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A vos dclarations – AgoraVox le mdia citoyen


Mots clés : Belgiques, Bourse, Taxes, Situations

En Belgique, nous sommes en période des déclarations d’impôts. Je suppose que c’est presque partout le cas. Chez nous, pour les particuliers, c’est soit en ligne via « Tax-on-Web », à compléter pour le 17 juillet ou sur papier pour le 30 juin, pour remplir une déclaration d’impôts, il faut réunir de chiffres et de montants de l’année précédente.

Par Internet, sous Tax-On-Web, tous les montants à introduire dans les cases numérotées de la déclaration sont connus et déjà introduits. Le montant estimé à payer ou remboursé est même déjà calculé.

S’il n’y a rien à déclarer de plus, il n’y a plus rien à faire, même pas donner son accord, tout devient automatique.

Sans Tax-on-Web, une déclaration simplifiée sur papier, vierge de tous montants, est à compléter à la mains avant le 30 juin avec l’aide d’une brochure explicative et les fiches 281.10 ou similaires

Quant aux sociétés contribuables, pour le 13 octobre, une panoplie de justificatifs de dépenses déductibles, de frais professionnels sont a réunir avec la déclaration fiscale pour obtenir une réduction éventuelle d’impôts.

Soyons cash, parlons donc argent pour limiter la casse.

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L’impôt à travers les siècles

Le 7 juin, le Thema de Arte revenait à l’histoire des impôts avec ce préambule : « Après plusieurs siècles de soulèvements populaires réguliers contre les taxes royales, la Révolution française consacre le principe de l’égalité devant l’impôt et transfère le pouvoir fiscal à une chambre élue. Au XIXe siècle, les nations européennes empruntent massivement pour financer la révolution industrielle. Mais comment rembourser la dette ? À côté des taxes sur la propriété et sur la consommation qui étouffent ouvriers et paysans, le Royaume-Uni adopte l’impôt sur le revenu en 1848. L’Allemagne suit vingt ans plus tard, la France, en 1914. Ces dernières entérinent sa progressivité – que les plus fortunés s’empressent de contourner en transférant leurs capitaux en Suisse – au lendemain de la Grande Guerre, tandis que la « hache de Geddes » (du nom du ministre conservateur Eric Geddes) s’abat sur les dépenses publiques britanniques. Après l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, l’État-providence s’impose : France, Allemagne et Royaume-Uni se dotent de systèmes de protection sociale. La création du marché économique européen entraîne la généralisation progressive de la TVA, initialement française. En 1982, sous Mitterrand, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes relance l’évasion fiscale. Partout ailleurs, le tournant néolibéral se prépare… »

Pistes pour payer moins d’impôts  

Le VIF en parlait la semaine dernière par une approche chiffrée des potentiels de réductions d’imports dans la plus pure légalité. 

  1. Effectuer des dépenses déductibles
  2. Déclarer des frais professionnels réels (ou pas)
  3. Créer sa société
  4. Investir dans de jeunes entreprises
  5. Percevoir des droits d’auteurs
  6. Améliorer sa pension
  7. Faire un don à une œuvre

Expliqués dans les images suivantee

Le journal « Echo » fournit toutes les infos sur les « Avantages fiscaux« .

Certaines dépenses donnent droit à un avantage fiscal. Elles permettent concrètement de payer moins d’impôts lors de votre déclaration fiscale avec des spécificités par régions.

Les frais de garde d’enfant, l’épargne-pension ou les dons font partie des dépenses les plus populaires au niveau fédéral. 

Attention, si on ne paie pas (assez) d’impôt, la réduction de 45% sur les dons peut être réduite ou anéantie. L’avantage fiscal des titres-services peut aussi être perdu.

Les travailleurs belges n’ont jamais été autant taxés en 2021.

Vu les droits-passerelles octroyées aux travailleur pour les empêcher de travailler, pendant les deux années Covid, les « cadeaux » seront récupérés d’une manière ou d’une autre. 

Une invitation à la banque

Dernièrement j’étais invité pour assister à une présentation au sujet des assurances-vies en tant qu’outil de planification et d’investissement en répondant aux points 6 et 7 ci-dessus.

La présentation était construite en deux parties.

Tout tient dans l’art du taureau à vous écorner en projetant vos placements vers le haut ou à l’ours à vous aplatir de tout son poids.

1. Le bull market vs un bear market 

 On classe généralement les deux classes d’assurances en branches plus ou moins « smart ».

Les assurances sans risques avec rendements fixées de 1,70%.

La Branche 21, la branche dite « full-secure » avec capital garanti dont le fond atteint un capital total 67 milliards d’euros en Belgique, géré par l’assurance AG. 

Une remarque tout de même un contrat fixant un capital à un moment donné peut-être déforcé au moment de la vente par rapport au pouvoir d’achat. 

Cette Branche 21 a un but social de soutien de l’économie du pays attribué à des sociétés de biens publics. 

Une remarque importante s’impose : le capital initial est garanti, d’accord. Mais, lors de la sortie à l’échéance du placement, quelle valeur aura ce capital en comparaison au niveau de vie de l’argent à ce moment-là ?

Cette branche 21 est considérée comme le Bear Market qui peut écraser les rendements en fonction de paramètres conjoncturels inconnus au départ.

Une seconde sert à obtenir un rendement plus important, tout en acceptant un peu plus de risques. Dans les deux cas, les revenus ne sont pas taxés si l’investissement est maintenu en compte pendant huit ans.

La Branche 23, par contre, est une assurance fluctuante qui contient plus de risques et aussi peut-être plus de rendements ou de pertes potentielles gérées par plusieurs organismes privés dont les banques.

Vu la crise actuelle, l’inflation et la stagflation qui en découlent, les courbes de rendement montrent tous des résultats négatifs à de très rares exceptions près.

Mais ce n’est jamais le cas si l’on remonte dans un passé plus lointain : la tendance reste pointée vers le sommet malgré les chutes temporaires..

Le rendement est alors constitué par capitalisation sans interventions ou en distribution de rendements à échéances constantes fixées d’avance.

C’est le Bull Market qui fait exploser ou imploser les revenus mais qui peut être catégorisé en trois niveaux de risques suivant le profil d’un investisseur : défensif, balancé ou dynamique. 

Sa protection se détermine en fonction de sa tolérance vis-à-vis des risques et des bénéfices espérés. Dans une fourchette en fonction du seuil de pertes ou de gains acceptables, l’investisseur peut ainsi décider de vendre pour réaliser le bénéfice engrangé ou pour éviter de plonger encore plus dans les abîmes de l’inconscient ou de maintenir son investissement en portefeuille sans que cela ne devienne un jeu.

Le coût de ce type de placement est situé actuellement à 0,20% de la somme investie tandis qu’une taxe unique, fixée une fois pour toute à 2% pendant toute la durée d’un contrat.

Les risques de change des monnaies interviennent comme un levier supplémentaire dans un sens ou dans l’autre.

Les périodes de temps peuvent aussi être fixées dans ce qu’on appelle « Drip Feed » dont le principal avantage est de permettre d’acheter plus d’unités pour le même montant dans les fonds qui se comportent temporairement moins bien en transitant de la branche 21 à la branche 23 ou vice versa. Il est toutefois important de savoir qu’un précompte mobilier en cas de « drip » est prélevé.

Que ce soit en Branche 21 ou 23, le but est d’investir pour le futur que l’on veut meilleur ou simplement en ligne avec son présent dès qu’un individu commence à faire entrer de l’argent en caisse par son travail.

2. La planification des successions

Les taxes des successions varient en fonction du montant de celles-ci et de la région dans laquelle l’opération de succession est opérée.

De toutes manières, la succession pour un montant inférieur à 50.000 euros, la taxe s’élève à 3%.

Mais, dès que le montant de l’impôt grimpe par palier jusqu’à la somme de 500.000 euros de succession dont la taxe est évaluée à 30% sinon plus.

Alors, pour se départir quelque peu de l’emprise de cette taxe, il existe des moyens tout à fait légaux entre le donneur qui décède, celui qui constitue la réserve et le receveur de la succession.

 Les receveurs sont en général les enfants mais, peuvent être aussi les petits enfants par un saut de génération.

Le pourcentage se trouble en fonction du niveau de parentalité du donneur avec le receveur.

Dans ce cas, faire baisser le montant de la succession devient de la pure gymnastique intellectuelle que seul un gérant de fortune ou un notaire peut éclaircir.

 La donation peut s’effectuer par l’enregistrement devant un notaire ou non.

La différence est subtile mais bien réelle. 

La donation faite trois ans avant le décès du donneur est souvent citée pour faire sauter la taxe sur la succession mais demande quelques précisions auprès de l’analyse du notaire.

Plus il y a de receveurs de la donation, moins la taxe sera élevée. Il faut parfois faire intervenir dans la succession, une entité intermédiaire.

La donation en double receveur avec une Fondation permet de dégraisser la taxe.

Ainsi, si le logement vaut 120.000 euros, chacun reçoit et ne paiera les droits de donation que sur 60.000 euros. Dans le cadre du partage futur au décès des parents, il ne faudra dès lors plus tenir compte de la valeur du logement dans la succession.

Comment remplir sa déclaration, on en parlait le 9 juin à la radio avec quelques réponses aux questions (podcast)
Suite au prochain numéro, car quand la conjoncture est mauvaise pour les particuliers, elle l’est peut-être aussi pour l’Etat.

Mais à quoi sert l’impôt en Belgique ?

En Belgique, la répartition standard des impôts accompagnée par des graphiques et des pourcentages en fonction des attributions, se présente ainsi :


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Les attributions ne sont pas ajustées aux individus mais globalement. Solidarité oblige…

Réflexions du Miroir

C’est clair, la Belgique est plutôt un enfer fiscal plutôt qu’un paradis.

Nous sommes dans les tops des membres de l’OCDE les plus fiscalisée en fonction du ratio impôt/PIB.

On calcule parfois une taxe supplémentaire sur la taxe elle-même. Mais ce ne est plus appelé « taxe » mais « accises ».

La redistribution des taxes est souvent inefficace toujours limité dans le cadre institutionnel.

La Banque nationale de Belgique donne ses prévisions sur les prochains mois. Ils sont relativement positifs. Le pic de l’inflation est atteint et elle devrait bientôt ralentir rendant les prix à la consommation plus abordables. L’impact de l’indexation automatique des salaires en créant un filet de sécurité, aura en 2023 compensé la hausse des prix. Les mécontents seront les entreprises qui devront payer ces augmentations, ce qui risque de dépasser les coûts de production par rapport aux autres pays voisins. . 

Autant ne pas se voiler la face : tout le monde chez les humains a des préjugés sur cette invention diabolique qu’est l’argent. Qu’il s’agisse au moment de pourvoir un poste, d’octroyer un crédit. Comment avoir la certitude de prendre des décisions rationnelles ?

Le problème, c’est qu’une relation de cause à effet reste toujours aléatoire aussi bien dans un sens que dans l’autre. Evaluer les gains par l’analyse combinatoire analogique sont les risques encourus à la recherche de bénéfices potentiels des acteurs humains. 

En 1983, j’ai acheté mon premier PC avec écran. Accompagné par de nombreuses documentations et de livres sur la Bourse, cela m’a permis de connaitre un peu mieux toutes astuces et les artefacts de la Bourse. J’ai fait partie d’un petit club de partenaires intéressés par la Bourse. Un logiciel construit maison s’est étoffé de mon développement de la partie graphique des cours de certaines sociétés cotées. Les cours de Bourse étaient introduit à la main, captés dans les journaux spécialisés de la Bourse.

Première remarque : les écoles apprennent des métiers pour gagner sa vie par de l’argent, mais rarement la manière de l’utiliser, de le conserver, de le faire fructifier.

En établissant des tendances et en y ajoutant des PE ratios des années précédentes, il est possible d’estimer la santé d’une entreprise tout en n’étant pas exemptés de situations non prévues.

Les ordinateurs n’ont, en principes, pas de préjugés, puisqu’ils ne connaissent pas les émotions si les logiciels sont écrits sans tare.

Menés par une foule d’algorithmes, ils se chevauchent comme des poupées russes avec des liens ténus entre chacune des poupées. 

En 40 ans, je n’ai jamais reconnu une erreur dans le calcul du hardware c’est-à-dire de la quincaillerie. A chaque erreur, il s’agissait d’un bug de logiciel, du software, lié à des erreurs humaines volontaire ou non. 

Le risque provient d’une mauvaise interprétation de la réalité complète en fonction de la conjoncture sans proactivité en introduisant tous les paramètres annexes dans les calculs d’évaluation d’une situation à l’aide des données perçues avec le temps et l’expérience.

Aujourd’hui, le temps s’accélère.

En 1920, le Covid a tout mis sur pause dans des activités au ralenti. 2021, tout reprenait en Bourse qui a fait des étincelles pour rattraper le retard. La demande dépassait l’offre et les prix ont commencé à grimper. 2022 a sonné le tocsin pour les populations. Les oligarques autour de Poutine ont probablement joui du délit d’initié en attendant que la Russie attaque l’Ukraine et le pouvoir d’achat des populations a à nouveau trinqué. Tout se tient par la barbichette en Bourse. 

Calculer la subjectivité et l’éthique fera peut-être partie des futurs ordinateurs quantiques bien plus puissants en mêlant les analogies au numérique. 

Deuxième remarque : Les fraudes de capitaux dans les paradis fiscaux n’est qu’une suite logique de la compétition et de la concurrence fiscale entre les Etats eux-mêmes, qui adoptent des règles différentes l’un de l’autre par une forme de nationalisme consentie ou voulue pour s’attirer des sociétés commerciales et des personnalités performantes venus d’ailleurs.

Troisième remarque : La Bourse apprend tout aussi comment gagner que perdre. Elle n’est pas faite pour les âmes trop sensibles aux revers de fortune.

Les sociétés multinationales ont bien compris l’avantage de prendre du recul sur ces principes étatiques par une mondialisation effrénée en sautant allègrement les frontières aux règles de fiscalité parfois anachroniques en fonction des politiques et des différentes populations qui y vivent.

Les taxes locales sont nécessaires et profitables aux citoyens.

Une taxe mondiale pour tout ce qui touche tous les terriens comme l’écologie, n’est-elle pas la solution ?

Les problèmes qui auront un impact mondial comme la pandémie du Covid et les suites du réchauffement climatique ont montré l’utilité de mondialiser certains points de vie commune. 

Qu’on se le dise, aucune entreprise humaine n’est exempte de côtés positifs et négatifs.

Cela voudrait qu’il ne faut rien faire ?

Surtout pas. Etudier les solutions utilisées par les petites natures de la Grande Nature tout en sortant des préjugés humains donnent comme solution.

« L’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhomme. Une corde au dessus de l’abime » écrivait Friedrich Nietzsche.

Les experts comptables sont là pour ajuster les manquements pour leurs clients néophytes alors que les notions essentielles du système boursier et bancaire devraient faire partie des cours scolaires.

L’argent n’est pas seulement une affaire de gros sous mais, il demande aussi une compréhension des objectifs à atteindre par d’investissements entre ce qui est utile et essentiel.

Investir en l’avenir est toujours rentable à condition qu’un investissement apporte une plus-value décelée au présent pour le futur. Nul n’est prophète dans son pays.

Si il n’est pas dans les buts de s’expatrier pour faire du commerce et y investir avec les risques, il reste l’import-export. Les importateurs-exportateurs créent des ponts d’or. Ils ont compris la stratégie ancestrale de quelques animaux migrateurs en transhumance qui quittent leurs lieux de naissance, en fonction des saisons et des climats. Ils ne connaissent pas les frontières comme les hommes sédentarisés. Rien n’empêche d’y retourner, fortune faite à la retraite comme les saumons. 

La plume de Thomas Gunzig en parlait encore un mercredi (podcast).

L’œil sur la relation entre l’Europe et ses pays membres fait penser à un voyage de Gulliver (podcast)   

Soyons modernes. Parlons du cas particulier du bitcoin qui veut sortir des contrôles étatiques et bancaires.

Depuis 2019, les gains perçus sur l’achat et la vente de cryptomonnaies, comme le bitcoin, l’ether ou encore le dogecoin sont imposables. Sauf si le montant total de vos plus-values ne dépasse pas 305 euros par an, auquel cas elles sont exonérées d’impôts d’après les règles en vigueur. Au-delà de ce plafond, vos gains seront systématiquement soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30%. Soit 12,8% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux.

Comme le bitcoin fluctue en permanence et de manière accélérée, cela ne va pas être une sinécure de calculer son impôt dans la légalité.

La métaphore de l’inondation sur l’argent est intéressante. L’argent peut être une rivière dévastatrice si elle coule sans écluses sur tout son parcours avant d’être perdue en mer. Descendre une rivière est toujours plus facile que de la remonter. 

On se noie très vite sans préparation et sans comprendre le système des vases communicants…

Les Belges se trouvent partout dans le monde. Ils ont créé des réseaux reliés à la mère patrie qui, il faut bien le dire, est très étroite. . La radio et la télé ont créé les liens entre les Belges du bout du monde. 

Cela ne date pas d’aujourd’hui 

Désolé de contredire et de bousculer quelques préjugés au passage.

Mes principaux billets sur l’économie

« Spéculons en paix » 

« Le futur de capitalisme«  en deux volets. 

« De pilier en pilier« 

« L’investisseur mieux informé ? »

« Les extrasystoles de la Bourse »

« Un coup de barre ‘phygital’ et ça repart… »

« Épargnez pour la retraite et vous serez considéré »

Alors il ne reste qu’une réponse simpliste ou carrément complexifiée au sujet de l’argent à « philosopher sportivement pour contrer le système« . 

Tout en se rappelant que les conseilleurs ne sont jamais les payeurs.

 

Allusion





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