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un gouverneur de la Fed favorable à une nouvelle forte hausse des taux directeurs en juillet



un gouverneur de la Fed favorable à une nouvelle forte hausse des taux directeurs en juillet

Depuis quelques mois, la banque centrale américaine (Fed) hausse les taux directeurs pour faire face à l’inflation, tout en prenant soin de ne pas affoler les marchés financiers. Elle pourrait encore les augmenter d’ici juillet.

Un des gouverneurs de la banque centrale américaine (Fed) s’est dit samedi favorable à une nouvelle hausse des taux directeurs de trois-quarts de points de pourcentage lors de la prochaine réunion, fin juillet, si les données évoluent comme il l’anticipe. La Fed a procédé mercredi à la plus forte hausse de ses taux depuis 1994, les relevant de trois quarts de points de pourcentage face à la forte inflation.

« Si les prochaines données sont conformes à mes attentes, je soutiendrai un mouvement de taille similaire lors de notre réunion de juillet », les 26 et 27, a déclaré Christopher Waller, gouverneur de la Fed, lors d’un discours à Dallas (Texas) devant la Society for Computational Economics.

Le président de l’institution, Jerome Powell, avait averti qu’une autre hausse de cette ampleur serait à prévoir en juillet. L’institution avait brutalement abaissé ses taux en mars 2020, dans une fourchette de 0 à 0,25% pour soutenir l’économie face à la menace posée par la pandémie de Covid-19.

Faire face à l’inflation

Elle a commencé à les relever en mars 2022, d’abord d’un quart de point, puis, début mai, d’un demi-point, et enfin, mercredi, de trois quarts de points supplémentaires. Mais elle voulait, avant d’entamer ce mouvement, cesser ses achats d’actifs – bon du Trésor et obligations garanties par des crédits immobiliers – qui avaient permis d’inonder le marché de liquidités pendant la crise. Car l’institution s’efforce de largement communiquer ses intentions en amont, afin d’éviter tout affolement des marchés.

« Les inquiétudes concernant le fonctionnement des marchés financiers (…) limitent généralement la rapidité de la réduction » des achats, a reconnu M. Waller, ce qui a empêché la Fed de commencer plus tôt à relever ses taux directeurs pour maîtriser la flambée inflationniste.

Il a également regretté que les critères fixés par la Fed pour commencer à resserrer sa politique monétaire, à savoir le plein emploi et l’inflation en passe de dépasser modérément et durablement 2%, n’aient pas non plus permis cette souplesse.

« Un critère de réduction moins restrictif aurait permis une plus grande flexibilité pour réduire ‘plus tôt et progressivement’, par opposition à l’approche relativement ‘plus tardive et plus rapide’ qui s’est (finalement) produite », a-t-il détaillé.



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