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Louer une voiture vous coûtera plus cher cet été


Selon une étude du comparateur Carigami, les loueurs de voiture ont doublé leur tarif pour la période estivale par rapport à l’avant-pandémie. En cause, plus de demande et un parc de véhicules plus restreint.

+41,3% en moyenne. C’est la hausse attendue, selon la dernière étude du comparateur Carigami, pour une semaine de location de voiture entre le 1er mai et le 31 août. Un chiffre à mettre en miroir à la même période en 2019, soit avant l’épidémie de Covid. Et dans certaines villes, les prix grimpent encore plus: +96,4% à Biarritz, ville française où louer une voiture vous coûtera le plus cher cet été.

Des prix en très forte hausse

La hausse est du même ordre à Ajaccio (+92,4%), à Bastia (+99,1%) ou à Nice (+107,7%). Alors que les prix en Corse avaient déjà battu des records en 2021, ils augmentent donc encore cette année, grimpant de 25,6% à Ajaccio et de 17,9% à Bastia par rapport à l’an dernier.

Cette hausse touche tout l’Hexagone puisque même à Brest, pourtant l’une des villes les plus abordable pour louer une voiture, Carigami relève que les prix ont bondi de près de 62% par rapport à 2019… et de presque 38% par rapport à l’été 2021!

En moyenne, louer une voiture en France reviendra ainsi à 369 euros en France pour une semaine, avec des tarifs bien plus élevés dans les villes touristiques les plus prisées comme Biarritz – 505 euros – ou Nice – 496 euros.

Au-delà des destinations françaises, c’est toute l’Europe qui est concernée par cette flambée des tarifs. Selon le voyagiste belge Connections cité par Le Soir, la valeur moyenne de la location de voiture pour les vacances a augmenté de 50% par rapport à 2019 en Europe.

Cette hausse des tarifs a plusieurs causes, mais vient surtout d’un déséquilibre entre l’offre et la demande. « Nous avons retrouvé notre clientèle dès qu’ils ont pu revoyager, explique au Figaro Cédric Douls, directeur commercial d’Europcar. En France, les clients, qui sont surtout étrangers chez nous, sont donc de nouveau là, mais les véhicules ne le sont pas ».

Les Français ont aussi redécouvert pour certains les vacances en France, venant grossir le flot de clients. Face à eux, certaines enseignes peinent à aligner les véhicules.

Pénurie de véhicules neufs pour les loueurs

En effet, certains loueurs ont vendu une partie de leur flotte au début de la pandémie de Covid. Si certains ont réussi à racheter des véhicules neufs, d’autres peinent depuis à reconstituer leurs stocks de véhicules. Avec la pénurie de semi-conducteurs mais aussi celle de matériaux suite à la guerre en Ukraine et aux confinements en Chine, les constructeurs n’arrivent pas à produire tous les véhicules demandés. Les marques semblent aussi pour certains moins enclins à fournir les loueurs.

« À leur tour, les loueurs de voitures, qui renouvellement normalement une à deux fois par an leurs flottes, sont livrés en dernier par les constructeurs, car il s’agit de voitures moins équipées que celles vendues aux particuliers et aussi commandées en plus grand nombre, donc à des prix moins intéressants », souligne Pierre Feisthauer, chargé de développement de Carigami, dans Le Figaro.

Certains loueurs ont donc choisi de prolonger la carrière de leurs véhicules les plus anciens, faute de pouvoir en acquérir de nouveaux. Au-delà de la loi de l’offre et de la demande, les professionnels anticipent également une inflation générale. Ils ne voient pas les prix baisser, prévoyant déjà la hausse des prix sur les pièces détachées et les frais d’entretien de leurs véhicules.

Pauline Ducamp



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