter Marine Le Pen, c’est encore de montrer le sens humaniste de notre projet. Car, comme l’a dit Emmanuel Macron, « la France n’est pas n’importe quelle Nation ». ».

En clair, Jean-Pierre Chevènement a proposé ces trois grandes lignes pour le quinquennat à venir : réindustrialisation, éducation et paix. Et elles ne peuvent être mises en œuvre que par des équipes compétentes, expérimentées et soucieuses de la concorde nationale. Donc, menées par Emmanuel Macron. Le souverainisme chevènementiste est un macronisme.

Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 avril 2022)
http://www.rakotoarison.eu

Pour aller plus loin :
Emmanuel Macron, le candidat de la puissance française et européenne.
Avec Marine Le Pen, l’État de droit en peine.
La révolution verte du candidat Emmanuel Macron.
Discours d’Emmanuel Macron à Arena de Paris La Défense le 2 avril 2022 (vidéo et texte intégral).
Marine Le Pen : ne nous trompons pas de colère !
Tout sauf Macron : pourquoi tant de haine ?
Élysée 2022 (45) : le naufrage du parti Les Républicains.
Élysée 2022 (44) : la consécration du mélenchonisme électoral.
Élysée 2022 (43) : le sursaut républicain !
Résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril 2022 (Ministère de l’Intérieur).
Gestion de la crise du covid : la France au tableau d’honneur !
Emmanuel Macron et son rapport à l’imprévisible.
13 raisons de voter pour Emmanuel Macron : pouvoir d’achat, santé, école, écologie…
Projet du candidat Emmanuel Macron pour 2022 (à télécharger).
Élysée 2022 (42) : Emmanuel Macron en danger !
Élysée 2022 (41) : Emmanuel Macron descend dans l’arène.
Élysée 2022 (37) : Emmanuel Macron n’est pas (encore) réélu !
Élysée 2022 (36) : pour qui votera Nicolas Sarkozy au premier tour ?
Élysée 2022 (35) : le projet présidentiel du candidat Emmanuel Macron.
Élysée 2022 (33) : Emmanuel Macron à 30% ?
Élysée 2022 (32) : Emmanuel Macron candidat !
Élysée 2022 (29) : Emmanuel Macron sera-t-il candidat un jour ?
Enfin, une vision européenne !

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