fbpx

la consommation fond de près de 10% en avril sur un an



la consommation fond de près de 10% en avril sur un an

Les ventes de détail ont baissé de 9,7% en avril sur un an en Russie tandis que l’inflation a atteint 17,8%.

La consommation en Russie a fondu de près de 10% en avril sur un an, la population russe ayant été confrontée à une inflation record conjuguée à une pluie de sanctions laissant présager des baisses de revenus.

Les ventes de détail, mesure de la consommation, ont ainsi baissé de 9,7% en avril sur un an, et de 11,3% sur un mois. En même temps, l’inflation a atteint 17,8% annuels en avril, un record en vingt ans, minant le pouvoir d’achat des Russes, qui ont un faible taux d’épargne. Le président russe Vladimir Poutine a tenté fin mai de rassurer sur l’inflation, assurant que « selon les experts, la croissance de l’inflation a ralenti (…) d’ici la fin de 2022, elle ne dépassera pas 15% ». Il a également annoncé des augmentations de 10% des pensions et du salaire minimum à partir du 1er juin, ainsi qu’un coup de pouce aux allocations familiales.

Le chômage a légèrement baissé, atteignant 4,0% en avril contre 4,1% un mois plus tôt. La population active a baissé de 0,3% en avril par rapport à ce même mois en 2021. Pour expliquer un chômage étonnement bas, les analystes de Renaissance capital avaient pointé fin avril « un déclin continu de la population active dans un contexte de vieillissement ainsi que des implications du COVID-19 », ainsi qu’une « fuite de la main d’oeuvre ».

Retrait d’enseignes étrangères

L’agence des statistiques Rosstat a dénombré en 2020 et 2021 plus de 660.000 morts liées au nouveau coronavirus, dans un pays déjà confronté à une baisse de la population active. Par ailleurs, la pandémie puis le conflit avec l’Ukraine ont provoqué le départ d’une grande partie des travailleurs étrangers en Russie. A cela s’est ajouté le départ de dizaines de milliers de Russes depuis fin février et le début du conflit en Ukraine.

De dures sanctions occidentales visent Moscou pour cette intervention militaire dans le pays voisin. En conséquence, le paysage de consommation russe a changé, avec le retrait de nombreuses grandes enseignes étrangères (ex. McDonald’s, Starbucks, de grandes marques de vêtements) mais aussi des pénuries à domicile (boutons, médicaments).

Malgré un chômage bas, les revenus des Russes risquent de prendre un coup: pour éviter les licenciements, de nombreuses entreprises employant parfois des dizaines de milliers de personnes (ex, les constructeurs automobiles Avtovaz et Kamaz) font un recours massif au chômage partiel, qui s’accompagne d’une baisse de salaire.



Lire la suite
www.bfmtv.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.