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La stratégie « zéro Covid » entame nettement la confiance des entreprises européennes en Chine



La stratégie "zéro Covid" entame nettement la confiance des entreprises européennes en Chine

Selon une enquête de la Chambre de commerce de l’UE, 6 entreprises européennes sur 10 installées en Chine prévoient une baisse de leurs revenus en raison des confinements imposés dans des dizaines de villes du pays.

Elles tirent la sonnette d’alarme. La stratégie « zéro Covid » de la Chine a fait perdre « beaucoup de son attrait » à la deuxième économie du monde pour de nombreuses entreprises européennes installées sur place, selon les résultats d’une enquête de la Chambre de commerce de l’UE en Chine réalisée auprès de 372 de ses membres.

Pour éliminer tout foyer de coronavirus, la Chine a imposé un confinement total ou partiel dans plus de 45 villes du pays. Une politique draconienne qui représente un « défi » pour les entreprises européennes, notamment en raison de « l’énorme incertitude qu’elle crée ». Ainsi, 60% d’entre elles ont réduit leurs prévisions de revenus pour 2022. Une majorité estime que les pertes seront comprises entre 6 et 15%.

75% des filiales européennes présentes en Chine déclarent par ailleurs que les mesures de confinement ont un impact négatif sur leur activité puisqu’elles peinent désormais à « accomplir les tâches les plus élémentaires, et ne savent pas d’un jour sur l’autre si elles auront assez de personnel pour maintenir les opérations ou si leurs locaux seront soudainement fermés ».

Un quart des entreprises a subi une réduction de ses effectifs

Cette situation a de surcroît provoqué des ruptures dans les chaînes d’approvisionnement, 85% des entreprises européennes indiquant avoir du mal à accéder aux matières premières ou aux composants nécessaires à leur production. Elles sont aussi 87% a rencontré des difficultés pour livrer leurs produits finis en Chine et 83% pour les livrer dans le reste du monde.

Du côté des effectifs, 27% des entreprises interrogées disent avoir constaté une diminution de leur personnel. Malgré tout, seule une sur dix dit vouloir réduire ses activités en Chine face aux mesures anti-Covid, contre 36% qui ne prévoient pas de changements et 46% qui jugent qu’il est encore trop tôt pour envisager de le faire.

« Cela démontre que, malgré les défis auxquels elles sont actuellement confrontées, les entreprises européennes restent attachées à la Chine sur le long terme et sont prêtes à affronter la tempête pour le moment. La question est: pour combien de temps? », s’interroge la Chambre de commerce de l’UE en Chine.

Miser sur la vaccination

Reste que près de 8 entreprises sur 10 (78%) assurent que la stratégie Zéro Covid ont fait de la Chine une destination moins attrayante pour les investissements. Près d’un quart ont même commencé à envisager de déplacer des investissements prévus vers d’autres marchés.

Afin de « rétablir la confiance dans le marché chinois », la Chambre de commerce de l’UE réclame « plus de prévisibilité ». « L’une des meilleures façons d’y parvenir serait d’introduire des mesures qui permettront à la Chine de s’ouvrir davantage, tout en maintenant une réponse robuste pour minimiser les risques sanitaires », indique-t-elle avant de préconiser une approche concentrée sur la vaccination, notamment des plus âgés, l’autorisation de mise sur le marché des vaccins à ARN messager et la possibilité pour les cas positifs de s’isoler à domicile.

Enfin, les entreprises disent aussi être affectées par la guerre en Ukraine, qui perturbe la logistique avec l’Europe. Le fret ferroviaire est devenu impossible et les avions européens doivent désormais éviter les espaces aériens russe et ukrainien, avec un impact sur les distances et les coûts. L’étude souligne la nécessité pour les entreprises de se préparer à la possibilité de « chocs futurs », en particulier « la perspective d’une détérioration des relations UE-Chine ».



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