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Un navire de croisière flambant neuf de 9000 places va filer directement à la casse



Un navire de croisière flambant neuf de 9000 places va filer directement à la casse

Le constructeur naval du Global Dream II a fait faillite sans trouver de repreneur pour son navire de croisière. Pratiquement terminé, ce dernier va donc être démoli.

C’est un des plus grands navires de croisière du monde: 340 mètres de long pour 9000 places. Mais le Global Dream II, dont le chantier est pratiquement terminé, n’aura pas le loisir de voguer. Faute de trouver un nouvel acquéreur, ce mastodonte sera démantelé et vendu principalement pour son métal. L’épilogue d’un naufrage industriel enclenché par la crise du Covid-19.

Boulet trop lourd

Le Global Dream II est le joyau du constructeur naval allemand MV Werften, filiale de Genting Hong Kong, un géant du tourisme chinois. Ce qui devait être le futur navire du groupe pour ses clients friands de croisière est finalement devenu un boulet trop lourd à porter.

La pandémie et la fin des croisières finiront par faire couler Genting Hong Kong qui dépose le bilan en janvier dernier. Ses trois navires opérationnels sont vendus à des concurrents mais deux nouveaux navires, tout neufs, peinent à trouver des acquéreurs.

MV Werften sera finalement racheté par ThyssenKrupp, qui entend transformer les chantiers pour construire des navires de guerre. Reste donc le Global Dream II dont le chantier est pratiquement terminé mais dont personne ne veut. Il sera donc démantelé et vendu pour ses pièces puis son métal.

Quid de son jumeau?

Le navire a aussi un grand frère en suspens, le Gobal Dream (premier du nom), pleinement opérationnel. Son avenir est encore incertain mais, là encore, il pourrait être désossé s’il ne trouve pas un repreneur.

Le marché des croisières s’est effondré lors de la crise du Covid-19, plusieurs navires étant devenus de véritables clusters sur l’eau. A cela s’ajoutent les critiques, toujours plus nombreuses, contre ces paquebots polluants. Mais les réservations sont néanmoins reparties à la hausse ces dernières semaines.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business



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