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Joe Biden prévient que l’inflation est partie pour durer aux Etats-Unis



Joe Biden prévient que l'inflation est partie pour durer aux Etats-Unis

Les prix ne cessent de grimper aux Etats-Unis à cause de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le président américain, Joe Biden, avertit que la situation ne va pas s’améliorer tout de suite. Différentes mesures devraient cependant permettre de la freiner.

Les Etats-Unis vont devoir « vivre avec l’inflation pendant un certain temps », a reconnu Joe Biden vendredi en Californie, après une nouvelle accélération de la hausse des prix à la consommation au mois de mai.

« Nous allons vivre avec cette inflation pendant un certain temps », a déclaré le président américain lors d’une réunion de levée de fonds pour le Parti démocrate organisée par le milliardaire et magnat des médias Haim Saban à Beverly Hills, à cinq mois des élections de mi-mandat au Congrès. « Cela va baisser progressivement mais nous allons vivre avec pendant un moment », a ajouté Joe Biden.

L’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis a augmenté de 1,0% le mois dernier après une hausse de 0,3% en avril, a annoncé le département du Travail. Sur un an, il affiche un bond de 8,6%, après +8,3% le mois précédent. Le gouvernement américain et de nombreux économistes tablaient initialement sur des pressions inflationnistes transitoires avec la sortie de la crise du COVID-19. Mais la hausse des prix à la consommation continue de s’étendre à de nouveaux biens et services alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie pèse sur l’approvisionnement mondial en produits pétroliers et alimentaires.

Alors que les Américains sont très dépendants de leur voiture, et plébiscitent souvent des modèles gourmands en carburant, les prix de l’essence battent chaque jour de nouveaux records, atteignant vendredi en moyenne 4,986 dollars le gallon (soit 4,55 litres), contre 3,073 dollars il y a un an (+62%).

Mesures d’urgence

Pour tenter d’enrayer le phénomène, le président américain en appelle à la Chambre des représentants, qui doit voter la semaine prochaine un texte déjà adopté en mars par le Sénat pour empêcher les transporteurs maritimes de gonfler leurs prix, et donc que cela se répercute ensuite sur le prix final payé par le consommateur.

Ces chiffres devraient achever de convaincre la Banque centrale américaine (Fed) de donner un tour de vis supplémentaire à ses taux directeurs la semaine prochaine lors de la réunion de son comité monétaire.

L’institution est en effet à la manoeuvre, son principal levier étant de freiner la demande de la part des consommateurs et entreprises, via les hausses de taux d’intérêt. Elle les a déjà relevés à deux reprises, d’un quart de point puis d’un demi-point, jusqu’à la fourchette de 0,75 à 1,00%.



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