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« En Amérique latine, la vague rose ne reflète pas forcément les valeurs des électeurs »



« En Amérique latine, la vague rose ne reflète pas forcément les valeurs des électeurs »

Dimanche 19 juin, la Colombie a élu un président de gauche pour la première fois de son histoire. Gustavo Petro succédera officiellement le 7 août à Ivan Duque. Après la victoire d’Alberto Fernández en 2019 en Argentine, de Pedro Castillo au Pérou et de Gabriel Boric au Chili l’année dernière, peut-on parler sur le continent sud-américain de « nouvelle vague rose », qui succéderait à celle du début des années 2000 ?

Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l’Observatoire de l’Amérique latine de la Fondation Jean-Jaurès, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et auteur de Progressisme et démocratie en Amérique latine, 2000-2021 (éd. L’aube, 2022), analyse la situation politique dans ces pays, au regard notamment des manifestations de grande ampleur qui se sont multipliées ces dernières années pour exiger plus de justice sociale. Il relativise la notion de cycles électoraux fondés sur des alternances systématiques qui ne permet pas, selon lui, de saisir toute la complexité des aspirations populaires.

La Colombie a élu dimanche dernier un président de gauche, Gustavo Petro, pour la première fois de son histoire. Il succédera au président de droite Ivan Duque, resté au pouvoir quatre ans. Comment a-t-il réussi à convaincre ?

Jean-Jacques Kourliandsky : Gustavo Petro avait obtenu 40 % des suffrages au premier tour, contre 28 % pour l’outsider Rodolfo Hernández qui avait immédiatement obtenu le soutien de la droite traditionnelle emmenée par Federico Gutiérrez (24 %). Entre les deux tours, les sondages n’ont pas osé s’avancer sur le nom du gagnant, tant l’écart était faible entre les deux candidats. Finalement, Petro l’emporte avec seulement 50,4 % des voix.

Guérillero jusqu’en 1990, date à laquelle le mouvement de guérilla M-19 signe un accord de paix, Gustavo Petro est ensuite devenu sénateur, puis maire de Bogota en 2014.

La Colombie est minée par les inégalités, qui ont été aggravées par le Covid. En deux ans, le taux de pauvreté a augmenté de 10 points. En 2021, des manifestations de grande ampleur ont eu lieu pour réclamer davantage de justice sociale et ont été durement réprimées. Pour la population, cette élection était l’occasion de renverser la table, d’exprimer un ras-le-bol face à un gouvernement impuissant et une progression de la violence.

Gustavo Petro a réussi, dans la dernière ligne droite, à incarner ce changement. Face à lui, Rodolfo Hernández a montré qu’il n’avait pas le profil d’un homme d’Etat en refusant de débattre entre les deux tours, malgré le rappel par un tribunal de l’obligation de se soumettre à cet exercice. Gustavo Petro a également communiqué sur la mise en examen pour corruption de son opposant, qui avait pourtant fait de cette thématique son seul axe de campagne.

Alors que Gustavo Petro séduit plutôt un électorat urbain, de classe moyenne, sa vice-présidente Francia Marquez représente les classes populaires et les populations afro-descendantes. Militante féministe et écologiste, elle a ramené aux urnes des personnes qui d’ordinaire ne votent pas. Le taux de participation à l’élection présidentielle n’avait pas été aussi haut depuis 1997 (58 %).

Quel est le programme de Gustavo Petro ?

J. -J. K. : Pour l’instant, Gustavo Petro est resté dans les généralités. Il veut répondre aux attentes sociales et aller vers un mode de développement plus respectueux de l’environnement, donc moins extractiviste.

La manière d’y arriver suscite toutefois des interrogations, car les revenus de la Colombie, comme d’ailleurs ceux d’une grande partie de l’Amérique latine, dépendent de l’exportation de produits primaires, en particulier en Colombie de charbon et de pétrole.

La seule mesure concrète annoncée pour l’instant est la libération des étudiants emprisonnés suite aux manifestations de 2021. Dans son discours de victoire, le nouveau Président a parlé de paix et d’amour pendant une dizaine de minutes. Cela peut paraître étonnant vu d’Europe, mais en Colombie qui est un pays de violence, la symbolique est forte.

Des élections législatives ont eu lieu en Colombie au mois de mars pour élire les deux chambres du Congrès que sont le Sénat et la chambre des représentants. Le gouvernement y dispose-t-il d’une majorité ?

J. -J. K. : Le Président n’a de majorité ni au Sénat ni à la chambre des représentants, ce qui explique qu’il n’ait pas encore donné de stratégie claire pour les prochaines semaines. Il sait qu’il devra négocier en permanence. Ces références à la paix et à l’amour renvoient aussi à la nécessité, pour Gustavo Petro, d’ouvrir un dialogue avec les oppositions.

En Colombie, les représentants de la chambre basse et les sénateurs doivent se répartir dans trois groupes : le groupe du gouvernement, celui d’opposition et celui des indépendants. Les nouveaux élus du mois de mars prennent leurs fonctions le 20 juillet, mais ont jusqu’au 7 septembre pour choisir leur groupe de rattachement. Gustavo Petro entre en fonction début août, mais il va donc jusqu’en septembre se concentrer sur la recherche d’alliés, plus que sur l’application de son programme.

Son intérêt est qu’il y ait le plus d’indépendants possibles car, même s’ils ne le soutiennent pas pleinement, il leur sera plus facile de voter dans un sens puis dans l’autre au fil des projets s’ils sont rattachés à ce groupe plutôt que s’ils sont dans l’opposition.

Il faut donc attendre début septembre pour y voir plus clair et pour savoir si le nouveau chef de l’Etat arrivera à éviter la catastrophe péruvienne – le président élu l’année dernière ayant passé son temps à déjouer les tentatives de destitution.

Vu d’Europe, on a souvent tendance à regarder simplement la coloration du Président pour se faire un avis sur la situation politique d’un pays en Amérique latine, mais il ne faut pas oublier de regarder ce qu’il se passe au Parlement.

Après la victoire d’Alberto Fernández en 2019 en Argentine, de Pedro Castillo au Pérou et de Gabriel Boric au Chili l’année dernière, assiste-t-on à un retour de la gauche sur le continent latino-américain ? Ces alternances, auxquelles vient de s’ajouter l’exemple colombien, marquent-elles le début d’un nouveau cycle politique ?

J. -J. K. : Au premier regard, on voit en effet se dessiner un cycle de gauche après un cycle de droite, qui lui-même avait succédé à un cycle de gauche au début des années 2000. Mais, il n’est pas le reflet des visions idéologiques ou partisanes des électeurs.

« L’électorat est changeant en Amérique latine et les alternances sont nombreuses, car il y a un mécontentement latent lié aux inégalités et dont les gouvernements sont tenus pour responsables »

On le voit d’ailleurs très concrètement au Pérou. Le président Castillo est élu depuis dix mois mais n’a pas de majorité au Parlement, pourtant sorti des urnes en même temps que lui, et il se bat depuis le début de son mandat contre des procédures de destitution. Il a déjà dû accepter la démission de plusieurs ministres. Peut-on, dans ces conditions, considérer le Pérou comme un pays de gauche ?

L’électorat est changeant en Amérique latine et les alternances sont nombreuses, car il y a un mécontentement latent lié aux inégalités qui sont parmi les plus élevées au monde, et dont les gouvernements sont tenus pour responsables. C’est la recherche d’améliorations concrètes sur ce plan qui guide le vote des électeurs. Résultat, quand le gouvernement en place ne semble plus pouvoir répondre aux aspirations, on vote contre.

C’est de cette manière qu’on peut expliquer les alternances successives en Argentine, par exemple ?

J. -J. K. : Dans le cas de l’Argentine en effet, des gouvernements justicialistesde gauche ont été conduits par Nestor Kirchner (2003-2007) puis son épouse Cristin Fernández de Kirchner (2007-2015), dans une période de dynamisme économique sur le continent et dans le monde. La Chine commençait alors à acheter massivement les minerais et les matières premières agricoles en provenance d’Afrique et d’Amérique latine, ce qui permettait de financer des politiques sociales ambitieuses.

Lorsque le prix de ces matières premières a chuté en 2014-2015, l’homme d’affaires libéral Mauricio Macri a été élu haut la main et a fait le pari d’un emprunt colossal auprès du Fonds monétaire international (FMI). Nul ne sait à quoi a servi cet argent, le taux de pauvreté a continué à augmenter et la croissance n’est pas revenue dans le pays.

En 2019, on a donc assisté au retour du péronisme de gauche au pouvoir. Alberto Fernández a été élu avec Cristina Fernández de Kirchner à ses côtés comme vice-présidente, mais il a du mal à gouverner après avoir perdu la majorité aux élections de mi-mandat. Pour l’instant, tous les sondages donnent Mauricio Macri gagnant face à Alberto Fernández lors de l’élection présidentielle de 2023.

A partir de 2019, en Equateur, Colombie, au Chili et au Pérou, des manifestations massives ont eu lieu, portant principalement des revendications sociales. Elles se sont heurtées à une répression parfois très violente. Vous parlez dans votre livre d’une « ceinture de feu ». Est-elle le signe que les aspirations des citoyens ne trouvent plus de débouchés dans les urnes ?

J. -J. K. : Sur le continent, le souvenir tragique des régimes militaires et dictatoriaux des années 1970 ou 1980 est encore trop proche, trop ancré dans les mémoires, pour que les revendications sociales soient éteintes par la prise de pouvoir directe des autorités militaires. Pour l’instant donc, le mécontentement social s’oriente vers des sortes de troisièmes voies, qu’incarnait par exemple l’un des deux candidats à l’élection présidentielle colombienne.

Rodolfo Hernández s’est présenté sans programme, a fait campagne sur les réseaux sociaux (TikTok, Instagram) et s’est limité à communiquer sur sa volonté de lutter contre la corruption. Une solution permettant, selon lui, de baisser les impôts et de réduire le budget de l’Etat.

Au Mexique avant lui, Andrés Manuel López Obrador, arrivé au pouvoir en 2018, a également promis de mener une politique sociale forte grâce à l’argent récupéré de la lutte contre la corruption. De plus en plus, la lutte contre les vices individuels, autrement dit la récupération du produit du vol de certains, est présentée comme un moyen de financer des programmes sociaux collectifs.

La montée des mécontentements trouve également des échappatoires dans la délinquance. Qu’il s’agisse de petite délinquance, ou de réseaux plus organisés, elle atteint des niveaux élevés au Brésil, au Mexique ou en Colombie. Et la police y répond de manière très violente. Nous sommes focalisés sur les violences policières et les crimes commis par la police aux Etats-Unis, mais la police brésilienne tue 5 000 Afro-Brésiliens par an dans un silence médiatique quasi total.

La démocratie est-elle menacée sur le continent ?

J. -J. K. : Dans certains pays, il ne reste que l’apparence d’une vie démocratique. Au Brésil, en 2016, Dilma Rousseff a été obligée de quitter le pouvoir après un coup d’Etat parlementaire, destiné à l’empêcher de perpétuer des programmes sociaux et surtout de les financer par des impôts nouveaux sur les entreprises.

Les manipulations d’opinion dans le pays sont de plus en plus nombreuses. Jair Bolsonaro a été élu sans débattre avec ses adversaires et en usant de fake news. Au Venezuela, toutes les élections sont gagnées par le gouvernement en place qui monopolise l’expression publique dans les médias.

De plus en plus, surgissent sur le continent des candidats éloignés de ce qu’on pourrait être en droit d’attendre dans un système démocratique qui fonctionne, incapables de présenter de véritables programmes aux électeurs avec des garanties de financement. Et donc, d’alimenter un débat démocratique.

Encore une fois, le souvenir des dictatures est encore trop fort pour permettre une répétition de l’histoire. Malgré tout, dans certains pays, la présence militaire est forte au sein des gouvernements et de pans entiers de l’économie.

Au Brésil, Jair Bolsonaro est capitaine, son vice-président est un général de l’armée, et nombre de ses ministres ou directeurs d’agences gouvernementales appartiennent également aux forces armées. Cette influence n’est pas secrète, et les militaires appuient d’ailleurs régulièrement les tentatives de Jair Bolsonaro pour repousser la date de la prochaine élection présidentielle, prévue en octobre.

Au Mexique, le président Andrés Manuel López Obrador (dit « Amlo ») a fait campagne sur une promesse de démilitarisation du pays, mais il s’est entouré de militaires.

La gauche européenne a tendance à gommer ces zones d’ombre des gauches latino-américaines. Porter un regard militant sur l’Amérique latine, et chercher à la voir comme nous voudrions qu’elle soit, empêche de saisir les réalités politiques du terrain.

Revenons un peu en arrière. La première « vague rose » en Amérique du Sud date du début des années 2000 et a porté notamment Luiz Inácio Lula da Silva (« Lula »), Hugo Chavez, Michelle Bachelet ou Rafael Correa au pouvoir, respectivement au Brésil, au Venezuela, au Chili et en Equateur. Est-ce la même gauche qui revient au pouvoir aujourd’hui ?

J. -J. K. : Des nuances existent. En Argentine, l’actuel président Fernández représente un courant plus centriste que celui incarné par les Kirchner à leur époque. Cela pose d’ailleurs des problèmes de cohérence et des contradictions au sein du tandem de l’exécutif actuel.

Signe d’une méfiance croissante envers les partis, la nouvelle gauche au pouvoir depuis l’élection de Gabriel Boric au Chili est issue de la société civile, des ONG, associations féministes, écologistes, ou de quartier. Cette nouvelle gauche refuse, à l’inverse de celle du début des années 2000 incarnée par Ricardo Lagos (président de 2000 à 2006) et Michelle Bachelet (présidente de 2006 à 2010 puis de 2014 à 2018) de se sentir solidaire du Venezuela, du Nicaragua ou encore de Cuba. Gabriel Boric a par exemple condamné l’absence de respect des règles électorales et de la démocratie dans les deux premiers pays, et a admis avoir peu de choses en partage avec La Havane.

En Bolivie au contraire, il y a une forme de continuité puisque Luis Arce, le président actuel, appartient au mouvement indigéniste socialiste (le Mas) présidé par Evo Morales. Ce dernier avait gouverné entre 2006 et 2013 avant que la droite ne s’empare brièvement du pouvoir par un coup d’Etat.

Enfin, au Mexique, « Amlo » ne se considère pas comme étant de gauche. Se revendiquant progressiste et nationaliste, il défend toutefois la position charnière de son pays entre les Etats-Unis, auxquels il est associé dans un espace économique commun, et l’Amérique latine. Ce n’est pas la position de la gauche brésilienne qui veut plutôt renforcer la communauté d’Etats latino-américains et caraïbéens (la « Celac »).

Quel bilan peut-on tirer de la vague rose du début des années 2000, qui a pris fin en 2014, avec l’élection de plusieurs gouvernements libéraux, et autoritaires dans quelques pays ?

J. -J. K. : Les gouvernements d’alors ont manqué de vision à long terme. Ils étaient principalement de gauche, mais certains de droite ont fait la même erreur, en Colombie ou au Mexique par exemple. Leur stratégie a consisté à engranger des retombées liées à la vente de matières premières énergétiques, minérales et de produits agricoles, à la Chine en grande partie, pour financer des programmes sociaux. Mais lorsque les cours ont chuté, ils se sont retrouvés démunis, dans l’incapacité de financer les programmes promis.

« La stratégie des gouvernements du début des années 2000 a consisté à engranger des retombées liées à la vente de matières premières pour financer des programmes sociaux. Mais lorsque les cours ont chuté, ils se sont retrouvés démunis »

Bien que présenté comme un révolutionnaire, Hugo Chavez au Venezuela a utilisé l’argent de la rente pétrolière pour financer des programmes sociaux, mais n’a pas lancé de réforme fiscale pour faire contribuer davantage les riches, pas plus qu’il n’a conduit de programme de nationalisation cohérent.

Aucun pays n’a organisé la diversification de sa production ni cherché à exporter des produits à plus forte valeur ajoutée que ses richesses brutes. Or, une politique sociale ne peut pas reposer uniquement sur la bonne conjoncture mondiale et le niveau de demande chinoise, par nature fluctuant.

Depuis le début des années 2000, est-ce que des préoccupations écologiques se sont ajoutées au programme des gauches latino-américaines ?

J. -J. K. : L’une des premières décisions prises par le président du Chili illustre bien l’état du débat écologique en Amérique latine : Boric a lancé l’adhésion de son pays à l’accord Escazu, qui a pour objectif d’assurer la protection des défenseurs de l’environnement. Ils sont aujourd’hui encore nombreux à être victimes d’attentats, voire assassinés.

Disparus au début du mois de juin, le journaliste Dom Phillips et l’anthropologue spécialiste des peuples indigènes ont été retrouvés morts dans la forêt amazonienne brésilienne à la frontière du Pérou, où ils enquêtaient sur des activités illégales d’extraction.

Dans la Caraïbe, le ministre de l’Environnement de la République dominicaine a été assassiné dans son bureau début juin. La candidate à la vice-présidence colombienne associée à Gustavo Petro a, quant à elle, été victime de plusieurs tentatives d’assassinat dans sa région d’origine sur la côte pacifique, où sont installées de nombreuses entreprises minières.

La guerre en Ukraine a été révélatrice également sur les questions environnementales. Jair Bolsonaro et « Amlo » ont eu le même réflexe de s’opposer aux sanctions sur les engrais russes pour protéger leur modèle agricole intensif. Le Mexique a besoin de rendements pour nourrir sa population, et le Brésil pour maintenir ses recettes d’exportation.

Le président mexicain, qui a fait du social sa priorité, considère que le pétrole et les ressources fossiles sont un instrument majeur de lutte contre les inégalités. Dans ses grands programmes de développement figure ainsi une raffinerie. Pour dynamiser le secteur du tourisme avec, espère-t-il, des retombées sociales pour la population, il n’a pas non plus hésité à lancer la construction d’un train à travers la forêt tropicale au sud du Mexique.

En Argentine, le président Fernández a effectué il y a quelques mois une tournée de visites dans plusieurs capitales occidentales, ainsi qu’à Moscou et Pékin pour vendre son lithium et son pétrole, et demander à des entreprises étrangères d’investir dans ce secteur contre des facilités d’installation. Le modèle extractif n’est donc pas remis en cause, surtout quand il y a une dette colossale à rembourser.

Sur le plan économique, quelles conséquences la guerre en Ukraine peut-elle avoir sur l’Amérique latine ?

J. -J. K. : Certains pays pourraient bénéficier de la situation en servant de substituts à la Russie et à l’Ukraine sur le marché des céréales. En exportant plus de produits alimentaires, de cuivre, de fer, de gaz ou même de pétrole, l’Amérique latine peut espérer des rentrées financières supplémentaires.

Mais le jeu risque d’être à somme nulle, car le continent importe l’essentiel des produits à plus haute valeur ajoutée dont il a besoin. Or, le prix de ces derniers augmente fortement avec l’inflation. Ce qui est gagné d’un côté risque donc d’être perdu de l’autre.





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